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Le paysagisme néo-académique endeuillé
Mannoubi Boussandel nous a quittés
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 10 - 2011

Un autre plasticien vient de nous quitter ce mardi 25 octobre 2011. Il s'agit du regretté Mannoubi Boussandel, originaire de la région de Bizerte, il a été inhumé mercredi à Menzel-Abderrahmen.
Né en 1939, il a étudié à l'Ecole des Beaux-Arts de Tunis et a obtenu, en 1965, le diplôme d'arts plastiques, en étant premier de sa promotion, il obtint le Prix présidentiel.
Il poursuivit ses études en France, décrochant en 1973 une licence d'arts plastiques à la Sorbonne.
Souffrant ces dernières années d'une maladie récurrente qui a entravé sa carrière artistique, il lutta courageusement, et à chaque fois rétabli, il répondit à toutes les manifestations et réunions de l'Union des plasticiens, dont celle relative à la constitution de la Fédération tunisienne des arts plastiques.
A Paris, vers 1972-73, Boussandel a eu des contacts avec des théoriciens de l'art moderne, dont Frank Popper en particulier, qui a développé l'idée de l'art : action et participation.
Il a connu aussi le grand artiste de l'art optique, Agam Yaakov, qui a «intégré» l'élément «temps» à l'art optique depuis 1950, et grâce à la technologie moderne, il a permis au spectateur de participer physiquement dans l'œuvre en circulant dans un labyrinthe…
En 1973, Boussandel a résidé en Hollande après avoir résidé en 1970, durant douze mois, à la Cité internationale des Arts de Paris.
Très actif, il exposait depuis qu'il étudiait à l'Ecole des Beaux-Arts, notamment avec le groupe «Nouvelles tendances» en 1965 qui comptait Mekki, Békri, Gmach, Sahli, Séhili et Belkhodja. Ensuite, il fut présent un peu partout, participant souvent aux festivals de la Chebba et de Maharès, ainsi qu'aux journées consacrées à l'environnement à Tunis.
En 2003, il obtint à Bizerte le prix de la création du gouvernorat de Bizerte. Il participa aussi aux Journées méditerranéennes à Sousse. On peut situer Boussandel dans ce qu'on appelle le nouvel académisme, dans la mesure où sa peinture est traitée à la manière impressionniste avec des touches contrastées, la lumière éblouissante occupe souvent une zone sensible de la toile.
Bien qu'ayant côtoyé des maîtres de l'art optique, il a été pour un paysagisme plein de rythmes et de mouvements, peignant la campagne de son village natal (Menzel Abderrahmane). L'une de ses œuvres «L'olivier d'Utique» (2005), où il a peint un arbre centenaire majestueux, montre son intérêt pour tout ce qui a un rapport avec le patrimoine, qu'il soit matériel ou spirituel.
Cette œuvre est l'une des plus développées techniquement et qui, par la composition et l'accumulation des couches tournoyantes, peut résumer le style de Boussandel, qui essaye d'établir un équilibre entre le dessin et la peinture. D'ailleurs, cet artiste commence souvent ses œuvres par un dessin libre au pinceau, des lignes de différentes épaisseurs tracées avec un tempérament nerveux. Il couvre ensuite les formes obtenues par des couleurs éclatantes qui contrastent avec le graphisme noir.
Il a aussi peint l'Intifadha, le vieux port de Bizerte, les femmes du rif tunisien : «La vendeuse de miel», etc.
Parfois, Boussandel s'approche de Georges Rouault dans son œuvre «Guerret el ânz», un tableau qui dégage une atmosphère dramatique, par sa palette sombre avec une masse éblouissante au centre (2004)
Bien qu'ayant étudié avec Sahli et Rafik Kamel, deux abstraits, Boussandel s'est limité à un paysagisme néo-académique, mais plein de sensibilité et de rigueur.


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