CONDOLEANCES : Jamel ACHOUR    STA en bourse : visa du CMF obtenu, souscriptions à partir du 21 février 2022 au prix de 17 D l'action    teste    Al-Koweit : Khenissi réussit un triplé    Coronavirus : Du nouveau concernant Omicron    Un délinquant poignarde trois personnes à la station Intilaka : Grosse frayeur à bord d'un métro de la Transtu    Centenaire du cinéma tunisien : Zoom sur un pionnier nommé Albert Samama Chikly    Pourquoi? | Avec de la volonté    Ce que pense un ancien ambassadeur des USA de la démission de Nadia Akacha    Mekki : Saied s'est opposé au placement en résidence surveillée de Ghannouchi    Tunisie-coronavirus : Plus de six millions de personnes entièrement vaccinées    Covid-19 | Béja : Un taux de positivité de plus de 41%    Makrem Lagguem accuse tout le monde de corruption    Tozeur : Bientôt une zone irriguée à El Hamma de Djerid    La date de remise des échantillons de l'édition 2022 du prix de meilleure huile d'olive reportée au 30 janvier    CAN 2022 – Maroc vs Malawi : Sur quelle chaîne et à quelle heure regarder le match en direct ?    La censure des commentaires a frappé aussi le ministère des Sports !!    Réduction des émissions de CO2 : La GEAPP lance un appel à partenariats    Hatem Mliki: Ce qu'a fait Saied, ''c'est la honte''    La raison derrière la démission de Nadia Akacha, selon Reuters    La Banque mondiale s'attend à un ralentissement de l'économie tunisienne    Prix au marché municipal de Gafsa [Vidéo]    Des entreprises américaines souhaitent investir en Tunisie, assure Donald Blome    Gordon Gray commente la démission de Nadia Akacha et parle des causes probables de cette décision    Watford : l'entraîneur Claudio Ranieri limogé    Abid Briki: Nous soutenons les mesures prises par Saied    Assurances | M.A.E : Une première !    Matériel informatique et télétravail : Comment réduire la consommation d'énergie ?    Risques mondiaux : Les inquiétudes pour l'avenir persistent    Contrepoint | Le mal et l'issue...    Météo: Nuages passagers et températures en baisse, ce mardi    La grève des médecins, médecins dentistes et des pharmaciens, reportée : La réforme du secteur, une cause perdue ?    BNA Bank : Performances records et dynamique de croissance confirmée    Coronavirus: 4 décès et 2834 nouvelles contaminations, Bilan du 23 janvier 2022    Abderraouf Betbib commente la démission d'Akacha [AUDIO] : Une épreuve pour la magistrature et Kais Saied    CAN 2021 : Où regarder les matches de mardi ?    EN : Hussein Jenayah dément l'appel du ministre des Sports !!    El Kef: Visitez le patrimoine culturel immatériel de la ville avec le projet Hkeya fi Hkeya    Ukraine : les USA évacuent livrant le pays à Poutine, l'UE spectatrice    Pièce "Hend, le prince de Djerjer" d'IZA LOU mise en scène par Jean-Luc Garcia à EL TEATRO Tunis    Rabat pourrait-il "voler" à Alger l'organisation du sommet de la Ligue arabe?    Sur nos écrans l «Al Kahen» de Othman Abou Laban : Le genre dans le mauvais    « Art Expo » à la galerie « Musk & Amber » : Action commune    Livres | «Ton absence n'est que ténèbres» de Jón Kalman Stefánsson : Une mosaïque romanesque extraordinaire    Ammar Mahjoubi: Le caractère fondamentalement inégalitaire de la société romaine*    Monde : Le président arménien annonce sa démission    Un astéroïde "potentiellement dangereux " passera prés de la terre mardi soir    Le combat d'un résistant septuagénaire palestinien écrasé par une voiture de police de l'occupant    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les déchets organiques : une ressource profitable
Les défis de l'environnement en Tunisie (IV)
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 09 - 2011

Le volume des déchets sous toutes leurs formes ne cesse d'augmenter d'une année à l'autre. Les déchets organiques provenant des ménages constituent un vrai problème pour les autorités publiques. Malgré la mise en place de décharges contrôlées et de centres de transfert, les déchets continuent à polluer certains milieux réceptifs dans toutes les régions. Pourtant, ces déchets peuvent constituer —en utilisant certaines technologies qui ont fait leurs preuves— un élément bénéfique, comme les engrais pour fertiliser la terre. Des expériences ont été menées par le passé, mais elles n'ont pas été toujours concluantes, dans la mesure où les Tunisiens n'ont pas encore pris l'habitude de trier les déchets pour faciliter l'opération de leur transformation.
D'après un expert international dans le domaine de l'environnement «dans le secteur des déchets solides, trois actions majeures peuvent être proposées. La première se situe en amont de la chaîne : c'est le compostage. Les deux autres en aval: la valorisation électrique du CH4 et la mise en torchère». Et d'expliquer que «le compostage permet de réduire considérablement la quantité des déchets fermentés cibles en décharge et, par conséquent, les émissions de CH4. Le développement de stations de compostage de déchets organiques nécessite, au préalable, la mise en place de dispositifs adéquats de collecte sélective à la source. Il nécessite, par ailleurs, le développement d'un marché captif du compost, à proximité des stations de compostage, permettant de rentabiliser les installations de compostage».
Les déchets peuvent également être une source inépuisable d'énergie dont on peut faire profiter les habitants, notamment ceux qui résident dans certaines zones d'accès difficile. Selon notre interlocuteur «la récupération du méthane des décharges pourra être envisagée dans les zones fortement urbanisées. Deux options s'offrent à ce mode d'exploitation, à savoir la valorisation électrique du CH4, à envisager dans les décharges de grande taille. Cette électricité pourrait être utilisée pour les usages internes de la décharge, mais l'essentiel serait injecté dans le réseau électrique».
Réduire l'émission de gaz carbonique
D'autre part, «la mise en torchère, à retenir dans les décharges de petite taille, est techniquement plus simple et coûte moins cher à l'investissement que la valorisation électrique. La technique consiste à récupérer les gaz et à les faire brûler en torchère, ce qui réduit les risques d'incendie et d'explosion accidentelle dans les décharges».
Même le secteur de l'assainissement des eaux usées peut fournir de l'énergie en recourant à certaines techniques. Pour M. Wahid Jenhani, il y a deux options dont le choix dépend du procédé de traitement. «Dans le cas de la digestion anaérobie, l'option la plus avantageuse est celle de la valorisation énergétique du biogaz pour des usages thermiques et électriques. Dans le cas des stations à procédé aérobie (en général de petite et moyenne taille), l'option proposée est celle d'un second traitement aérobie. En dépit des contraintes de coût et d'espace, cette option permet de réduire de moitié les émissions de CH4».
Au niveau officiel, on rappelle que l'Agence de gestion des déchets (Anged) a réalisé des décharges contrôlées et des centres de transfert dans plusieurs régions pour remplacer les décharges anarchiques, lesquelles sont aménagées pour être transformées, par exemple, en espaces verts ou en squares. L'entrée en exploitation de ces décharges contrôlées a permis de traiter plus de 800 mille tonnes de déchets par an, soit près de 45% de l'ensemble des déchets ménagers dans tout le pays.
En outre, dans le cadre du mécanisme international du développement propre et du Protocole de Kyoto, et avec l'appui de la Banque mondiale, le Fonds carbone offre de nouvelles opportunités pour les pays qui veulent réduire l'émission de gaz carbonique dans les décharges contre l'octroi de fonds importants. La Tunisie avait conclu deux contrats pour la «vente» des émissions de gaz provenant de la décharge de Jebel Chakir et des décharges se trouvant dans plusieurs gouvernorats. Les quantités de gaz à vendre ont été estimées à 3 millions de tonnes correspondant à une valeur de 21 millions de dinars.
Les travaux ont concerné aussi le traitement des gaz à la décharge contrôlée de Jebel Chakir pour les brûler. D'autres projets d'extraction et de traitement des gaz dans des décharges contrôlées se trouvant dans d'autres régions du pays ont été créés. Dans une première étape, les gaz extraits ont été brûlés. Dans une deuxième phase, et après une vérification des quantités et de la qualité des gaz, il est possible de les valoriser en vue de produire de l'énergie électrique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.