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Enfants délaissés
Point de Mire
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 03 - 2017


Par Abdelhamid Gmati
Périodiquement, on nous communique des chiffres officiels concernant, particulièrement, les enfants et les jeunes, et qui passent pratiquement inaperçus, ne suscitant aucune réaction d'envergure. Le ministère de l'Education a révélé, récemment, via sa direction générale des programmes et de la formation continue, que cent mille élèves abandonnent leur scolarité chaque année. Le secrétaire général du Syndicat de l'enseignement secondaire, Lassâad Yaâkoubi, parlait, lui, en décembre dernier, de cent vingt mille élèves qui quittent les bancs de l'école chaque année. Il estime que ce phénomène présente un danger imminent pour les enfants, notamment le commerce parallèle, les réseaux du crime, la drogue ou encore le terrorisme. Mais il n'essaie pas d'expliquer les raisons de ce phénomène. Probablement parce que lui et ses grèves répétées et irraisonnées y sont pour quelque chose. Quoi qu'il en soit, le problème est grave et doit être résolu le plus vite possible. Il est clair que les centaines de terroristes et de délinquants que les forces de sécurité traquent et arrêtent depuis des mois dans toutes les régions du pays ont été recrutés, principalement, parmi ces jeunes laissés à l'abandon. Des parents d'élèves ont manifesté, dernièrement, pour dénoncer les grèves et des élèves ont crié, exigeant leur droit à l'éducation et à la quête du savoir. On n'y a pas accordé beaucoup d'importance, y compris par les médias, pourtant prompts à faire le « buzz » sur des questions futiles.
Le ministère de l'Education a insisté pour lancer un programme spécifique visant à encourager les enfants, notamment dans les zones intérieures du pays, à poursuivre leurs études dans des centres de formation professionnelle. Les députés de l'ARP ont adopté, mardi 28 février dernier, le projet de loi se rapportant aux mesures prises obligeant les jeunes ayant suspendu leurs études à suivre une formation professionnelle. Ce projet de loi impose la formation professionnelle, et tout parent qui ne respecterait pas cette loi, après avoir été officiellement informé, devra payer une amende allant de 200 à 1000 dinars et, en cas de récidive, l'amende sera de 400 D. Cela suffira-t-il ? Car il n' y a pas seulement « absence de savoir » ; il y a, aussi, affaiblissement des qualités intellectuelles, manque de repères, etc. Les enfant ayant lapidé un crocodile dans le zoo du Belvédère en donnent un bel exemple. Et on se demande ce que faisaient leurs accompagnateurs lorsque ce méfait a été accompli.
De son côté, la ministre de la Femme, de la Famille et, de l'Enfance, Naziha Laâbidi, affirmait, mercredi dernier, au Parlement « qu'il y a des marchés hebdomadaires dans lesquels on vend des filles en tant qu'aides ménagères». Et elle a indiqué que dans de nombreuses régions du pays, ce « commerce » de jeunes filles « qu'on a sorties des écoles » se fait sur des marchés, souvent en faisant appel à des intermédiaires. Et elle rappelle que « La loi interdit clairement le travail des enfants de moins de 16 ans et si l'adolescent de plus de 16 ans est appelé à travailler, alors il faudra lui garantir une couverture sociale et justifier l'utilité de son travail ». Cela équivaut à un trafic d'enfants que leurs parents obligent à quitter l'école pour aller travailler comme ménagères. Une étude réalisée par l'Association des femmes démocrates a révélé que plus de 17,5 % des 40.000 travailleuses domestiques en Tunisie ont entre 12 et 17 ans, 60,8% entre 18 et 29 ans. 31% d'entre elles n'ont jamais été scolarisées et 31% ont été contraintes de quitter l'école.
Le gouvernement a saisi la gravité de ce phénomène et un projet de loi organique relatif à la prévention et la lutte contre la traite des personnes a été voté le 21 juillet dernier, en séance plénière à l'ARP. Cette loi revêt un côté répressif en sanctionnant les auteurs de la traite par des peines carcérales pouvant aller jusqu'à dix ans de prison et des amendes pouvant atteindre 100.000 dinars, selon la gravité du délit.
Là aussi, la question se pose : cela suffira-t-il à endiguer ce fléau ? C'est une responsabilité qui incombe à tous les intervenants et, en premier lieu, les parents, les éducateurs, les enseignants, les services de l'enfance. On ne peut accepter que des milliers d'enfants soient délaissés et livrés en pâture à la violence et à des aventuriers sans scrupules. Il y va de l'avenir du pays.
A.G.


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