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Le purgatoire pour deux bastions
Dossier : La Ligue 1 Orpheline de ses « Banlieusards »
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 06 - 2017

Les jeux sont faits. Deux bastions sont tombés ! Et il va falloir se relever et s'armer d'humilité pour remonter.
Marsois et Hammam-Lifois sont désormais des équipes de D2.
C'est tout à la fois logique (toute descente est méritée) et injuste (tous deux sont de grands clubs de l'histoire du football tunisien).
En D2, les gars du Saf-Saf et de Boukornine vont retrouver Gafsa, l'ASK, l'UST, l'OSB, l'OB, que du lourd. Avec ces clubs autrefois piliers de notre paysage footballistique, la saison s'annonce disputée. Et bien malin celui qui se hasardera à émettre un pronostic sur leur destin respectif. Bref, les «Verts» du CSHL et les banlieusards du Nord ont du souci à se faire vu la concurrence et les forces en présence. Si on nous avait dit, en début d'année que ces deux clubs emblématiques se retrouveraient en Ligue 2, avec leurs bases de supporters, leurs palmarès et leurs traditions de viviers de jeunes talents, nous ne l'aurions jamais cru !
Et qu'on ne se méprenne pas. Il ne s'agit pas ici du spleen d'un quadragénaire qui déplore la fin d'un ordre antérieurement établi. Bien au contraire. Notre inquiétude est forcément tournée vers le futur. Quel est donc l'avenir sportif de ces deux clubs populaires après leur rétrogradation ? Coiffés au poteau à la surprise général, le tandem CSHL-ASM devra maintenant prouver qu'il est capable de remonter. Que ces associations sont justes en transit.
Et que dire de leurs effectifs respectifs supposés taillés pour la Ligue 1 ? Qu'adviendra-t-il des continentaux, désormais non habilités à exercer en D2 ? Fabrice Onana et Izaka pour le CSHL; Baha, Talla Nembot et Ernest pour l'ASM devront ainsi trouver preneur. Depuis quelque temps, la hiérarchie a évolué avec l'avènement de l'USBG et de l'ESM à titre d'exemple.
L'on se félicite certes du resserrement de nos élites footballistiques. Mais encore faut-il que ça déteint sur le niveau général.
Ce faisant, la compétition de cette année est assez révélatrice en ce sens. Le fossé s'est, en effet, réduit au sein de la base.
Tout le monde s'en est félicité au nom de la beauté du sport et des petits Poucets. Le problème, c'est que ce qui était autrefois accident est devenu norme. Faut-il se réjouir de ce resserrement?
Cette tournante infernale est-elle dangereuse pour l'équilibre du football tunisien ? A titre d'exemple, le CSHL, grand pourvoyeur de talents, sera-t-il contraint de céder ces pépites avant qu'elles n'arrivent à maturité? La direction des «Verts» pourra-t-elle retenir Bousnina, Ladhibi, Meskini, Omar Zekri et Kanzari, ainsi que Bouslimi, ambitieux à souhait, sachant qu'ils entendent monter en grade et non rétro-pédaler en D2. Sportivement et économiquement, c'est leur droit légitime. Idem à l'ASM où Bilel Ben Messaoud, Khaled Yahia, Fahmi Ben Romdhane, Lâassad Jaziri et Aouichi iront sûrement monnayer leur talent ailleurs, d'où la question récurrente quant au retour sur investissement attendu pour des clubs qui seront vidés de leur substance en raison de leur chute ! C'est comme une double sanction: le purgatoire et la saignée en règle. Pour aller droit au but, pour le duo CSHL-ASM, ce football-là, incertain, aléatoire, incohérent, risque de les mener vers une situation guère rassurante, surtout dans un contexte économique général lui-même peu stable. Il faut aussi se projeter vers l'avenir et craindre que le passage en D2 ne soit pas sans conséquence et s'éternise. Notons également que, généralement, d'apparents bons résultats ne garantissent pas non plus sérénité, confiance et tranquillité. Il faut vite assurer son retour parmi l'élite pour ne pas douter.
La «prophétie» de Gerard Busher ...
Le CSHL, à titre d'exemple, a battu les plus grands en Coupe de Tunisie (l'ESS et le CSS à Sfax-même). Il a aussi tenu en échec l'EST, champion de Tunisie. Ça n'a pas suffi pour booster le groupe. Déployer ses ailes demande un supplément d'âme !
L'ASM, quant à elle, s'est construite une réputation de club coriace ou les plus grands se cassent souvent les dents. Cela ne l'empêche pas d'être apparemment au bord de l'implosion en ce moment.
Et dire que Gerard Buscher, devin à souhait, avait prévenu d'une possible dévalorisation d'un effectif de surcroît décimé.
«Un seul être vous manque et tout est dépeuplé» dit Lamartine.
Le départ de Dramé Michailou n'a pas été compensé.
Un ASM mis à mal, au bord du gouffre financier, n'a pu tenir la cadence. Non seulement sa structure économique et sportive est incohérente, mais en plus ses élites dirigeantes ne sont pas tout à fait au niveau. L'avenir n'est pas radieux ! Ce n'est pas le même schéma d'ensemble chez les «Verts» du CSHL, même si le résultat est le même. Car à Hammam-Lif, il n'a pas été question de politique sportive néfaste et de stratégie de développement aléatoire.
Le club a parié et misé sur le vivier sans pour autant atteindre l'objectif fixé. C'est dommageable et cruel pour le CSHL.
En transit ?
Maintenant, du moins le temps d'une saison, si le CSHL prétend être en transit, il va falloir se retrousser les manches et faire preuve de modestie surtout. Car il fut un temps où les supporters de l'ASM et du CSHL fanfaronnaient à l'idée d'affronter les gros bras de notre football. Des rencontres, qui, comme l'alignement des planètes dans le système solaire, ne se reproduiront plus avant au moins une saison ! Qu'est-ce qui a donc précipité cette déchéance ?
Pour l'ASM et c'est admis, la première raison est logiquement sportive, avec une accumulation de mauvaises décisions depuis quelque temps. En cause : des changements réguliers d'entraîneurs, ainsi qu'un renouvellement de l'effectif intervenu sur le tard. La deuxième raison, et là, c'est le cas du CSHL, est d'ordre financier. Le club joint difficilement les deux bouts et il s'avère compliqué de se refaire une santé rapidement quand on connaît la frugalité des budgets des clubs concurrents. Les «Verts» doivent en prendre de la bonne graine. Si le Stade Tunisien et les Bleus de Monastir ont retrouvé leur place naturelle, c'est au prix d'un investissement colossal en termes de ressources humaines et financières. Les banlieusards sont prévenus. On finit par cette tirade qui résume à elle seule les raisons du retour fracassant des Bardolais et des Usémistes sur le devant de la scène: «Lorsque la défaite entraîne la défaite, que tout se ligue contre vous, la raison s'égare et l'on déraille. On ne peut rien contre la marée montante. L'heure viendra où la marée se retirera, l'heure viendra où des hommes se lèveront et diront non à la fatalité. Où des hommes se remettront à construire en se donnant la main. Cette heure est peut-être plus proche qu'on ne l'imagine. Les grandes équipes, les grands clubs ne meurent jamais. Il y a toujours des hommes pour prendre le relais, enfiler le maillot, le mouiller, et le porter haut par respect envers les anciens et l'histoire du club».


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