nouvelair lance sa promo «Janvier magique» avec 30 % de réduction sur l'ensemble de son réseau    CEREALIS : Quand l'innovation et la naturalité réinventent le snacking    Magasin Général (MG) : L'esprit d'un héritage, la force d'une relation durable    Qu'est-ce que l'éducation positive ? Et fonctionne-t-elle avec l'enfant tunisien ?    BNA BANQUE : La force d'un réseau, la puissance d'une confiance nationale    ESET publie son rapport semestriel de juin à novembre 2025    De Béja à El Kef... l'huile d'olive ''Chetoui'' que tout Tunisien se doit de goûter !    Voilà comment vérifier si le jardin d'enfants de votre enfant est légal    Pourquoi le Somaliland a choisi Israël : les vraies raisons dévoilées    Jordanie : Tunisiens, risque d'amende de plus de 1 000 dinars si séjour non déclaré    Abdelaziz Ben Mlouka: Tanit d'honneur des JCC    Météo en Tunisie : averses isolées, températures en légère hausse    Où regarder les matchs ? Programme complet du jour avec horaires et diffuseurs    Ben Hassine : 2026 marquera une présence tunisienne renforcée dans les plus grands salons mondiaux    Atlantique Nord : un pétrolier russe capturé par les forces américaines    OIM Tunisie : 8 853 migrants assistés en 2025 dans le cadre du programme d'aide au retour volontaire et à la réintégration    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    La Tunisie lance une plateforme numérique pour ses ressortissants au Koweït    Leïla Trabelsi : l'audience pour corruption reportée à février    Le film Palestine 36 d'Annemarie Jacir arrive en Tunisie : un film événement présenté par CineMad (trailer)    Tunisie – vignette automobile 2026 : Comment payer en ligne ?    Comment regarder le Supercoupe d'Espagne?! Détails sur la chaîne en direct    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Epson: Innovation, stratégie globale et avenir de l'impression durable    La Tunisie, premier investisseur africain en France, en nombre de projets    Météo en Tunisie : temps froid, chutes des neiges aux hauteurs ouest    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    E-consulat : un nouveau service numérique pour les Tunisiens au Japon    CAN : l'analyse de Mouaouia Kadri sur le parcours de la Tunisie et l'absence d'un buteur décisif    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
Rencontre autour de «L'histoire de la médecine et de la pharmacie», à Beït El Hikma
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 01 - 2012

«... La tolérance est notre devise... Et des termes comme Dignité ou Liberté, qui sont désormais les piliers de notre révolution, ne sont pas étrangers à notre histoire», a affirmé Docteur Hamza Saddem, président de la Société tunisienne d'histoire de la médecine et de la pharmacie, à l'ouverture de la rencontre organisée par cette association,vendredi dernier, à l'Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts (Beït El Hikma). Deux conférences étaient au programme : la première, tenue par l'archéologue Leïla Sebaï Ladjimi, avait pour thème «Femme et métiers médicaux en Afrique antique» et la seconde, soutenue par la professeur à l'Université de La Manouba, Fatma Lakhdhar, a développé le passage du savoir de l'Orient à l'Occident.
Les deux conférencières ont affirmé, chacune dans son domaine, une idée majeure : le savoir est ancré dans notre culture depuis l'Antiquité. Leïla Sebaï est remontée jusqu'à la préhistoire pour montrer la place de la femme savante dans la société. «La seule représentation humaine que nous possédons de cette époque est une figure féminine. Une déesse». Serait-ce là, un indice pour démontrer que la gent féminine avait un poids majeur parmi les hommes? Faute de témoignages, de traces et de documentations, il est difficile d'aller plus loin dans ces thèses...
Les images s'éclaircissent surtout à l'époque romaine. Les inscriptions et les sources deviennent plus abondantes et même bavardes. Les femmes savantes s'avèrent nombreuses : elles sont des médecins, des professeurs, des philosophes... «On désigne par ce dernier titre les personnes qui maîtrisent le latin, signe du plus grand degré de savoir », précise l'archéologue. A cette époque, rien n'interdisait à ces femmes de pratiquer des métiers aussi nobles que la médecine. Nombreuses étaient celles qui étaient admises à l'Université de Carthage. La société le tolérait et l'acceptait. Il y avait même des hommes qui comptaient parmi les patients de ces femmes médecins, félicitées souvent pour leur compétence... «L'exclusion de la femme de la vie politique et économique est un phénomène relativement récent», a ajouté Sebaï.
L'archéologue a, toutefois, évoqué l'importance du rôle de la «sage-femme» à cette époque. «Non seulement, elle assistait les femmes en travail, mais elle accomplissait plusieurs rôles d'ordre religieux et même social. Elle était appelée parfois à former les couples pour garantir la belle progéniture», s'est encore amusée à raconter la scientifique. On appelait cette sage-femme la «matrone» ; un terme employé jusqu'aux derniers siècles, pour désigner ce métier.
Le savoir n'a pas de frontière
«L'histoire est comme une chaîne composée d'anneaux indissociables», affirmait pour sa part Fatma Lakhdar. Le chercheuse a commencé son intervention par une citation qui reconnaît l'apport de «la civilisation arabo-musulmane» dans l'éveil scientifique de l'Occident. «Une citation flatteuse certes, mais qui comporte beaucoup d'erreurs historiques», a précisé l'universitaire. Pour elle, cette civilisation ne peut pas être considérée comme une entité homogène. Elle comporte plusieurs races, langues et cultures... Ce qui a facilité et accéléré le passage du savoir d'abord des Grecs et des Romains et plus tard de l'Orient vers l'Occident... Fatma Lakhdar s'est attardée à expliquer ce passage complexe qui a commencé dès le XIe siècle et elle a fini par conclure en suggérant la réécriture de l'histoire de la médecine. «Plusieurs inventions et découvertes sont attribuées injustement à d'autres scientifiques. Il faut rétablir l'ordre des choses et lever l'injustice sur l'histoire de la médecine arabe». L'historienne va plus loin encore. Elle impose des conditions de travail pour mener à bien cette réécriture. Il est essentiel pour elle, de récupérer les milliers de manuscrits répartis dans les bibliothèques occidentales et de trouver, ensuite, des chercheurs qui maîtrisent les langues anciennes, (arabe, latin et autres), ainsi que la médecine moderne. «Il faut un local et un budget... Et tout cela ne peut se faire sans une volonté politique sérieuse», insiste-t-elle... Ce projet n'a pas l'ambition de valoriser le savoir de l'Orient sur l'Occident. Selon Fatma Lakhdar, la civilisation, dans son aspect scientifique, n'a pas de frontière. Elle est le fruit d'efforts humains cohérents et complémentaires qui tendent vers un avenir meilleur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.