Project Genie de Google : DeepMind lance une IA qui révolutionne la création de mondes virtuels    City Cars – Kia lance en Tunisie le SUV EV3, sacré Voiture de l'Année au niveau Mondial    France : Ségolène Royal ne recule pas face aux anti-Algériens, après un bon départ Nuñez fait du Retailleau    Université générale de l'enseignement supérieur refuse le projet de loi sur la nomination des présidents d'universités    Sfax rassemble ses livres    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    70 % des hommes tunisiens adoptent les soins du visage !    Enseignement secondaire : la grève des évaluations reste en vigueur !    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    Météo en Tunisie : ciel nuageux, rafales de vent dans le sud    La Mediterranean School of Business (MSB) accueille pour la première fois la conférence AACSB ELEVATE MENA    Jalel Tebib à la tête de la TIA    Un réseau social pour les agents IA : le phénomène Moltbook.com    L'or recule face à la hausse du dollar et aux attentes sur la Fed    Comment et où regarder en direct le match Simba SC – Espérance de Tunis aujourd'hui ?    Boulakbèche bat le record et décroche l'argent à Luxembourg    Décès de l'actrice de'' Home Alone''    Match Tunisie vs Egypte : où regarder la finale de la CAN Handball 2026 ce 31 janvier?    Interpellation de Sani Sener, l'ancien patron de TAV à cause de l'aéroport d'Enfidha    Virus Nipah : l'OMS rassure mais appelle à la vigilance mondiale    La selle et le cavalier de Mohamed Laroussi El Métoui: Une nouvelle traduite par Tahar Bekri    Mohamed Ali ben Hafsia – Ooredoo Tunisie : Avec Jendoubi, Ooredoo soutient la Tunisie vers l'or et la fierté olympique    Nouvelair lance une offre exclusive dédiée à son programme de fidélité Jasmin    L'Université de Sfax et l'Université algérienne Abbes Laghrour Khenchela signent une convention de coopération    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    Dry January : un mois sans alcool face au déni tunisien    Météo en Tunisie : Des vents forts à très forts attendus dans la plupart des régions    70 ans de relations Tunisie–Allemagne : Elisabeth Wolbers trace les perspectives d'une coopération renforcée    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Match Tunisie vs Algérie : où regarder la demi-finale de la CAN Handball 2026    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Le Forum Chokri Belaid des Arts se déroule dans sa 9ème édition du 1er au 7 février 2026    Rapport entre monde de la recherche et monde de la pratique: La recherche collaborative    Le cirque Paparouni s'installe à Carthage durant les vacances scolaires et présente Jungle Book    D'où vient un trésor historique découvert à Houaria ?    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Inondations : Kaïs Saïed appelle à des mesures concrètes et à une mobilisation nationale    Vagues géantes à Nabeul : des vestiges antiques dévoilés après les tempêtes    Baker Ben Fredj revient avec l'exposition 'Le Reste' à la galerie Archivart après 20 ans d'absence    Kais Saied reçoit l'ambassadrice de Pologne à l'occasion de la fin de sa mission en Tunisie    Justice : trois ans et demi de prison pour Borhan Bsaies et Mourad Zeghidi    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



En « mal » de valorisation
Archéologie : Site archéologique de Oudhna
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 12 - 2011

• Faire de la Tunisie une destination culturelle
• La préparation d'une liste de 46 sites et monuments, qui fera l'objet d'une correspondance avec l'Unesco, en vue de l'inscrire officiellement au patrimoine mondial
«Dans l'histoire antique, on avait le pouvoir. Et dans un futur, proche ou lointain, on pourra le récupérer. L'avenir est dans ce pays. Inutile de chercher ailleurs», a affirmé Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, lors d'une conférence de presse tenue sous une tente plantée à proximité de l'amphithéâtre de Oudhna. Le haut responsable, qui s'est déplacé en compagnie de Ezzeddine Bach Chaouch, ministre de la Culture, dans ce site archéologique, a annoncé une bonne nouvelle : «La préparation d'une liste de 46 sites et monuments, qui fera l'objet d'une correspondance avec l'Unesco, en vue de l'inscrire officiellement au patrimoine mondial». Mais la rencontre va au-delà de l'événement. Les deux ministres ont réuni, dans cette ville antique, qui était probablement une agglomération berbéro-punique transformée en cité romaine à l'époque de Octave-Auguste, la plus ancienne des colonies d'Afrique, 37 ambassadeurs, plusieurs journa-
listes et autres responsables. Objectif : mieux faire connaître la richesse de la Tunisie. «Quand j'ai visité cet endroit pour la première fois, il y a juste un an, en compagnie du ministre de la Culture, je n'ai eu qu'une seule envie, faire partager ma découverte», confie M. Mehdi Houas.
C'est pour cette raison que les ministres ont décidé d'inviter, une fois par mois, les ambassadeurs accrédités à Tunis ainsi que les journalistes à visiter un site ou un monument historique, d'où le choix de Oudhna, un site situé sur la route de Zaghouan. Il domine une plaine agricole fertile de plusieurs hectares qui s'étend entre djebel Ressas, djebel Boukornine et oued Méliane. Les fouilles, entreprises d'une manière interrompue, depuis le XIXe siècle, ont pu dégager partiellement un amphithéâtre, un capitole, de grands thermes publics, la maison dite Laberii, les grandes citernes, l'aqueduc, le théâtre... L'amphithéâtre, avec ses larges gradins et ses galeries souterraines, a été la première étape de cette visite. Il est classé au troisième rang après ceux d'El Jem et de Carthage. Les visiteurs ont eu droit ensuite à une promenade dans la vaste demeure d'une superficie de 2.300m2,construite par la riche famille Laberii (IIe siècle après JC). Cette maison possède de belles pièces pavées de copies de mosaïque (les originales sont exposées au musée du Bardo). C'est au capitole, l'un des plus grands temples d'Afrique, «si ce n'est le plus grand», comme le pense Habib Ben Hassen, archéologue, que s'achève cette visite. Aujourd'hui, le temple, dédié à Jupiter, Junon et Minerve, n'existe plus. Seul le podium très élevé, d'ailleurs, est bien conservé.
Où est le musée du site ?
Dans le sous-sol, aujourd'hui aménagé pour les visites, une maquette reproduisant la grandeur de ce temple est placée dans cet espace. A côté, se cache, derrière les murs, un dessin d'une rare beauté où on devine l'esquisse d'un combat d'ours. «Cet animal vivait sur notre territoire. Il est même importé de chez nous», raconte l'archéologue Habib Ben Hassen. Ce dernier est aujourd'hui inquiet pour la sécurité de ces pièces. «Elles peuvent être endommagées à n'importe quel moment par manque de vigilance. Nous avons pourtant préparé deux salles qui peuvent contenir un musée du site. Nous avons sélectionné, puis inventorié la collection à exposer. Nous avons placé l'installation électrique et autres nécessités muséographiques... Mais le projet tarde à être réalisé», reconnaît l'archéologue. Pour le responsable du site, aujourd'hui à la retraite, cette visite en fanfare des officiels et du corps diplomatique sert, sans aucun doute, à la promotion du site. «Mais Oudhna, malgré son importance historique, manque de l'essentiel», précise-t-il. L'archéologue suggère une subvention annuelle qui permettrait l'entretien de ces lieux, leur mise en valeur, la restauration et la consolidation de ses monuments... «Un lieu d'accueil devra être aménagé pour permettre aux visiteurs de se reposer, de boire et de manger. On devrait aussi leur offrir des livres d'histoire ou des produits dérivés du patrimoine», note encore l'archéologue. Dommage que ce site, pourtant non loin du Grand-Tunis, demeure mal connu. Le nombre de visiteurs ne dépasse pas les six mille par an. «Un chiffre qui ne reflète pas les potentialités réelles de ce site», précise un visiteur.
La faute à qui ? «Peu importe ! On a longtemps banalisé le tourisme tunisien, le vidant de toute dimension culturelle. Il est aujourd'hui essentiel de combler les brèches et de réconcilier les deux secteurs pour créer l'essor économique de notre pays», affirme de son côté Ezzeddine Bach Chaouch. «Tout le territoire tunisien mérite d'être inscrit sur la liste du patrimoine mondial», plaisante-t-il. Pour lui, il est important de connaître son histoire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.