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La nécessité de se prendre en main
Enseignement privé
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 05 - 2018

Au cours d'une réunion dans un hôtel de Tunis, l'Union tunisienne des instituts privés de l'éducation et de la formation (Utipef) a annoncé son désarrimage de l'Utica. L'Utipef, justement, est une organisation qui s'occupe des intérêts des chefs d'entreprises spécialisées dans l'enseignement (crèches, jardins d'enfants, écoles primaires, lycées et enseignement supérieur). Elle fonctionnait, anciennement, au sein de l'Utica sous forme de chambres syndicales.
Ce désengagement vient après le constat qu'une telle structure ne pouvait pas avancer dans un contexte et un cadre inadaptés à ses objectifs et à sa mission. C'est ce que le président de l'Utipef a tenu à clarifier au cours de la réunion de samedi dernier. Pour M.Abdellatif Khammassi, il n'est plus question de rester sous la tutelle d'une organisation qui ne peut pas être en symbiose avec les véritables préoccupations du secteur de l'enseignement et de la formation privés.
15.000 entreprises
Il reconnaît, toutefois, que l'Utica est une institution qui a son poids dans le pays, mais les enjeux ne sont pas les mêmes. Son Union a plutôt une vocation éducative, culturelle et de formation. Alors que l'Utica est plus tournée vers les aspects économiques et industriels. Donc, les intérêts des uns et des autres ne peuvent pas converger.
Aussi, la décision de lancer une Union a-t-elle suivi son cours et obtenu l'adhésion de toutes les parties concernées. Aujourd'hui, l'Utipef est une réalité au niveau national. Les différentes réunions tenues dans les régions ont montré la nécessité de mettre sur pied une telle organisation pour servir les chefs des entreprises privées et défendre leurs intérêts. C'est un interlocuteur avec lequel on devra, dorénavant, compter.
M.Khammassi a souligné que le poids que représente l'Utipef n'est pas négligeable. En effet, il a affirmé que le secteur privé dans ce domaine compte, environ, 15.000 entreprises à travers le pays. La présence massive des propriétaires d'entreprises privées lors de cette réunion montre, si besoin est, qu'il y a une prise de conscience chez eux de se prendre en main et de veiller aux destinées du secteur.
Les réunions régionales ont permis, selon le président de l'Utipef, de débattre des différentes questions et de diagnostiquer la situation. L'idée d'opérer ce tournant a obtenu l'aval de tous et a abouti à la constitution de cette union professionnelle, dont l'un des principaux objectifs est de regrouper tous les opérateurs qui sont dispersés à travers le pays. Ce défi a été, semble-t-il, relevé par tout le monde.
Améliorer le cadre réglementaire
Sur un autre plan, M.Khammassi a déploré l'existence de textes de loi qui freinent l'évolution du secteur et mettent des obstacles dans le développement et la modernisation des moyens de travail. Il a, même, révélé qu'un autre texte est en préparation et qui sera plus sévère encore que les précédents. C'est pourquoi il importe que les différentes parties soient associées à l'élaboration de tel ou tel texte de loi ou cahier des charges. Une lettre a, d'ailleurs, été envoyée au ministère de l'Education, en vue de rappeler les insuffisances constatées au niveau des réglementations en vigueur.
A ce titre, les interventions des responsables de ces institutions privées ont permis de mesurer à quel point les difficultés quotidiennes pèsent sur la gestion de ces entreprises. Tant au niveau des crèches, des jardins d'enfants, qu'au niveau des écoles primaires, collèges et lycées, elles constituent un lourd fardeau. D'après les intervenants, il y a beaucoup de travail à faire aussi bien pour les professionnels eux-mêmes que pour les pouvoirs publics.
Il faudrait, selon eux, changer l'image que se fait l'ensemble des Tunisiens de l'enseignement privé, en général. Il serait possible d'inverser le courant et faire de ce secteur un créneau porteur. Le privé peut avoir ses lettres de noblesse pour peu qu'il y ait un cadre législatif adéquat et une coordination étroite entre les différents acteurs.
Les rapports avec les médias ont été décriés car, d'après certaines interventions, ils ont beaucoup nui à la réputation du privé, notamment en ce qui concerne quelques accidents de maltraitance d'enfants dans des crèches ou dans des jardins d'enfants. Ces actes, ont-ils souligné, sont le fait d'institutions anarchiques. Ce qui implique la nécessité d'une réorganisation de ce domaine.


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