Pour le premier responsable de la FTF, ces mesures devraient lutter contre l'inflation des salaires et protéger les clubs en difficulté financière Le président de la FTF défend bec et ongles le projet de ces amendements concernant les salaires et la circulation des joueurs sur le marché de transferts. Pour lui, «la FTF a fait un pas vers l'avant en ce qui concerne l'assainissement du championnat et l'élaboration de règles efficaces de professionnalisme. Nous nous sommes alignés sur les règles de la Fifa, en essayant d'apporter notre touche. Par exemple, la règle de la prime de formation pour les joueurs ayant moins de 22 ans respecte fortement ce que demande la Fifa. Pour les deux mesures les plus importantes, soit la limitation de la masse salariale et du nombre de recrutements par saison, je crois que l'approbation des clubs est un indicateur clair et net sur le consensus dont a bénéficié ce projet. Les clubs ont été impliqués et consultés avant la proposition de ces amendements». Interrogé sur les motifs et les attentes attendus de ces deux mesures, Wadii El Jari précise : «Pour la règle des 8 recrutements par saison, elle vise à stabiliser l'effectif d'une équipe et d'éviter les changements radicaux et en catastrophe qui coûtent cher et qui engagent les clubs dans des charges énormes. Au lieu de passer par le marché et d'acquérir à tort et à travers, avec des frais élevés, des joueurs qui ne sont pas forcément valables, avec aussi la pression de quelques agents qui décident à la place des dirigeants, le club sera contraint d'améliorer la formation et de donner leur chance à ses jeunes. On aura au maximum 75% de l'effectif qui restera par la force des choses. Pour les joueurs étrangers, la règle va être appliquée immédiatement. Et cela va aussi aider à améliorer la qualité du championnat. Je parlerai de la règle du plafonnement de la masse salariale des joueurs à 40% des revenus, pour dire que l'objectif est de réduire l'inflation intolérable des salaires et des charges salariales qui précipitent les clubs dans des gouffres financiers. Même s'il y a le risque que les clubs ne vont pas déclarer les chiffres réels et qu'ils peuvent payer «en noir», cela aiderait à freiner l'élan déficitaire et la situation d'insolvabilité. Nous prendrons en considération les chiffres certifiés par le commissaire aux comptes de la dernière assemblée pour voir si les clubs ont respecté ou non les règles. L'interdiction de recrutement est la sanction la plus significative qui puisse frapper un club qui n'a pas respecté cette règle. Cette sanction va être appliquée pour les clubs dont les dettes dépassent 60% du budget. Ceci va les inciter à compresser leurs charges et à mieux gérer».