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Postulat d'une ferveur jamais démentie
Festival de la médina : Gospel et soufisme
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 08 - 2011

Iraniens et Turcs se feront un devoir de nous restituer, ne serait-ce qu'un tout petit fragment, l'héritage culturel du soufisme persan, jalousement gardé dans les «Tékïés» (monastères) en Iran et en Turquie.
La réalité permanente du festival de la Médina qui se tient au cours du mois de Ramadan, est qu'il est par essence et par nature un postulat tangible et matériel de l'intensité de la ferveur spirituelle, affichée par la société à des degrés différents.
Eclaté en une vaste fresque où toutes les couleurs, tous les genres s'invitent, se dévoilent et s'incorporent d'une façon harmonieuse, l'aspect religieux, lui, demeure en deçà de l'esprit du festival. Celui de véhiculer la pensée profonde et le message eschatologique de Ramadan. Seulement, trois soirées sont programmées dans l'esprit qui cultive le principe de ce festival. Il s'agit du groupe iranien de Dervish Khan, du Negro spiritual américain de Nicole Slack Jones des USA et du Turc Latif Bolat.
L'Iran est cette année présente avec la musique de l'ensemble de Darvish Khan, un groupe qui tire son origine et son ascendance de Mevlana Jelaladdine Rumi (1207-1273), fondateur des derviches tourneurs et auteur d'un immense Mesnavi, surnommé le «Coran Persan» dans lequel Darvish Khan s'est inspiré d'une spiritualité d'amour et de contemplation s'exprimant à travers un fleuve de la belle poésie persane. Le groupe a synthétisé l'essentiel de la tradition soufie, alimentée par plusieurs siècles d'expériences spirituelles antérieures à l'Islam, le mazdéisme, le zoroastoïsme, le mithriacisme, le manichéisme et jusqu'au judaïsme et au christianisme.
L'originalité du groupe réside, en fait, dans une participation féminine. Des femmes qui ont courageusement bravé l'interdit de paraître en public non voilées, malgré l'imposition en 1981 du port du hijab. Une obligation vécue par les Iraniennes comme une atteinte aux droits et à la liberté de la femme, pourtant la plus émancipée du monde musulman sous le régime du Chah. «Pour une majorité d'Iraniens, cette offense à la femme cache une amère réalité, le nœud d'un conflit entre les partisans de la modernité laïque et les tenants d'une tradition rétrograde et obscurantiste», nous confie un des artistes iraniens. Rendez-vous donc ce vendredi 12 août avec la quête initiatique de l'invisible et de la vérité selon Darwish Khan.
Le mardi 16 août le public sera convié à une soirée gospel avec du chant religieux des Noirs d'Amérique. Le Negro Spiritual est né dans les ghettos de Saint Louis, dans l'Etat de la Nouvelle-Orleans, en Louisiane. Elle exprimait un ras-le-bol contre la suprématie, le mépris et la marginalisation dont ils étaient victimes. D'inspiration chrétienne, cette belle musique envoûtante a été combattue férocement par les puritains blancs qui lui reprochaient de perpétuer le culte vaudou lié à des pratiques magiques de sorcellerie.
Accompagnée de ses quatre frères et sœurs, Nicole Slack Jones a passé le plus clair de son enfance dans les églises de Louisiane où elle vibrait aux rythmes endiablés de la musique Soul et du Gospel.
La ferveur religieuse sera églalement présente lors du concert du Turc Latif Bolat avec un cocktail de musique profane et sacrée, de poésie et d'histoires mystiques d'Anatolie. Latif Bolat narrera des «mânis» (quatrains) inspirés de la littérature des «Asik»; (troubadours) autre genre profane de la littérature populaire où la parole et la musique se complètent. L'artiste interprétera avec passion et enthousiasme des chants exhortant la courageuse révolte contre les inégalités sociales, dénoncées au XVIe siècle par Köroglu et Karaoglan, les maîtres épiques de la littérature «Asik». Latif Bolat parle dans une langue fleurie et se fait l'apôtre des sentiments tels que l'héroïsme, la bravoure, l'amour passion. De même qu'il met son talent au service des grands maîtres soufis d'Anatolie, habiles dans le divin «L'ilahi» et les chants de l'Ame «Nefes».
Latif Bolat sera à la médersa Bir Lahjar le mercredi 13 août. Par ailleurs Latif et Darwish Khan offriront les bénéfices de leur spectacle à la révolution tunisienne.


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