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Culture : les bonnes causes
CONTREPOINT
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 03 - 2010


A propos de «prises de becs» et autres «échauffourées verbales» sur nos plateaux le mieux, préconisons-nous maintenant, est de laisser de côté les personnes et les faits eux-mêmes, voire, si possible, les leçons de morale et de convenances pour essayer de comprendre : - Un : pourquoi l'on en est arrivé là? - Deux : pourquoi n'arrive-t-on pas à s'en sortir ? Explication : Les sociologues, les psychologues et les psychiatres peut-être, les historiens (pourquoi pas ?) peuvent bien nous décrire les divers processus «innés», hérités, «définitifs» ou «passagers» qui nous conduisent, souvent sans raison logique, aux excès de comportement ou de langage. Saint-Augustin, si l'on ne s'abuse, rapporte que déjà à son époque nos ancêtres d'Ifriquiya aimaient à «parler crû» et à se traiter, inconsidérément, de tous les «noms d'oiseaux». Et il s'en désolait, le bonhomme, mais avec le recul et la compassion qui étaient les siens. La période récente, croyons-nous, est un peu plus déterministe. Une supposition d'abord, simple sans doute mais à ne pas exclure trop vite‑: c'est que quelque part, à la base, nous aurions délaissé ce qui, précisément, aide à éviter tous ces défauts. Une vision d'avenir On a eu l'autre soir, lors d'une conversation d'amis, un gros doute sur nos appels répétés en faveur des arts et de la culture. On s'est dit‑: ne sont-ce que vanités, péroraisons? «Postures intellectuelles» en parfaite asynchronie avec l'époque présente? Un moment, nous étions comme pris de panique, puis l'un de nous, en toute simplicité, puisant on ne sait dans quelle sorte de sang froid, nous rappela à notre propre expérience, «à ces années — dit-il — ou faute de posséder du pétrole et de l'uranium, ce fut, justement, a force d'instruire et de répandre la culture que ce pays a pu enfanter ses meilleures générations». Nous est avis que ce que le Chef de l'Etat entreprend en ce moment est de cet ordre-là. Cela part assurément d'un diagnostic pertinent, et la vision d'avenir est celle d'un projet de société où l'éducation, la pensée et la création récupèrent leur place prioritaire. En allant donc au fond des choses, cette agressivité verbale, ce manque de civilité dont se plaignait (déjà) Saint Augustin, ces dérapages aux antennes et sur les chaînes dépendent moins «d'une fatalité» comme se plaisent à le dire certains esprits sceptiques, que d'une certaine négligence que nous aurions, plus ou moins longtemps, eu vis-à-vis de l'enseignement des valeurs et des idées. Si nous traitons des bonnes causes, nous ne perdrons plus de temps à réparer de petits effets. Chapeau bas ! Compliments à tous les honorés de la journée nationale de la culture. A nos confrères s'entend, mais avec une attention toute particulière, (pardon) pour deux artistes, en tous points, estimables: — Riadh El Fehri, prix présidentiel de la musique qui, malgré son jeune âge, a déjà derrière lui, un vrai parcours de combattant. Ne parlons pas de ce qu'il fait dans son conservatoire de Sidi Bou Saïd, c'est une qualité — dirions-nous — qui va de soi. On veut insister, nous, sur les choix d'un musicien irrévocablement attaché à la noblesse, entendons deux choses : — Ne jamais tomber bas: ça paraît simple, or ce n'est plus évident à une époque (celle-ci) où les tentations pullulent et où la vulgarité se déguise sous les apparences de la modernité. Rien de ce que propose Riadh El Fehri sur la scène n'est puéril, tout est orienté vers le haut. On l'a encore vérifié cet été avec ce beau «Tapis rouge». Et à propos de «Tapis rouge», justement, on veut souligner l'autre grande qualité de Riadh El Fehri, rare elle aussi, celle de respecter toujours la tradition : son invitation à Salah El Mehdi à Carthage a non seulement ému, elle était bien à propos : effectivement notre Ziriab national se porte merveilleusement bien. — Notre second salut va à Lamine Sassi, prix des arts plastiques. Alors là problème : de quoi donc se pique t-on ? De peinture ? On l'a dit à Lamine même: on est d'autant plus heureux de ce sacre qu'il est ô combien mérité. Mieux : en dépit de notre ignorance en la matière, nous nous risquons, à l'occasion, de dire combien, à chaque fois que cela nous est donné, nous sommes pris sous le charme de la profondeur tourmentée de sa peinture, et par ces formes, ces profils et ces tons si subtils et si fugaces parfois, qu'ils paraissent devoir échapper à toute expression. K.T.

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