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La liberté a-t-elle apporté la qualité ?
Médias
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 11 - 2011

Le Centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs abrite du 14 au 18 novembre un colloque autour du thème «Chantiers de la démocratie en Tunisie : le droit du public à une information de qualité», organisé par le réseau Théophraste avec le soutien de l'Agence universitaire de la francophonie, l'Unesco, la Fondation Varenne et l'Ipsi.
«L'état des lieux» est l'intitulé de la première séance, tenue hier au Capjc en présence d'intervenants tunisiens et étrangers, d'enseignants et de quelques étudiants de l'Ipsi ainsi que des représentants des médias. Au cours de son discours d'ouverture, Pascal Guénée, président du réseau Théophraste, a rappelé que ce projet de colloque est né après la Révolution tunisienne et a pour objectif d'accompagner le renouvellement du dispositif de formation dans la période de reconstruction que le pays va connaître. « Nous posons la première pierre d'une collaboration entre le réseau Théophraste et la communauté tunisienne de formation en journalisme en espérant que ce colloque soit le premier d'une série de rencontres constructives» ajoute-t-il..
Relever les défis
Prenant la parole, Mohamed Ali Kembi, directeur de l'Ipsi, a indiqué que ce colloque doit être considéré comme «un rendez-vous où enseignants, chercheurs et journalistes échangent leurs expériences, leurs idées, leurs propositions d'action autour de la question de la liberté responsable des médias tunisiens». Evoquant les programmes d'enseignement du journalisme, il a fait remarquer que l'Ipsi est appelé à relever des défis pour atteindre la qualité de formation requise dont «la sélection des nouveaux bacheliers, l'adaptation de nouveaux modes d'acquisition du savoir en mettant l'accent sur la formation des formateurs, le développement des liens forts avec les médias tunisiens afin de réduire le fossé qui a séparé le monde de la formation au journalisme et celui des médias. Pour relever ce défi, les nouveaux programmes de formation à l'Ipsi ont pour ambition de proposer un cadre de formation qui tienne compte des nouvelles particularités sociale et politique en Tunisie et fasse ressortir les liens entre journalisme, développement et démocratie».
Avant de passer à la table ronde avec les journalistes tunisiens et les patrons de presse qui témoignent des transformations survenues ces derniers mois en Tunisie, Abdelkarim Hizaoui, directeur général du Capjc, a souhaité la bienvenue aux participants soulignant entre autres l'importance de l'organisation d'une telle rencontre à l'heure où le pays passe par une transition démocratique qui scellera l'avenir de son peuple. A ce titre, la contribution des médias à cette phase est déterminante. Il a ensuite cédé la parole à Moncef Ben Mrad, président de l'association des directeurs de journaux, qui a brossé un tableau sombre de la situation médiatique de l'époque du président déchu Ben Ali où l'asservissement du secteur de l'information était à son paroxysme. Pour ce qui est des médias post-révolution, il a noté «un changement prévisible» face à une situation nouvelle mais que des «obstacles intérieurs et extérieurs » et des pressions économiques» existent dans cette période de transition où il manque encore de visibilité.
Appel à une formation de qualité
Laârbi Chouikha, représentant de L'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (Inric) a mis l'accent au cours de son intervention sur trois axes : Le premier concerne la libéralisation de l'audiovisuel en accordant des autorisations pour le lancement de 12 radios régionales et 5 chaines de télévision privées avec un cahier des charges minutieux. Le deuxième est le passage des médias gouvernementaux au service public et le développement de l'information régionale. Le troisième consiste en la révision totale des programmes et de la méthodologie au niveau de l'enseignement à l'Ipsi.
Se servant d'exemples concrets issus de couvertures d'événements ayant trait à la campagne électorale dans certains quotidiens en langue arabe, Salwa Charfi, enseignante à l'Ipsi, a soulevé des antagonismes au niveau du « temps» court pour entreprendre la formation des journalistes en matière de politique, des nouveaux phénomènes à l'instar de « l'argent politique» et « des idéologies » apparus dans l'après campagne électorale, « le manque flagrant de professionnalisme » notamment une faiblesse de la maîtrise de la pratique journalistique, «l'absence de distance », « méconnaissance de la culture juridique et politique», affirmant que la «liberté n'a pas garanti la qualité».
Sahbi Ben Nablia, consultant international en communication auprès de l'Unesco, a présenté dans son « Rapport de l'évaluation du développement des médias en Tunisie, à partir des indicateurs de développement des médias de l'Unesco » une synthèse de l'évolution des médias en Tunisie huit mois après la révolution avec « la multiplication des magazines, journaux, radios et télévisions et que l'accès à Internet est plus libre sans compter que les médias traditionnels sont en train de se repositionner et de capter l'attention de l'audience». Il a également insisté sur la mise en œuvre d'une loi qui garantit l'accès à l'information et facilitera le travail des journalistes et permettra aux Tunisiens d'accéder aux informations publiques. Il a recommandé la rédaction d'un code de publicité qui permettra de bien définir les règles de la publicité politique tout en respectant les normes et standards internationaux. En ce qui concerne la formation, il a appelé à la révision des programmes de formation universitaire et professionnelle à même de garantir une information de qualité.


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