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Lotfi Laâroussi : «L'année 1976 était l'époque du spectacle»
SOUVENIRS, SOUVENIRS...
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 10 - 2016

«Les relations et les liens séculaires qui se tissent grâce au football sont inaltérables».
Pièce maîtresse de l'Espérance des années 70 et 80, Lotfi Laâroussi, milieu défensif de son état, était considéré comme un vaillant mousquetaire, et ce, en raison de sa générosité dans l'effort, son implication dans le jeu et son endurance à toute épreuve. Il a évolué chez les «Sang et Or» durant plus de 14 ans (un record du genre), ne rechignant jamais à la tâche, toujours disponible et volontaire à souhait. Champion de Tunisie, particulièrement en 1976 où son concours a été payant, vainqueur de la Coupe de Tunisie en 1980, il revient sur les péripéties de son club de cœur, le club de Bab Souika, cette institution qu'il n'a jamais quittée : «L'un des moments mémorables de ma carrière aura été cette cinquième Coupe de Tunisie de l'EST gagnée en début de printemps de l'année 1980. Un temps fort où nous avions battu le Club Africain sur le score de deux buts à zéro. Abdelmajid Goubantini et Hassan Feddou nous ont libérés. Notre coach Mokhtar Tlili était aux anges. Notre groupe était de qualité avec les Kamel Karia, Abdelhamid Kanzari, Khaled Ben Yahia, Mohamed Ben Mahmoud, Temime, Lotfi Laâroussi, Abdelmajid Goubantini, Adel Latrach et j'en passe. Vous savez, un derby est ce qu'il y a de plus magique pour un joueur. C'est le match de l'année, l'opposition qu'il ne faut pas manquer. J'en garde de bons souvenirs. Mais il y a eu aussi des moments moins joyeux que ce soit lors des derbys ou lors des Classicos. L'année 1976 était la belle époque du football, le vrai. Technique raffinée, spectacle, joueurs doués et beau jeu, il y en avait sous toutes les coutures. C'est gravé à jamais dans ma mémoire. Cette année-là, nous avions été sacrés champions de Tunisie. Je me rappelle que nous avions disputé un barrage contre l'Etoile du Sahel. Nous avions pris l'avantage au score, puis, j'ai commis une faute fatale. Le penalty décrété a été marqué et l'adversaire a remis les pendules à l'heure. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, j'ai écopé d'un avertissement suspensif qui m'a privé de jouer le derby dans le cadre de la Coupe de Tunisie. J'étais inconsolable surtout que nous avons perdu le match par la suite. Je m'en souviens amèrement. D'autres souvenirs ont jalonné ma carrière, comme en 1980. De mémoire, je crois que ce fut le meilleur match que j'ai disputé. Le Club Africain était sacré champion. Mais le derby a été abordé avec excès de confiance de la part de l'adversaire et ils ont perdu. Bref, le derby ne répond à aucune logique. Le favori mord souvent la poussière face à l'outsider. Certes, récemment, de 1998 à 2006, il y a eu une certaine hégémonie des «Sang et Or». Mais, abstraction faite de cette période, c'est toujours indécis et tout pronostic est interdit. Ce match où il faut en découdre pour la suprématie reflète l'image de notre sport-roi. Nous devons être irréprochables sur tous les plans et surtout volet esprit sportif».
Au nom du père et du fils
«Lors de la saison 1975-1976, le derby face au Stade Tunisien a, là aussi, été un moment fort et une date gravée dans ma mémoire. Mon but victorieux en Coupe de Tunisie face aux Bardolais fut comme le couronnement avant l'heure de ma carrière. On a gagné 1-0. J'ai marqué ce but suite à un corner de Temime et une remise de Jelassi. J'ai repris le cuir à ras de terre. L'immense Abdallah était battu. J'ai été affublé d'une étiquette à partir de là, un sobriquet que fredonnaient désormais les supporters («Laâroussi hrak» (a brûlé) El Baklawa). Au final, je voudrais rappeler que ce qu'oublient tantôt les supporters et les observateurs est en rapport avec les relations séculaires entre les joueurs des différentes équipes. Nous nous soutenons et nous nous aidons mutuellement. Ils sont nombreux, à l'instar de Ridha Boushih, Moncef Chargui et j'en passe. Des amis de longue date et des frères. Les relations et les liens qui se tissent grâce au football sont précieux. Ils jalonnent votre vie et votre existence. Puis, un beau jour tout s'arrête. Mais le football vous guette, vous suit et vous interpelle. Je me rappelle quand j'ai été intronisé accompagnateur de l'équipe Seniors de football de l'EST par Hamdi Meddeb en 2009. C'est pittoresque, mais je me rappelle que j'ai joué avec Abdesslam Chammam et j'ai par la suite encadré son fils Khelil. J'ai croisé le fer avec Mondher Msakni et j'ai veillé aussi sur les destinées de son rejeton Youssef dans le cadre de mes fonctions».


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