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Osons l'économie responsable en Afrique
2e Forum international «Les pionniers de la RSE et de la croissance verte inclusive»
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 11 - 2012

Depuis plusieurs années, la notion du développement durable a été induite dans nos sociétés relevant le plus souvent d'un enjeu de communication, d'innovation ou de création de valeur. Aujourd'hui, elle s'inscrit au cœur des stratégies d'entreprises désireuses d'affirmer une forte volonté de marquer l'engagement des directions vers leur propre responsabilité sociale et sociétale.
C'est dans ce contexte que s'inscrit la deuxième édition du Forum international organisé conjointement par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) et l'Institut Afrique RSE, portant sur le thème « la co-construction par l'Afrique et pour l'Afrique d'une économie responsable adaptée au contexte africain, a été focalisée sur la mise en place d'une plateforme de dialogue et de partage d'expériences sur les responsabilités sociétales des entreprises (RSE) et la croissance verte inclusive.
En effet, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est la responsabilité d'une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et de ses activités sur la société et sur l'environnement, se traduisant par un comportement transparent et éthique de l'entreprise.
Issue d'un consensus international, la norme ISO 26000, publiée fin 2010, présente les lignes directrices pour tout type d'organisation, quelles que soient leur taille et leur localisation, intéressée par l'intégration et la mise en œuvre des principes de développement durable dans ses activités et ses relations.
La norme aborde sept questions essentielles de la responsabilité sociétale, à savoir la gouvernance de l'entreprise, les droits de l'Homme, les relations et conditions de travail, l'environnement, la loyauté des pratiques, les questions relatives aux consommateurs, les communautés et le développement local.
L'économie africaine est caractérisée par une prédominance du secteur informel, une faible gouvernance, l'absence de politiques publiques sur les RSE, ainsi que par un rapport de force déséquilibré entre les parties prenantes et la rareté des sanctions des consommateurs face aux entreprises qui ne respectent pas les obligations sociales et environnementales
Face à ces constats, la question qui se pose est de savoir comment implémenter la responsabilité sociétale des entreprises dans le contexte africain. Cette question et bien d'autres ont motivé les participants et les représentants de l'Institut Afrique RSE, la commission de l'Union Africaine pour le droit international, du Bureau international du travail et de cités et gouvernements unis locaux, ainsi que les investisseurs africains à être nombreux dans ce forum pour découvrir les avantages liés à la mise en place de la responsabilité sociétale des entreprises, la réduction des coûts, la prévention des risques (économiques, financiers, juridiques, sociaux ou écologiques), l'innovation par la promotion de la qualité, du service et de la valeur ajoutée...
Un modèle de développement inclusif
Pour ce qui est de la Tunisie, «et au-delà des décisions politiques, on peut affirmer que toutes les parties, gouvernement, opposition et société civile œuvrent ensemble pour mettre en place des institutions solides capables de garantir l'émergence d'un Etat de droit. Il est certain que la sérénité et la sécurité constituent des conditions sine qua non pour dynamiser l'investissement», précise Ryadh Bettaïeb, ministre de l'Investissement et de la Coopération internationale, à l'ouverture de ce forum.
Dans ce cadre et afin de faire face au problèmes et répondre aux aspirations du peuple, le gouvernement a mis en place un nouveau programme économique et social, qui se veut un nouveau modèle de développement inclusif, juste et équitable basé sur l'Etat de droit, la bonne gouvernance, la compétitivité et la liberté d'entreprendre. En matière de développement de l'environnement de l'investissement et des affaires, «le gouvernement veille à assurer un climat d'affaires plus sain et plus attractif en mettant l'accent sur certains aspects qui entravaient le développement de l'investissement à un rythme conforme aux potentialités du pays: lutte contre la corruption, ancrage des principes de la transparence et de la bonne gouvernance», ajoute le ministre.
Il s'agit aussi de développer le dispositif national de l'investissement à travers des réformes rigoureuses et intégrales touchant les différents aspects liés à l'environnement des affaires. L'objectif étant d'assurer la reprise de confiance des opérateurs économiques nationaux et étrangers et de mettre en place les bases solides pour un développement durable, équilibré et équitable.
Ce programme économique et social est basé, également, sur la révision du cadre réglementaire régissant les affaires et l'investissement, le développement d'un partenariat public-privé, l'amélioration de la qualité des prestations administratives, la promotion d'un partenariat entre les entreprises tunisiennes et internationales afin d'assurer le transfert des technologies.
«Par ailleurs, la refonte du Code d'investissement, qui est maintenant dans une étape avancée, constitue une des principales priorités du gouvernement. La Tunisie doit donner aux investisseurs les meilleurs garanties par l'effet de procédures à la fois simples et transparentes», poursuit R.Bettaïeb.
L'expérience acquise dans le domaine des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie pourrait servir de base pour l'élaboration des politiques d'investissement «vert» dans plusieurs domaines, y compris dans la mise en œuvre de mesures incitatives à l'investissement privé (eau, déchets et écotourisme).
Le développement d'indicateurs de mesure et de suivi de l'investissement vert, national et étranger, pourrait contribuer à mieux cibler et assurer le suivi de ces mesures incitatives et leur évolution. «Et nous comptons dans ce cadre sur l'expertise et l'expérience de nos partenaires pour une meilleure mise en valeur de nos partenaires pour une meilleure mise en valeur de nos ressources nationales».
Ceci ne peut être envisagé sans mettre en place les mesures d'accompagnement nécessaires, en particulier une meilleure adaptation du cadre juridique régissant ces activités particulièrement dans le cadre de la refonte du code de l'investissement, l'inclusion de clauses relatives à la protection de l'environnement et du développement durable dans les accords d'investissement et les accords commerciaux.
A un autre niveau, «l'Afrique dispose réellement d'importantes ressources et richesses naturelles, de compétences et de potentialités humaines qui constituent des atouts déterminants pour l'avenir et pour le positionnement de l'Afrique sur la scène internationale surtout que les études et les analyses prévoient des signes d'essoufflement et de ralentissement de la croissance économique dans les pays avancés. Notre continent offre d'importantes opportunités de partenariat dans des domaines très diversifiés englobant les mines, l'agriculture, la pêche, l'industrie, le commerce et aussi les nouvelles technologies, la formation, l'enseignement et bien d'autres domaines. Ces opportunités d'actions devraient être saisies dans le cadre de stratégies de développement durable et équitable répondant aux exigences et attentes de nos peuples», ajoute Tarak Cherif, Président de la Conect.


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