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Les urgences du nouveau gouvernement
Gouvernement Youssef Chahed an II
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 09 - 2017

Il est important de voir les partis politiques signataires du Document de Carthage se présenter devant l'ARP unis comme un seul parti afin d'éviter les palabres et les tergiversations qui ont tant ralenti la prise de décision jusque-là. Il y a, en effet, urgence
à agir face aux grands déficits qui plombent l'économie nationale
Fort d'une reconfirmation solennelle, de la part des forces politiques et sociales signataires du Document de Carthage, de leur engagement à relever solidairement les divers défis du sauvetage du pays, le nouveau gouvernement Chahed est clairement appelé, désormais, à prouver sa cohésion et la clarté de sa vision d'avenir.
C'est, sans doute, le sens de la réunion ayant groupé autour de Youssef Chahed, la veille de l'annonce du remaniement, les signataires du Document de Carthage. Il n'y était déjà plus question de ministrables ou de partage des responsabilités, mais de l'impérative accélération des réformes économiques, financières, administratives et sociales qui s'imposent.
Ces réformes ont trop traîné, trop tardé, se sont perdues en conjectures et en longues polémiques parlementaires nuisant à la crédibilité du régime démocratique. Car une démocratie d'action et d'efficacité est vivement réclamée, au terme de sept années de république de misère.
Trois grands dossiers
Et les urgences du nouveau gouvernement Chahed sautent aux yeux, sachant qu'il n'a cessé, depuis son premier discours d'investiture, de les affirmer et confirmer. Sauf que c'est la polémique et les mises en doute qui ont prévalu, y compris au sein même des deux partis de prou. Elles peuvent être classées en trois grands dossiers : les finances, l'économie et la corruption. Et les trois sont liés et solidaires.
En matière de finances publiques, la réforme de la fiscalité doit primer comme gage de la justice sociale réclamée par la révolte populaire des 17 décembre-14 janvier. Et cette réforme sera un support de la lutte contre la corruption et une manne financière pour le trésor public. Sauf qu'il faudra se garder des excès de pression sur la classe moyenne autant que sur l'entreprise. Celle-ci étant sollicitée en qualité de fer de lance de l'investissement.
Alléger les formalités, rationaliser le contrôle
Le volet économie nécessité diverses réformes complémentaires. D'abord, le projet de loi dit des «urgences économiques» qui pourra enfin permettre une très sérieuse accélération des projets et grands projets dans les régions. De même qu'il s'agit d'alléger considérablement les formalités de création des entreprises, y compris celles à capital étranger ou mixte. Cela devra aller de pair avec la modernisation par étapes de l'administration et sa numérisation.
A ce niveau, devra intervenir une réconciliation économique juste, transparente mais clémente, pour réhabiliter l'administration et la catégorie des investisseurs injustement mis en cause.
Enfin, il devient urgent de mettre réellement en route la nouvelle loi des investissements et tous ses textes d'application ainsi que la loi des 3 P car le partenariat public-privé ouvre de formidables opportunités d'investissement pour les opérateurs privés locaux comme étrangers. A la condition, certes, d'un assouplissement de la réglementation des changes qui pourrait considérablement doper le flux financier vers notre pays.
Des législations adéquates
Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, il manque des textes et des moyens. On reproche à certains juges d'innocenter des trafiquants ou des pontes de l'économie parallèle. Mais la réalité des faits a prouvé que les législations sont en la matière honteusement défaillantes, sachant par ailleurs que les moyens humains font terriblement défaut. La bataille engagée courageusement par Youssef Chahed contre la corruption n'aurait pas pu être engagée s'il n'avait pas tiré profit d'un décret de Bourguiba promulgué lors d'une crise aiguë à la fin des années 1970.
Sans parler des contrebandiers que l'on relâche sans le moindre jugement, simplement en échange d'un «arrangement» financier qui les blanchit sans la moindre trace sur le bulletin numéro 3. D'où l'inefficacité chronique des coups de filet.
La compétitivité et l'environnement des affaires
Ne concluons pas sans tirer la sonnette d'alarme à propos des incitations en faveur des investissements étrangers portant sur des projets à haute technologie ou à haute valeur ajoutée. Jetez un coup d'œil sur ce que fait le Maroc. Il fut un temps où notre compétitivité était de loin meilleure. Cela étant dit, il est important de voir les partis politiques signataires du Document de Carthage se présenter devant l'ARP unis comme un seul parti afin d'éviter les palabres et les tergiversations qui ont tant ralenti la prise de décision jusque-là. Il est essentiel de voir les partis et organisations de l'Accord de Carthage s'entendre clairement et solennellement au préalable sur toutes ces réformes et sur quelques autres ayant trait à l'allégement de la compensation et à la cession d'avoirs publics de nature à conforter les finances publiques. Mais la modération est de rigueur.


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