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Renforcer la productivité pour plus de compétitivité
Perspectives
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 06 - 2010

Un plan de développement élaboré au sein de l'entreprise, qui n'est pas basé sur la productivité, n'a pas beaucoup de chances de réussir. En effet, à l'heure où la concurrence devient de plus en plus rude, l'entreprise n'a pas d'autres choix que de renforcer la productivité par tous les moyens disponibles. Le pire dans la vie d'une entreprise est qu'elle ne soit pas en mesure de satisfaire qualitativement et quantitativement les besoins exprimés par un importateur vu l'insuffisance des quantités produites. Plusieurs entreprises tunisiennes n'ont pas pu, en effet, fournir les quantités suffisantes en produits pourtant demandés comme, à titre d'exemple, les produits congelés de la pêche. Certes, plusieurs facteurs entrent dans la diminution de la production – selon le secteur d'activité – et qui ne dépendent pas forcément de l'effectif de l'entreprise. Des facteurs exogènes sont parfois responsables de la baisse de la production.
Pour ce qui est du secteur de la pêche, justement, les caprices de la nature (conditions climatiques défavorables) ainsi que le repos biologique, qui est nécessaire pour assurer à terme la régénération et la préservation des richesses halieutiques, contribuent dans une diminution des apports. Mais le secteur de la transformation s'en trouve touché. D'ailleurs, au niveau de l'Union européenne, des directives assez récentes – auxquelles la Tunisie a adhéré – ont été décrétées en vue de sauvegarder certaines espèces. Pour d'autres secteurs, on peut citer aussi l'enchérissement des prix des matières premières ou leur indisponibilité, voire les ruptures des stocks qui ne permettent pas à l'entreprise de travailler au rythme habituel pour un moment. Certes, l'entreprise peut diversifier ses sources d'approvisionnement en matières premières, mais cela peut prendre un certain temps.
Des forces majeures exogènes et souvent conjoncturelles sont donc responsables parfois de la baisse de la production et ne permettent pas de garantir une productivité conformément aux prévisions établies. Les chefs d'entreprise prennent pourtant toutes les précautions pour bien se prémunir contre les perturbations du marché des matières premières, mais des évènements de dernière minute au niveau international peuvent bouleverser les plans de production mis en place.
Mais ce qui n'est pas toléré, c'est quand la productivité est faible ou pas assez développée à cause des facteurs endogènes, qui dépendent de l'entreprise qui a pourtant des possibilités d'exportation. Le risque de perdre le marché devient alors une réalité qui peut porter atteinte à l'entreprise. D'où l'importance d'engager une réflexion sur le problème de la productivité ordonnée par le Chef de l'Etat en impliquant tous les acteurs économiques. Il s'agit donc d'identifier les failles à l'intérieur de l'entreprise, qui handicapent la productivité à court, moyen et long terme.
L'idéal pour un chef d'entreprise c'est d'augmenter la production sans que les charges n'évoluent de façon vertigineuse. Pour ce faire, plusieurs dispositions doivent être prises pour ce qui concerne les méthodes de travail, la gestion des ressources humaines (motivation et intéressement) et l'utilisation du matériel de production. C'est qu'une augmentation du volume de la production avec un coût très élevé ne permet en aucun cas à l'entreprise d'être compétitive sur le marché mondial dans la mesure où elle doit pratiquer des prix de vente supérieurs à ceux affichés par les entreprises concurrentes. Ces prix doivent couvrir les frais de production et dégager un petit bénéfice.
Au niveau de la méthode de travail, l'entreprise est appelée à se spécialiser dans un ou des segments dans lesquels elle peut se distinguer grâce, par exemple, à la valeur ajoutée ou a la nature même du produit. Les autres produits qui ne sont pas assez demandés et non rentables peuvent être abandonnés. Ainsi, l'entreprise se décharge déjà d'un fardeau au niveau de la production et de la commercialisation.
L'apport des ressources humaines est déterminant dans l'amélioration de la productivité. Le chef d'entreprise doit veiller, en premier lieu, à ce que le taux d'encadrement dans tous les services soit correct pour pouvoir effectuer les différentes tâches dans les meilleures conditions. Ces tâches concernent aussi bien l'étude du marché pour connaître les tendances et les exigences des consommateurs, la conception des produits ou leur transformation, l'innovation et la recherche, le processus de production et la prospection et le marketing pour gagner de nouveaux parts de marchés, augmenter le portefeuille clients et les fidéliser. L'investissement concédé pour améliorer le taux d'encadrement ne peut qu'avoir des effets bénéfiques pour l'entreprise en termes de recettes financières et de pérennité des affaires.
Les différents employés ont droit, bien sûr, à des intéressements – sous forme de primes dont le montant doit être bien étudié et d'autres avantages possibles en nature ou matériels – sans négliger le climat social serein ni les conditions de travail, la sécurité et la santé professionnelle. Le but est de mettre l'employé dans un environnement approprié pour l'inciter à donner le meilleur de lui-même avec dévouement, abnégation et disponibilité. L'environnement extérieur de l'entreprise – bien aménagé et disposant des commodités nécessaires en tant que centre de vie – contribue, lui aussi, à l'amélioration du cadre de travail des employés toutes catégories confondues.
La productivité ne doit pas être très coûteuse pour le chef d'entreprise pour pouvoir être compétitif sur le marché extérieur. Produire plus avec des prix accessibles est l'objectif recherché par tout chef d'entreprise. Mais pour pouvoir pratiquer des prix bas et avoir une marge de manœuvre d'ajustement des prix, il est nécessaire de maîtriser autant que faire se peut les coûts de la production.


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