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Hand-mondiaL – L'équipe de Tunisie termine sur une défaite : Le bilan, s'il sert à quelque chose...
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 01 - 2025

Une seule victoire in extremis devant l'Algérie et rien que des défaites pour un Sept tunisien décevant.
La Presse — En fait, il ne s'agit pas exactement d'un bilan mais d'un constat. Et il y en aura deux. Le premier, et celui que nous considérons le plus important, est relatif aux réactions que cette piètre prestation de l'équipe de Tunisie a livrée à l'occasion de ce Mondial 2025.
Ce fut un véritable raz-de marée qui a donné une idée de ce que représente ce sport dans le pays. Et ce n'est pas du tout surprenant. On peut toujours être un fan du foot, mais le handball, il n'y a pas un seul Tunisien qui soit allé l'école et qui ne l'ait pas pratiqué lors des séances d'éducation physique et sportive. C'est donc une activité qui s'est rivée à jamais en nous et indépendamment de tout, ce sport est à part. Cette levée de boucliers, face à ceux qui ont été incapables de porter haut l'étendard tunisien, est un garant pour une renaissance qu'il nous appartient de favoriser et d'accélérer pour essayer de reprendre la place qui était la nôtre. Revenons à l'équipe de Tunisie et relevons une première constatation: il est vraiment curieux que certains joueurs trouvent le moyen d'être blessés à la veille de ces grands rendez-vous. Suivez le regard et collez les noms de ces «malchanceux». A ce propos, et avant de passer à l'aspect prestation, il faudrait faire la part des choses. Ceux qui ont choisi de porter d'autres couleurs que ceux de leur pays d'origine ne représentent rien en comparaison des savants, des chercheurs et autres sommités que ce pays a donnés à ceux qui les ont sollicités. Cela peut être les conséquences d'un trop-plein de bons joueurs et c'est le cas du Qatar qui avait dans ses rangs cinq des nôtres. On ne les a pas retenus pour des raisons que seuls le
DTN (?!) et le sélectionneur connaissaient. Comme quoi, lorsque la faillite pédagogique et la pression des clubs s'en mêlent, il y a toujours des conséquences auxquelles il faudrait s'attendre.
Prestation nulle
Revenons à cette ….prestation. Comment pourrait-on la résumer pour ne pas être trop long ? Elle pourrait être qualifiée, pour éviter des longueurs inutiles, par un seul mot: nulle. Nous avions titré dans ces mêmes colonnes: que faisons nous dans ce Mondial?
A juste titre. Ceux qui représentaient ce handball tunisien, reconnu par sa valeur et son rôle pionnier dans ce continent et au niveau du bassin méditerranéen, ne se reconnaissent pas du tout dans cette formation qui a assurément laissé son handball à l'aéroport de départ. Des joueurs en mauvaise condition physique, sans inspiration, à court de compétition, dotés d'une technique approximative, ne méritaient pas de jouer dans cette phase finale.
Tout au long de ce Mondial, nous avons relevé l'absence de ligne directrice. Il n'est pas question d'adresser des reproches au sélectionneur. Les joueurs qu'on lui a confiés ou qu'il a choisis étaient limités sur le plan compétitif. A part deux ou trois éléments, ils donnaient l'impression d'avoir chaussé des chaussures de plomb. L'arme principale du handball moderne était absente de leur registre. Les positionnements en défense, qui devraient évoluer en fonction du porteur de la balle et des mouvements des joueurs sur la zone, étaient complètement ignorés. Les attaquants adverses se promenaient dans notre zone à leur guise. Nos ailiers étaient aux abonnés absents. Comment, dans ce cas, prétendre que l'on joue au handball, un sport qui évolue à une vitesse de plus en plus accélérée et qui est pratiqué par des mastodontes de plus de un mètre quatre-vingt-dix ? Comment aider un gardien, Belgaied, qui se débattait seul dans sa zone et qui se retrouvait souvent seul face à deux ou trois joueurs adverses, partis en contre-attaque avec la bénédiction de ses camarades englués dans leurs rêveries ou qui leur ont offert la balle ?
Il n'y avait pas photo. Notre équipe était loin du compte. Les raisons ? Elles sont multiples. Tout d'abord, lorsqu'une équipe n'a pas les moyens de se préparer sérieusement, il fallait trouver des solutions et non pas se contenter de suivre le mouvement en se résignant face à l'adversité que traversent tous les sports.
En endossant la responsabilité, il fallait penser que le ministère du Sport, en cette période difficile, était incapable de subvenir à tous les besoins. Il fallait trouver des sponsors et assurer une préparation de qualité avec assez de rencontres et de tournois de bon niveau. Cela n'a pas été le cas, tout en reconnaissant que la qualité des joueurs laissait à désirer. Sans oublier que quelques bons joueurs ont été écartés. Leurs cas relèvent-ils d'un choix délibéré, d'une faillite pédagogique ou étaient-ils vraiment irrécupérables ?
Les Egyptiens, par exemple, ne recrutent que des éléments qui disposent d'une morphologie bien arrêtée. Ceux qui ont eu l'occasion de suivre ce Mondial ont bien vu que les choses vont vite et que le rythme endiablé est devenu une seconde nature au service d'une force physique incroyable. Les joueurs ont gagné en dextérité et la réussite devant les buts est quasi certaine. On ne rate presque plus de balles et on n'en offre plus par mauvaise passe. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, les scores évoluent très vite.
Un handball à protéger
En regardant évoluer cette équipe de Tunisie dans ce Mondial, nous avons mal de la voir souffrir de son impuissance et des choix limités dont elle dispose alors qu'elle avait mis la barre bien haut », comme avaient dit d'elle ses adversaires à une certaine époque. Nous avons dominé bien de nations, qui, aujourd'hui, ont obtenu leur revanche, en réunissant des joueurs qui se faisaient respecter sur le terrain, tout en disposant de moyens techniques bien au dessus de la moyenne. Bien entendu, on ne peut réussir la relance que l'on pourrait envisager qu'en mettant en place un plan d'action conçu par des techniciens stratèges qui savent ce dont nous avons besoin pour assurer ce redressement. Les objectifs sont clairs, mais il faudrait qu'il y ait une volonté d'imposer une discipline de travail, tout en disposant de moyens financiers conséquents. La protection de notre handball, de ce fait, commence par sa prise en main au niveau national. Le handball tunisien a perdu ses places fortes. Ses bastions, qui sortaient des joueurs « prêts à l'emploi » dans toutes les catégories, se débattent depuis des années dans un marasme innommable. Ils sont victimes de leur mauvaise gouvernance et de ce professionnalisme de façade qui a tout bouleversé, presque tout détruit. Sous l'œil impassible de ceux qui auraient dû montrer la voie et défendre les fondamentaux d'un sport porteur qui a donné ses preuves. Tant qu'une ou deux ou même trois équipes dominent, se partagent les meilleurs joueurs de la place, nous ne risquons pas de redécoller. Ce sont des choix à faire. Il faut des hommes prêts à tout pour recadrer notre handball sur le plan de la gestion technique et administrative, ainsi qu'au niveau de la
conception des étapes à franchir dans le cadre d'un programme au terme duquel on se doit de rendre des comptes.
Dans l'état actuel des choses, qui doit rendre des comptes ?
A qui et en fonction de quoi ?


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