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Un traitement en amont et en aval
Conférence internationale : Migration et développement dans la Tunisie post-révolutionnaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 07 - 2011

Promouvoir le débat politique et renforcer le dialogue entre les Etats sur les problématiques actuelles étroitement liées aux migrations internationales, œuvrer en faveur de la bonne gouvernance dans le domaine de la migration, engager de nouvelles réformes concernant aussi bien la migration illégale et le retour que la traite des êtres humains, la gestion des frontières et des visas, l'asile, la migration et le développement ou encore la migration légale et l'intégration, tels sont les grands axes de la conférence internationale organisée par l'Institut diplomatique de la formation et des études relevant du ministère des Affaires étrangères et le Centre international de développement des politiques de migration, portant sur «le rôle de la migration dans l'impulsion du processus de développement en Tunisie après la révolution». Ont pris part à cette conférence les ambassadeurs de l'Union européenne et de Suisse.
L'objectif assigné est d'encourager la coopération et favoriser les synergies au sein du monde de la recherche et au-delà ainsi que de répondre à une demande croissante pour des études axées sur les politiques de migration de transit en Méditerranée.
Dialogue intergouvernemental
Il s'agit, également, d'approfondir la réflexion sur le dialogue interrégional sur la migration de transit en vue de mettre en œuvre une plate-forme consultative et flexible entre les agents des services de migration des pays d'origine, de transit et de destination le long des routes migratoires d'Afrique, d'Europe et du Moyen Orient. Ce dialogue a vu son champ s'élargir aux différents aspects de la migration irrégulière et mixte et au lien entre migration et développement.
Ce dialogue a pour but aussi de soutenir les efforts déployés aux niveau international, régional et sous- régional le long des routes migratoires d'Afrique, d'Europe et Moyen Orient. Il suit à cet effet les principales lignes directrices des politiques mondiales, africaines et européennes. En outre des synergies régulières et une volonté d'enrichissement mutuel sont entretenus avec d'autres initiatives telles que l'Union pour la Méditerranée (Euromed), le partenariat Afrique-UE sur les migrations, la mobilité et l'emploi. Ce dialogue favorise également l'utilisation de tous les instruments juridiques internationaux pertinents dans les domaines des droits de l'homme et de la protection des réfugiés, ainsi que dans la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic illicite des migrants.
Dans son allocution à l'ouverture de cette conférence, M.Mohamed Mouldi Kéfi, ministre des Affaires étrangères, a mis en exergue l'importance du thème de la migration et le développement qui revêt un intérêt particulier et constitue une des priorités du plan d'action du gouvernement de transition, «qui ne cesse de consentir des efforts considérables en vue de concrétiser les objectifs de la révolution, dont en particulier l'impulsion du processus de développement global, la promotion de l'employabilité…, Notre département continue à conforter son partenariat avec les composantes de la société civile et les ONG, afin de promouvoir la démocratie publique».
Soutien à l'initiative
Concernant le traitement du dossier de la migration, «la Tunisie a proposé la mise en place d'un partenariat bilatéral dont celui avec la France facilitant la mobilité des personnes, où les deux parties recourent à des systèmes modernes de négociations. Et c'est dans ce contexte que le gouvernement insiste sur l'organisation et l'encadrement de la migration, à travers la signature de conventions et la mise en place de plans de migration organisés qui prennent en considération la réalité et les spécificités des pays concernés», ajoute le ministre.
Autant dire que la réussite de ce genre de coopération nécessite l'amélioration des conditions de travail et de séjour des immigrés dans les pays d'accueil, le respect de leurs droits fondamentaux, la garantie de la mobilité des immigrés au sein de l'Union européenne. «S'agissant du développement solidaire, la Tunisie est convaincu que la solution idoine n'est autre que l'incitation à l'initiative et le renforcement du développement dans les pays exportateurs de migration», précise M.Kéfi.
Le ministre a énuméré par ailleurs les solutions suggérées, focalisées principalement sur la gestion et le développement des ressources humaines selon les besoins sectoriels, notamment dans le domaine de l'employabilité des compétences, l'instauration d'un partenariat tripartite reposant sur des projets de développement durable à impacts multiples, la protection de l'identité culturelle et civilisationnelle. Il s'agit en outre de fournir les garanties juridiques au profit des travailleurs étrangers clandestins dans l'espace Schengen favorisant ainsi leur mobilité professionnelle et leur intégration légale conformément aux orientations de l'Union européenne.
«La lutte contre la migration illicite constitue l'une des composantes que la Tunisie a introduites dans son approche globale de traitement du dossier de la migration», a encore souligné le ministre.
Mesures d'urgence
M.Peter Widermann, directeur général du Centre international de développement des politiques de migration, n'a pas manqué de rappeler que les événements historiques qui se sont produits dans le sud de la Méditerranée depuis la fin de l'année 2010 ont offert aux citoyens de ces pays des occasions exceptionnelles d'exprimer librement leur volonté de démocratie véritable, de respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ces événements historiques ont entraîné des mouvements des populations de grande ampleur. Le déclenchement du conflit en Libye a provoqué le déplacement d'environ 800.000 personnes de nationalités très diverses vers les pays limitrophes, notamment la Tunisie et l'Egypte. Une partie d'entre eux ont fui vers l'Italie et Malte en traversant la Méditerranée. Depuis la mi-janvier, quelque 350.000 migrants venus de Tunisie et de Libye sont arrivés sur les côtes maltaises et sur celles de l'île italienne de Lampedusa.
«Certains des principaux facteurs de pressions migratoires dans le sud de la Méditerranée, tels que les taux élevés du chômage au sein d'une population très jeune, ne sont pas nouveaux. Ils représentent un défi structurel à long terme tant pour l'Union européenne que pour la région. L'UE doit apporter un soutien clair aux citoyens des pays du sud de la Méditerranée, dont beaucoup pourraient être tentés — en l'absence de perspectives d'une vie meilleure chez eux ­— de chercher des opportunités hors de leur pays d'origine. Une gestion active des flux migratoires, un renforcement des possibilités de migration légale et des mesures contre les migrations illégales ont un impact positif tant sur l'UE que sur ses pays partenaires», précise M.Widermann.
Pour garantir que les Etats membres les plus exposés à l'afflux croissant de migrants et de réfugiés illégaux soient en mesure, à court terme, de faire face aux conséquences financières de cet afflux, la commission a alloué un montant additionnel de 25 millions d'euros pour 2011, au titre du fonds pour les frontières extérieurs et du fonds européen pour les réfugiés, montant qui est disponible si les Etats membres en font concrètement la demande.
Aussi, un premier plan d'action destiné à faire face, à court et moyen terme, à l'afflux des migrants et de réfugiés venus du sud de la Méditerranée, a été élaboré en vue de garantir que l'UE et les pays limitrophes de la Libye développent la capacité de gérer l'afflux de réfugiés venus de ce pays, qui pourrait se poursuivre, voire augmenter et d'apporter un soutien aux Etats membres de l'UE et aux pays d'Afrique du Nord en premier lieu et d'assumer la principale responsabilité du traitement de l'afflux de migrants et de réfugiés.
A ceux-ci s'ajoutent le dialogue pour les migrations, la mobilité et la sécurité avec les pays du sud de la Méditerranée dont l'objectif sera de soutenir et d'encourager les réformes, visant à améliorer la sécurité, que les pays partenaires pourraient lancer, en offrant à leurs citoyens la possibilité d'une mobilité accrue avec les Etats membres tout en traitant les causes premières de l'afflux migratoire. Ce dialogue sera une composante d'un engagement et d'une assistance beaucoup plus vaste au bénéfice des pays d'Afrique du Nord dans le cadre de la politique européenne de voisinage renouvelée.
Ce dialogue thématique sera mené dans le cadre plus large des relations et dialogues bilatéraux, en tenant compte, au niveau régional, de la stratégie conjointe UE-Afrique et du partenariat entre l'U.E. et l'Afrique pour la mobilité, les migrations et l'emploi.


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