Le chef de l'Etat reçoit le rapport annuel sur l'extrémisme, le terrorisme et le crime organisé    BAD : 10 milliards de dollars pour faire de l'Afrique « le grenier du monde »    Tunisie : Un séisme de magnitude 4.3 secoue La Chebba    Tunisie : METEO: Pluies neige et températures qui descendent à zéro    Les jeunes avocats entament un sit-in ouvert    BH Bank : performance commerciale et solidité financière    Accusée par la Russie d'Ingérence en Afrique: La France dénonce    L'économie américaine progresse de 2,9 % au quatrième trimestre    Sami Tahri: '' Aucune réactivité des autorités officielles quant à notre initiative de dialogue''    Monde-Daily brief du 26 janvier 2023: L'Ukraine abat 47 des 55 missiles tirés par la Russie jeudi    Eliminée à l'Open d'Australie.. Ons Jabeur recule à la 3ème place    Imed Hammami : la Tunisie se porterait mieux sans le putschiste Rached Ghannouchi    Ligue 1 pro : programme des matches de la J11    Classement WTA Live : Sabalenka double Ons Jabeur et devient n°2 mondiale    Mercato : selon RMC, discussions avancées entre Ellyes Skhiri et Lyon !    En prévision de la grève, Tunisie Autoroutes offre les badges de télépéage aux usagers    Médenine: Une infraction enregistrée depuis le début de la campagne électorale    Taieb Yousfi ce dimanche à El-Kitab Mutuelle Ville pour dédicacer son nouveau livre «L'Etat pris comme un butin - De la chute de Ben Ali au dilemme de la transition démocratique»    France : Un sondage terrible pour Macron-Borne, finiront-ils comme Juppé en 1995?    Grève de Tunisie autoroutes: Mise à disposition de badges gratuits    Restriction des importations : le CCM, la Conect et le CJD appellent à la suspension des mesures    Spectacle français "Le Fabulatographe" aux JMC 2023 : Opéra, contes de fées et vision du monde    MEMOIRE : Ezzeddine RHIMI    OIM : Projets novateurs dans les zones fortement touchées par le COVID-19    Salon du Meuble de Tunis 2023 en février au Parc des Expositions du Kram    Officiel: Plus de 50% des femmes tunisiennes sont maltraitées !    La rétention des notes scolaires : incarnation du droit de grève ou mouvement constitutif de faits illicites ?    CSS-ESS (0-1) : Imperturbable leader étoilé !    Ligue 1 | 10e journée : L'Etoile qualifiée aux play-offs !    le chiffre d'affaires de la société AeTCEH diminue de 16%    Exclusif: Voici les raisons de la suspension de production de sucre à Beja (Photos)    L'Espérance participe à la Super League africaine    En Vidéo : Manifestation des professeurs universitaires    Ezzeddine Chelbi aurait refusé des instructions de Taoufik Charfeddine    Doha: La Tunisie participe à la 42e session du conseil des ministres arabes des affaires sociales    Aujourd'hui, exposition et Talkshow de ISHII Lisa Akari, architecte et conceptrice japonaise à Tunis : Un partage de savoir    Abdelkader Boudriga : le taux de croissance ne dépasserait pas 2,6% en 2023    L'émission de Hamza Belloumi « les quatre vérités » encore frappée de censure    Menace de grève attendue dans les cliniques de dialyse    Ligue 1 : Report de la 11e journée au lundi 30 janvier    Intempéries: Le gouverneur de Jendouba dément le report du 2ème tour des législatives à Aïn Drahem-Tabarka    21e Festival de la chanson tunisienne : 24 oeuvres au programme    Joy Awards : Le styliste tunisien Ali Karoui a habillé Georgina Rodriguez Ronaldo    Coup d'envoi du projet "Hrayer Sejnane" pour promouvoir la poterie de Sejnane    Ayed Koussai, réalisateur du court métrage « Mounir », à La Presse : « Il ne faut pas être ingrat envers l'art de la marionnette »    La Fondation Orange renouvelle son soutien aux festivals de musique en Tunisie et lance son appel à projets pour l'année 2023    Pouvez-vous répéter la réponse madame la cheffe du gouvernement ?    Une apocalypse claire et nette frappe Israël**    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Le Fifak est un modèle à exporter»
Salif Traoré
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 08 - 2017

Pour ce réalisateur malien invité en tant que membre du jury international, le festival des cinéastes amateurs est une grande découverte et l'inspire pour faire renaître un cinéma africain de ses cendres.
Etes-vous un des fidèles aux manifestations cinématographiques tunisiennes ?
Je viens en Tunisie depuis 1981. C'était à l'occasion des JCC (Journées cinématographiques de Carthage). A l'époque, je travaillais avec Souleimane Cissé en tant que directeur de production.
Vous êtes venu avec quel film ?
« Fiyen » qui veut dire « le vent ». Avec Cissé, nous sommes revenus en 1990 avec le fameux « Yelen ». Mais c'est en 2007 que j'ai présenté aux JCC mon propre film : « Faro, la reine des eaux »
Qu'avez-vous découvert aux JCC ?
Que les Tunisiens ont une grande culture cinématographique. Mais ma grande découverte c'est ici, à Kélibia. A l'ouverture du Fifak (Festival international du film amateur de Kélibia), cette présence du public m'a « réveillé ». Je me suis dit : « Le rêve est encore possible ».
Et quel est ce rêve ?
Faire du cinéma. Tout simplement.
Est-ce si difficile que ça de faire du cinéma au Mali ?
Il n'y a plus de salles. Il n' y a plus de public. Ce dernier est devenu si distant ! D'ailleurs, je me demande pour qui faisons-nous des films ? Pour la télévision et les festivals, uniquement ?
C'est déjà bien que les télévisions achètent. N'est-ce pas ?
Les télés n'achètent pas. Quand Canal Plus produit sous forme d'un préachat, elle donne, par la suite, le film aux chaînes de télévision africaines à titre gracieux. C'est le deal. Les films sont tout de suite piratés après leur diffusion. Voilà ce qui arrive dans le meilleur des cas.
Et qu'est-ce qui vous a séduit dans l'expérience de la Ftca (Fédération tunisienne des cinéastes amateurs) ?
Cet esprit, cette volonté d'apprendre et cette curiosité. Les jeunes ici en veulent. Le cinéma a une écriture propre et je vois que ces jeunes essayent de se l'approprier. Le Fifak est un modèle que je souhaiterais transporter chez nous, au Mali, et dans toute l'Afrique subsaharienne. Bien entendu, qui dit Fifak dit Ftca et tout son programme de formation.
Si nous avions bien compris, chez vous, le besoin se ressent en matière de formation. Comment cela se fait ?
Au Mali, il existe une seule école et qui n'est pas spécialisée. Il s'agit du Conservatoire des arts. Il y a une autre école au Burkina Faso : l'ISIS (Institut supérieur de l'image et du son) et une troisième au Bénin. Dans toute l'Afrique subsaharienne, il n'y a que trois écoles. Encore faut-il que ces dernières offrent la formation qu'il faut. Car, une école, ça coûte cher. Il lui faut du matériel qu'elle doit renouveler à chaque fois, selon les évolutions des technologies.
Que font la plupart des gens pour étudier le cinéma ?
Ils vont en Afrique du Sud ou au Maroc.
Un accord de partenariat a eu lieu entre la Ftca et le milieu cinématographique d'Afrique subsaharienne. Etes-vous impliqué ?
En effet, il y a eu des négociations sérieuses avec le réalisateur sénégalais Moussé Touré. Une première installation aura lieu à Dakar. La deuxième se tiendra au Mali.
Que voulez-vous dire par « installation » ?
Il s'agit d'« installer » la réplique du Fifak dans ces pays qui en ont besoin.
Que pensez-vous des films tunisiens que vous avez vus lors de cette 32e édition du Fifak ?
J'ai été agréablement surpris par ces films projetés dans le cadre de la compétition nationale et qui méritent de concourir dans la section internationale tellement ils sont bons. On sent que derrière ces courts métrages, il y a une écriture et que la fédération a mis le paquet dans la formation. C'est clair, la Ftca veut que ces jeunes grandissent petit à petit en gardant les pieds sur terre. Je crois que je vais emboîter le pas à Moussa Touré et transmettre le modèle. Il est temps de donner un coup de fraîcheur à ce qui a été déjà construit chez nous en matière de septième art.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.