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«La Tunisie et le Maroc sont en pleine renaissance»
Eric Gerets :
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 01 - 2012

L'ex-technicien de l'Olympique de Marseille, qui a réussi le pari de qualifier les Lions de l'Atlas à la Coupe d'Afrique des nations 2012, revient sur les chances du Maroc lors des phases finales et sur ses rapports avec ses joueurs
Un mot sur les adversaires du Maroc dans le Groupe C qui comprend la Tunisie, le Gabon et le Niger ?
Je crois que c'est un groupe équilibré. La Tunisie comme le Maroc sont en pleine renaissance non seulement au niveau de leur équipe nationale, mais aussi au niveau des clubs, puisque les clubs tunisiens vont jouer une double confrontation en coupes africaines avec des clubs marocains. C'est un adversaire qu'il faut prendre très au sérieux. On joue également contre le Gabon qui joue chez lui. C'est certainement un avantage puisqu'il évolue devant son public. Le Niger, on l'a rencontré, il y a quelques mois. C'est un groupe qui n'est pas facile, mais c'est faisable.
Savez-vous que le Maroc garde un mauvais souvenir de cette équipe lors des éliminatoires combinées de la Coupe du monde 2010 et la Coupe d'Afrique de la même année qui s'est jouée en Angola ?
Ça c'est du passé. Tu sais que moi, je ne vis pas dans le passé. Je vis dans le présent et je prépare le futur. La double défaite face au Gabon, il y a deux ans, n'a aucune importance. C'est à nous de prouver que nous pouvons prendre un match en main même à l'extérieur comme nous l'avons déjà fait quelquefois depuis que je suis là. Il ne faut pas avoir peur.
Quel bilan tirez-vous du parcours de l'équipe nationale lors des éliminatoires de la CAN 2012 ?
Mon bilan est très positif. Je crois que tout le monde a pu constater qu'il y a une fusion entre l'équipe et moi. Plus que ça même, il y a du respect et de l'amitié entre nous. Il y a aussi une bonne mentalité qui s'est installée dans le groupe qui est exemplaire. Je crois que tout le monde sait qu'il y a des patrons dans l'équipe qui sont respectés et acceptés par tout le monde. Et du moment que c'est le cas, la tâche d'un entraîneur devient un peu plus facile. S'il y a un petit problème, il me suffit de parler deux minutes ou trois avec les deux ou trois joueurs importants pour que le problème soit résolu sans même que j'intervienne. C'est probablement sur ce fait que je suis très content parce qu'il y a quelque chose très intense entre mon groupe et moi. De plus, il y a eu des résultats, on a également retrouvé notre jeu et on est parvenu à se faire respecter de nouveau. Je crois que c'est quelque chose de très bien.
Vous allez disputer votre première phase finale de la CAN en tant que sélectionneur, que ressentez-vous à l'idée de disputer ce tournoi en tant qu'entraîneur ?
Malgré le fait que je ne vis pas dans le passé, et bien à un moment ou à un autre, on se rappelle des tournois qu'on a disputés, soi-même, en tant que joueur. J'ai disputé une phase finale de l'Euro et trois Coupes du monde. Forcément, on se rappelle de ces moments-là qui sont magiques. Lors de ces compétitions, on vit avec le groupe trois à quatre semaines ensemble. Et puis on prépare chaque match. En cas de victoires, on se qualifie au prochain tour qu'on prépare également. Mon idée depuis que je suis arrivé, c'est d'aller à la Coupe d'Afrique avec la conviction de la gagner. Donc on va certainement se régaler.
Où en est la reconstruction de l'équipe nationale?
Je crois qu'une grosse partie de la reconstruction a été déjà faite. Le fait qu'il y ait moins de nouveaux joueurs à chaque rencontre montre que je suis content de la prestation de mes gars qui sont là.
Avec Tarabaat, aujourd'hui, est-ce la lune de miel?
C'est comme avec les autres joueurs. Je ne fais pas de différence entre Chamakh et Bassir ou entre Souleyemani et El Kadouri. Pour moi, ils sont tous mes enfants. Bien sûr avec Tarabaat, c'est un peu spécial parce que c'est quelqu'un qui est encore un enfant et qui va devenir un jour adulte. Il ne va devenir non plus trop adulte parce que c'est sa mentalité, c'est sa vie. Je crois qu'il faut accepter qu'il fasse une «connerie» de temps en temps. Dans son cœur, c'est un bon mec, un peu encore un petit bébé, mais c'est quelqu'un que j'adore comme tous les autres.
Parlez-nous de l'énigme Manuel Marouane Da Costa et Abdoulaye Konko, deux joueurs confirmés. L'un joue à la Lazio de Rome et l'autre à la Lokomtive Moscou?
Oui, mais ce sont deux joueurs qui, de toute façon, n'ont pas encore arrêté leur choix. L'un a été sélectionné par le Portugal et l'autre, d'après ce que j'ai entendu, espère toujours jouer pour la France. Je crois qu'à un moment donné, ils doivent faire leur choix. Si c'est oui, ils auront leurs chances comme tout le monde, sachant que je ne laisserais pas tomber des joueurs qui ont fait le parcours des éliminatoires de la CAN avec moi. Volet absences pénalisantes, il y a Mustapha El Kébir qui est, malheureusement, toujours blessé. Chihi, je l'aurais convoqué, mais lui aussi est gravement touché. Assaidi est aussi blessé, mais ce n'est pas grave, même s'il ne joue pas le tournoi puisque je le connais. Il est sur son petit nuage que ce soit en équipe nationale ou dans son club.
Depuis votre arrivée à la tête de l'équipe nationale, vous avez pris l'habitude de convoquer des joueurs locaux, mais à part Nadir Lamyaghri qui est titulaire, Rachid Souleymani que vous avez fait jouer contre l'Algérie à Annaba et Saïd Fettah entré lors des dernières minutes face à la Tanzanie, vous hésitez toujours à faire confiance aux joueurs locaux lors des matches officiels ?
Ce n'est pas une question de donner confiance ou pas. C'est une question de qualité intrinsèque. Ceux qui commencent le match, à mon avis et ça c'est ma philosophie, doivent être les plus prêts à jouer le match. Ça n'a rien à voir avec les locaux ou les professionnels. J'ai toujours dit que je ne fais pas de différence entre des joueurs locaux et ceux qui jouent en Europe. Ceux que j'ai toujours fait débuter m'ont jusqu'à présent donné raison.
Est-ce que vous ne demandez pas à Marouane Chamakh de se montrer beaucoup plus égoïste devant les buts ?
Marouane a son jeu. Je le connais depuis longtemps. Je crois que si on lui demande des choses, il ne se sentira pas à l'aise. L'essentiel est de mettre le joueur à l'aise en le laissant faire ce qu'il sait bien faire. Malgré le fait qu'il ne joue pas beaucoup dans son club, ses prestations en équipe nationale sont respectables. Je crois qu'il a besoin de quelqu'un près de lui pour lui remettre le ballon. C'est pour ça que notre jeu lui convient très bien. Le fait qu'on se crée plusieurs occasions prouve qu'on est bien sur le plan tactique.
Est-ce que ça ne vous tentera pas de dénicher un véritable avant-centre qui épaulera Chamakh ?
Si tu as un joueur qui va nous marquer sur deux occasions un but fais-le moi savoir. Barazite, par exemple, je l'ai vu contre l'AZ Alkamar, il m'a donné une bonne impression. Il est jeune. Il est présent devant les buts. Un jour, il pourrait devenir un grand concurrent pour ceux qui sont là. Je crois qu'avec la qualité qu'on a, on peut déjà être content. On a Hadji et Hamdaoui qui peuvent jouer comme attaquants de pointe malgré le fait qu'ils ne sont pas de véritables avants-centres. C'est un peu le problème qu'on a avec nos joueurs. Ils sont tous de bons éléments mais pas de véritables attaquants de pointe. Mounir Hamdaoui a joué sa meilleure saison avec Al Kamar, mais il a joué en soutien du numéro 9 Saurez. Ce n'est pas un joueur qui va aller dans la bataille pour aller gagner des duels.


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