CAN 2022 : Programme des huitièmes de finale et Live TV et streaming pour regarder les Matchs    Entretien téléphonique Saïed-Macron: « Les réformes aspirent à préserver la liberté et à établir la justice »    Syrie : 4e jour de combat entre Daech et les Kurdes, plus de 120 morts    Justice transitionnelle — Abdallah Kallel et d'anciens cadres sécuritaires interdits de voyage: La lenteur de la justice bafoue les droits des victimes et ceux des accusés    Foot-Europe: le programme du jour    CAN 2021 : L'historique des matches en CAN opposant les Aigles aux Super Eagles    CAN 2021 — Huitièmes de finale — Tunisie-Nigeria (Ce soir à 20h00) : Sauver la face    Coronavirus : 10 décès de plus et 10031 contaminations en 24h    Tunisie-coronavirus : Plus de 14 mille vaccinés en 24H    Mes odyssées en Méditerranée | Michel Giliberti: «Tunisie. L'inhérence d'une errance»    On a vu pour vous : « Are you Lonesome Tonight ? », de Shipei Wen : Thriller chinois    CAN 2021 — Huitièmes de finale — Tunisie-Nigeria (Ce soir à 20h00): Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !    Médecins, dentistes et pharmaciens de la santé publique en grève, le 25 janvier    Tunisie: Ali Abdi testé positif au Covid19    Récupération politique    Urbanisme et planification urbaine    La Presse Magazine du Dimanche 23 janvier 2022 consultable sur notre site    Des astuces pour protéger les plantes du froid    Les perroquets    Migraine : la covid-19, un facteur déclencheur    Ali Graja, ancien attaquant international du CSS: «Dans la vie, il n' y a pas que l'argent ! »    La Fédération Nationale des Urbanistes Tunisiens (Fnut) lève le voile sur les défis de l'urbanisme en Tunisie: Un chantier en cache un autre...    Loi de finances : Bouden corrige le tir avec la Conect après l'avoir zappée    Rapport – BCT : Les risques des crédits de l'Office des céréales pèsent lourdement sur le secteur bancaire    Nigeria – Tunisie : Sur quelle chaîne et à quelle heure regarder le match en direct – 23 janvier 2022    Etude – Le changement climatique diminuera la production céréalière de 30 à 50% par an    Saïed a parlé à Macron, a donné des gages mais droit dans ses bottes    Steg : plusieurs quartiers à Sousse, Monastir et Sfax sans électricité dimanche    Meurtre du commandant Houimli : 3 condamnations dont une peine de mort    STEG : Des coupures à Sousse, Monastir et Sfax ce dimanche    Les membres du CSM pleurent-ils pour leurs privilèges ou pour l'atteinte au pouvoir judiciaire ?    Semaine boursière : Le Tunindex en mauvaise posture    Antonio Guterres espère un rétablissement des institutions démocratiques en Tunisie    Mouhiba Chaker, romancière : «Ecrire en français n'est pas pour moi un choix réfléchi !»    Industrie : Les obstacles n'ont pas freiné le développement du secteur aéronautique en Tunisie    BNA Bank réalise un PNB en hausse de 20% en 2021    Evènement "Les Nuits de la lecture" en ligne: 6ème édition sous le thème de l'AMOUR    11 Tunisiens meurent noyés dans le naufrage de leur embarcation    Le chanteur hip-hop Balti et Elyanna réunis dans une chanson tuniso-palestinienne (vidéo)    Syrie: Daech attaque une grande prison et libère plusieurs terroristes    Sculpture sur un minéral ancestral, le lapis specularis    Gabès Cinéma Fen 2022: les inscriptions pour les films sont ouvertes    Tunisie-La Marsa : Kobbet Lahoua classé monument historique national    Les crises en Tunisie se sont aggravées depuis que Saïd a limogé Mechichi, selon la Confédération Syndicale Internationale    Coronavirus :Fin des mesures sanitaires en Grande-Bretagne    L'histoire de détermination de la nouvelle conseillère de Kais Saied    Un astéroïde "potentiellement dangereux " passera prés de la terre mardi soir    Le combat d'un résistant septuagénaire palestinien écrasé par une voiture de police de l'occupant    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
Rencontre autour de «L'histoire de la médecine et de la pharmacie», à Beït El Hikma
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 01 - 2012

«... La tolérance est notre devise... Et des termes comme Dignité ou Liberté, qui sont désormais les piliers de notre révolution, ne sont pas étrangers à notre histoire», a affirmé Docteur Hamza Saddem, président de la Société tunisienne d'histoire de la médecine et de la pharmacie, à l'ouverture de la rencontre organisée par cette association,vendredi dernier, à l'Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts (Beït El Hikma). Deux conférences étaient au programme : la première, tenue par l'archéologue Leïla Sebaï Ladjimi, avait pour thème «Femme et métiers médicaux en Afrique antique» et la seconde, soutenue par la professeur à l'Université de La Manouba, Fatma Lakhdhar, a développé le passage du savoir de l'Orient à l'Occident.
Les deux conférencières ont affirmé, chacune dans son domaine, une idée majeure : le savoir est ancré dans notre culture depuis l'Antiquité. Leïla Sebaï est remontée jusqu'à la préhistoire pour montrer la place de la femme savante dans la société. «La seule représentation humaine que nous possédons de cette époque est une figure féminine. Une déesse». Serait-ce là, un indice pour démontrer que la gent féminine avait un poids majeur parmi les hommes? Faute de témoignages, de traces et de documentations, il est difficile d'aller plus loin dans ces thèses...
Les images s'éclaircissent surtout à l'époque romaine. Les inscriptions et les sources deviennent plus abondantes et même bavardes. Les femmes savantes s'avèrent nombreuses : elles sont des médecins, des professeurs, des philosophes... «On désigne par ce dernier titre les personnes qui maîtrisent le latin, signe du plus grand degré de savoir », précise l'archéologue. A cette époque, rien n'interdisait à ces femmes de pratiquer des métiers aussi nobles que la médecine. Nombreuses étaient celles qui étaient admises à l'Université de Carthage. La société le tolérait et l'acceptait. Il y avait même des hommes qui comptaient parmi les patients de ces femmes médecins, félicitées souvent pour leur compétence... «L'exclusion de la femme de la vie politique et économique est un phénomène relativement récent», a ajouté Sebaï.
L'archéologue a, toutefois, évoqué l'importance du rôle de la «sage-femme» à cette époque. «Non seulement, elle assistait les femmes en travail, mais elle accomplissait plusieurs rôles d'ordre religieux et même social. Elle était appelée parfois à former les couples pour garantir la belle progéniture», s'est encore amusée à raconter la scientifique. On appelait cette sage-femme la «matrone» ; un terme employé jusqu'aux derniers siècles, pour désigner ce métier.
Le savoir n'a pas de frontière
«L'histoire est comme une chaîne composée d'anneaux indissociables», affirmait pour sa part Fatma Lakhdar. Le chercheuse a commencé son intervention par une citation qui reconnaît l'apport de «la civilisation arabo-musulmane» dans l'éveil scientifique de l'Occident. «Une citation flatteuse certes, mais qui comporte beaucoup d'erreurs historiques», a précisé l'universitaire. Pour elle, cette civilisation ne peut pas être considérée comme une entité homogène. Elle comporte plusieurs races, langues et cultures... Ce qui a facilité et accéléré le passage du savoir d'abord des Grecs et des Romains et plus tard de l'Orient vers l'Occident... Fatma Lakhdar s'est attardée à expliquer ce passage complexe qui a commencé dès le XIe siècle et elle a fini par conclure en suggérant la réécriture de l'histoire de la médecine. «Plusieurs inventions et découvertes sont attribuées injustement à d'autres scientifiques. Il faut rétablir l'ordre des choses et lever l'injustice sur l'histoire de la médecine arabe». L'historienne va plus loin encore. Elle impose des conditions de travail pour mener à bien cette réécriture. Il est essentiel pour elle, de récupérer les milliers de manuscrits répartis dans les bibliothèques occidentales et de trouver, ensuite, des chercheurs qui maîtrisent les langues anciennes, (arabe, latin et autres), ainsi que la médecine moderne. «Il faut un local et un budget... Et tout cela ne peut se faire sans une volonté politique sérieuse», insiste-t-elle... Ce projet n'a pas l'ambition de valoriser le savoir de l'Orient sur l'Occident. Selon Fatma Lakhdar, la civilisation, dans son aspect scientifique, n'a pas de frontière. Elle est le fruit d'efforts humains cohérents et complémentaires qui tendent vers un avenir meilleur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.