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Une boxe en mal de noblesse
Boxe - Tout est dans la technique et le bon encadrement
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 08 - 2011

Cela fait un bon bout de temps que notre boxe est tombée entre les mains de personnes sans scrupules
La boxe doit obéir à une formation et à un encadrement des plus stricts, sans parler de la discipline et de la rigueur à observer de la part du boxeur lui-même.
Pour ce faire, nous nous permettons ici d'apporter des éléments qui pourraient contribuer à promouvoir la boxe tunisienne.
Cause du malaise
Il est un fait : la technique disparaît de plus en plus et cède la place à la bagarre. Et si la boxe continue de la sorte, elle cessera d'occuper la place de choix qu'elle occupe dans le cœur du grand public.
La Fédération tunisienne de boxe a reçu du Mjes une délégation de pouvoirs pour réglementer, organiser et diriger la boxe. Elle a donc une responsabilité à assumer dans ce domaine et elle faillirait à sa tâche si elle n'envisageait pas des mesures aussi urgentes qu'importantes pour remédier à cet état de choses.
1) Les trois quarts des boxeurs amateurs dans notre pays ne savent pas boxer et ne le sauront jamais. (Il est temps de soumettre tous nos entraîneurs à un recyclage à tous les niveaux !)
2) La plupart de nos professionnels n'ont pas leur place sur un ring, ou n'y ont plus leur place pour cause de niveau insuffisant. (Il est à signaler qu'on n'a pas de juges arbitres aptes à officier un combat professionnel depuis que notre juge international Noureddine Addala a pris sa retraite et qu'on n'a pas un entraîneur apte à s'occuper ou plutôt à entraîner des boxeurs pros, depuis qu'on a écarté Tahar Belhassen et Kamel Bouali !)
3) Les quelques nouveaux professionnels de la dernière décennie étaient indignes de recevoir l'autorisation de passer «pros» avec insuffisance technique et un manque de performances flagrants.
Pour les spécialistes de ce domaine (hélas, ils ne sont pas nombreux), la situation de la boxe chez nous est alarmante, voire dangereuse ! La cause en est simple : l'inexistence de bons instructeurs et de directeurs techniques à l'échelle nationale ! Car les conséquences de ce manque d'instruction rejaillit sur les boxeurs que l'on fait combattre sans être au fait des principes même de la boxe.
Des conditions devraient être dorénavant imposées aux instructeurs pour les obliger à travailler, alors qu'une fois l'examen passé et forts de la licence d'animateur ou soi-disant d'entraîneur diplômé (ce qui me fait souvent rire, c'est cette mascarade de diplôme !), ils se consacrent plutôt à la recherche de combats faciles, ne s'occupant plus de la question technique qu'ils délaissent au point de ne plus se souvenir de l'enseignement reçu au cours de leur stage.
Devoirs des techniciens
Obligation de stage d'une durée de quinze jours pour les entraîneurs (dont certains bénéficient d'un bon niveau intellectuel, ce qui est rare !) stagiaires ou animateurs de boxe avec examen à l'issue du stage. S'il est reçu, l'entraîneur stagiaire obtiendra l'autorisation d'enseigner pour une période de trois années à l'issue de laquelle lui sera attribuée une licence d'entraîneur ou d'animateur de boxe n°1. A l'expiration de ces trois années, il fournira une liste des boxeurs entièrement formés par ses soins. Si ces derniers maîtrisent les principes techniques suffisants, la licence n°1 sera transformée en licence d'entraîneur ou d'animateur diplômé et le diplôme lui sera décerné. Dans le cas contraire, un nouveau stage de 15 jours s'impose à la suite duquel un nouveau délai d'un an lui sera accordé pour juger du travail qu'il aura accompli. Si celui-ci est satisfaisant, il recevra le diplôme d'entraîneur.
En cas d'échec, il ne pourra plus enseigner la boxe. (Toutes ces recommandations concernent la direction technique et le président de la FTB n'a pas à y intervenir).
Recyclage
Tout animateur, entraîneur ou professeur diplômé devra participer à un stage obligatoire d'information et de perfectionnement d'une durée de huit jours, et cela tous les trois ans. (Et pourquoi pas un stage pour les encadreurs eux-mêmes pour réussir dans le bon encadrement des boxeurs !).
Cette mesure s'appliquera également à tous les animateurs, entraîneurs et professeurs diplômés.
Ceux qui ne se présenteraient pas à la convocation pour ce stage se verront privés de leur licence jusqu'au moment où ils auront satisfait à cette obligation…
Toutes les facilités leur seront accordées quant aux choix de la date, compte tenu des possibilités d'organisation des stages.
Evaluation
Les examens pour l'obtention du diplôme de professeur ne seront ouverts qu'aux seuls entraîneurs ou animateurs diplômés, ayant trois années d'activités dans cette fonction et dont la valeur aura été reconnue par les résultats obtenus.
Le diplôme de professeur consacrera donc la valeur d'ensemble de l'instructeur, donnera à la fonction tout le lustre qu'elle mérite et à la boxe la place qui lui revient.
Seuil technique
Interdiction au professeur de présenter sur un ring de combat, et cela pendant un délai de six mois, tout boxeur qui aura fait preuve d'indigence technique lors d'un combat. Ce délai de six mois sera utilisé pour apprendre en salle les principes techniques élémentaires.
L'instructeur pourra faire appel de cette décision. Dans ce cas, le boxeur sera convoqué pour exécuter une ou deux reprises d'entraînement devant une ou plusieurs personnes qualifiées désignées.
Les officiels signaleront le nom du ou des boxeurs insuffisants au délégué de la réunion et celui-ci les mentionnera sur les procès-verbaux (l'un de ces PV, doit être remis à la FTB aussitôt la réunion terminée). Là, la balle est dans le camp du délégué de la soirée ou de l'arbitre délégué par la direction technique.
L'interdiction temporaire sera prononcée seulement après que le directeur technique ou le conseiller technique auront vu les boxeurs signalés à l'entraînement et si cette visite confirme les faits. (Donc, c'est le travail du D.T.N., évidemment s'il est disposé ! ?).
Retrait
Retrait de licence, avec tout ce que cette mesure comporte, à l'entraîneur ou animateur stagiaire ne se présentant pas à une convocation à un stage. A noter que la FTB use toujours de patience et tient compte de certains empêchements justifiés pour reporter le stage…
Passage
Il semble indispensable de revenir à une conception plus saine du passage des amateurs dans les rangs professionnels, fixer notamment le pourcentage maximum de «seconde série» qui pourront être retenus chaque année, être beaucoup plus sévère pour le classement des boxeurs, surtout en première série. (Actuellement le classement de nos boxeurs est inexistant et c'est là une erreur monumentale du bureau fédéral, comment peut-on sélectionner une bonne équipe nationale sans connaître le pedigree du boxeur!)
Tout se tient et s'enchaîne, si les entraîneurs, instructeurs, animateurs, encadreurs (qu'importe la nomination) travaillent pour améliorer la technique, il y aura alors un plus grand nombre de boxeurs de qualité. La boxe amateur tunisienne sera ainsi pourvue d'éléments de valeur et la boxe professionnelle y trouvera son compte.
En résumé, plus il y aura d'amateurs de classe, plus la FTB autorisera de passages chez les «pros».
Il faudra dépêcher aux ligues régionales (Nord, Centre et Sud) des spécialistes de la commission technique de la FTB qui visiteront les salles d'entraînement délabrées, les animateurs et rendront compte de l'enseignement donné.
En conclusion, il faut que le bureau fédéral ou plutôt la commission technique adopte sans retard les mesures de salut pour la boxe. (Il est temps que les intrus dans cette discipline prennent congé!).
Il est indispensable que ceux qui vont être appelés en stage sachent dans quelles conditions il vont être acceptés.
On ne peut plus ajouter aux entraîneurs existants de nouveaux animateurs (médiocres) qui auraient les mêmes conceptions que leurs prédécesseurs.
Il est évident qu'un tiers au moins des boxeurs se présentent d'une façon lamentable sur les rings. Ces jeunes (débutants) devraient être autorisés à combattre de nouveau. Il est urgent d'agir dans le sens demandé.
Gratification
Si la boxe stagne et régresse, c'est qu'il y a quelque chose qui manque (qui cloche). L'instructeur devrait toucher une subvention (d'ailleurs, cette subvention existait autrefois, mais hélas, elle a disparu pour engraisser les pattes de certains de nos présidents de la FTB désignés!).
Bref, il faut que le rapport du conseiller technique (un poste à créer absolument) apporte des nouveautés constructives.
A en croire certains, la crise de la boxe est mondiale. Il faut essayer de bien faire et de mettre en pratique toutes les bonnes idées émises, se rappeler aussi que le jeune qui vient à la boxe a déjà en tête l'idée de devenir professionnel plus tard. Si une fédération professionnelle se montait, l'élément amateur disparaîtrait certainement de la FTB dans une proportion de 90%. Mais il faut penser sérieusement au professionnalisme. C'est le vœu de tous les boxeurs…
Là encore, c'est un problème à réviser, puisqu'il y a un groupement professionnel!? (ce groupement n'a que le nom chez nous! Il est en veilleuse et très mal encadré. L'intérêt de se remplir les poches prime sur l'intérêt du boxeur et sa santé)
Dans les brefs délais et avant 2012, il faut avant tout s'intéresser au problème de l'enseignement. Le jugement joue un rôle important, mais si l'on fait sentir aux instructeurs qu'ils doivent travailler et, en conséquence, présenter de meilleurs boxeurs, la besogne des arbitres sera facilitée.
Si ces derniers suivaient strictement les règlements, que de réunions se termineraient tard! Donc, la responsabilité à rechercher en premier lieu est celle de l'enseignement.
D'autre part, le professeur n'a pas à abandonner ce qu'il aime, même s'il y a de mauvais juges…
Dans notre pays, l'arbitre de boxe est bien récompensé par rapport à ses homologues dans le continent africain et même européen. Il est devenu professionnel et son cachet est devenu très intéressant!
Mais il reste encore à améliorer le niveau des arbitres (des arbitres neutres et intègres). Combien de petites boxeurs (lors des combats de championnat ou de coupe) sont victimes de mauvaises décisions et finissent par être écœurés. A notre avis, le projet serait à codifier avec une question du jugement parallèle à celle de l'enseignement.
Rappelons qu'on ne façonne pas un arbitre. L'arbitre se fait lui-même. Certes, on peut essayer de lui inculquer des principes indispensables, mais c'est par l'expérience du ring qu'il pourra s'améliorer…
Il est temps de réviser tout le système de la boxe chez nous. Il faut trouver des hommes intègres pour veiller sur cette instance et éloigner tous les (anciens et nouveaux vautours) mauvais dirigeants et de cesser de nommer des bras cassés qui prennent la boxe pour une vache laitière.


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