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Un retour aux sources
Entretien avec Fériel Remadi, artiste chorégraphe
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 12 - 2017

La scène artistique et culturelle tunisienne s'enrichit ! Une compétence s'apprête, en effet, à faire son grand retour. Ayant trop vécu entre deux rives, Fériel Remadi, tunisienne, spécialiste en danse théâtrale et en chorégraphie, décide de revenir aux sources. Elle troque un vécu personnel et professionnel longuement mené en France contre un retour en Tunisie. A partir du 16 décembre et jusqu'au 26, elle mettra au service des jeunes, son savoir-faire dans le cadre d'un projet baptisé «Boussole» et réalisé par l'association tunisienne «Tunisie paix» à Djerba. Rencontre !
En parcourant vos 23 ans de carrière, votre polyvalence ne laisse pas indifférent. Vous avez touché aux arts visuels, aux arts sonores, à l'expression corporelle et à l'associatif. Parlons-en, histoire de nous mettre dans le bain !
C'est en France, pendant 23 ans que j'ai pu acquérir autant d'expériences qui n'ont cessé de se renouveler. Pour des raisons familiales, j'ai été plus ancrée là-bas. J'ai commencé à 18 ans dans le socioculturel et mes créations ont commencé à émerger à ce moment-là. Récemment, des portes se sont ouvertes en Tunisie. Je chapeaute très prochainement un projet à Djerba, celui de «Tunisie paix», section Médenine qui m'a contacté pour prendre en charge de jeunes amateurs afin de les initier à la chorégraphie théâtrale basée sur le mouvement. Ce qui est important pour moi, c'est d'être à l'écoute et de savoir ce que les gens aiment faire, tel un chef d'orchestre qui ramène des idées et les laisse surtout s'exprimer. L'art pas pour l'art, l'art qui a une portée et qui peut être un vecteur de paix, entre autres... J'ai été emportée tôt par cette dynamique éclectique, du métissage, des différences, au moment même où j'ai entamé des études en droit que j'ai validé. A Lyon, là où j'ai vécu, je me suis spécialisée dans le théâtre, j'ai fait de la coordination et j'ai réalisé aussi beaucoup de photos, notamment en Egypte, à Beyrouth. Ça n'a pas été rose et encore moins facile là-bas, j'ai souffert de racisme entre autres, mais on y arrive.
Avez-vous enseigné ?
J'ai enseigné ado, adultes, enfants. J'ai travaillé l'encrage du corps avec des autistes et des parkinsoniens, et des gens plus âgés. M. Paul Bocuse a fait appel à moi. Et le fait d'être bilingue m'a beaucoup aidée. Je suis fédératrice de bonne énergie avant tout, en continuant à me développer.
Et en quoi consiste votre apport à la Tunisie ?
La tentative, c'est d'essayer de montrer ce que j'ai accompli pendant toutes ces années à la Tunisie parce que ça me manque terriblement. Il y a des perspectives à saisir à Tunis et je prévois de revisiter les régions, de les ré-exploiter à travers le vecteur artistique et je retravaillerai sur la notion «du bien et du mal» pure et dure à la «Matrix», à travers le personnage d'un «papillon».
Il s'agit là d'un retour sur votre dernière création «Butterfly destiny», réalisée en 2012 ?
Je l'avais écrite et travaillée en 2012 avec un Irakien. A un moment donné, on a juste traité la question du «paradis et de l'enfer». Je ne l'ai pas totalement accomplie, j'ai eu à réaliser d'autres créations par la suite, à propos de ma cuisine, où j'ai fait une performance en cuisine sur place pour retravailler sur la notion de l'attention : une femme confinée dans sa cuisine, capable de gérer plusieurs tâches à la fois et réalisée toujours en danse théâtralisée sous la forme de plusieurs tableaux où j'intègre la voix. Puisque je suis en contact direct avec le public, le tout doit être chorégraphié, super fixé. J'aime toujours laissé une petite touche d'improvisation.
Vous travaillez souvent en solo ?
Souvent, oui ! Et ce n'est pas un choix. C'est juste parce que, soit on m'appelle pour diriger des projets de 45 acteurs ou pour coordonner un groupe de jeunes. Mais je suis «moi-même» plusieurs fois sur scène. Il y a mille et une Fériel qui vont sortir sur scène. Je suis bien dans ça. Je me comprends.
En quoi se résume votre engagement associatif ?
Il se repose sur la notion de l'ascétisme et de la paix. Le vecteur de la paix est essentiel à la dynamique de mon association «La compagnie Folla» lancée en 2001 et forte de son métissage culturel, des cultures minoritaires et des outils artistiques. Je suis porteuse de projet. Je donne de l'importance à tout ce qui est coopératif. Ce qui compte, c'est que les personnes qui bossent avec moi se sentent bien. Je n'ai jamais voulu faire une carrière fulgurante. L'important pour moi a toujours été de se sentir bien avec les autres. Et ça crée une reconnaissance sur la durée.
La Tunisie sera-t-elle satisfaisante d'après vous ?
La demande y est, l'accueil aussi ! En Tunisie, en même temps, j'aime cette mise à l'épreuve, d'être comme les autres, je suis une observatrice artistique. Dès le départ, j'ai galéré ici, je n'arrêtais pas de courir dans tous les sens. Loin de cette bulle de confort. Mais je suis une «challengeuse». Je n'ai pas de hautes idées, mais je n'ai que des idées hautes, «des idéaux». En mars dernier, c'était un élément déclencheur, lorsque je me suis sentie «embourgeoisée», tout me paraissait à porter de main. Et il fallait que ça s'arrête ! Mon existence devenait carrée et il fallait que ça cesse. Il est temps de partir vers de nouveaux horizons.


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