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Economie familiale
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 12 - 2013

Réduire les dépenses dans le domaine de l'alimentation. Le programme Med Diet propose la solution des plats méditerranéens
Les dépenses consacrées à l'alimentation par la famille tunisienne occupent une part importante du budget. Ainsi, l'augmentation des prix des produits agricoles et agroalimentaires a rendu la charge plus lourde, même si les habitudes de consommation ont bien changé, l'on consacre un budget supplémentaire aux repas dans les restaurants pour la famille. La gestion rationnelle du budget familial exige néanmoins des économies en matière de produits alimentaires de différentes natures : plats cuisinés, conserves, soupes prêtes à la cuisson... Les besoins des ménages ne cessent d'augmenter, selon les dernières enquêtes nationales effectuées, alors que le taux d'augmentation des salaires est, lui, très limité, en tout cas ne couvrant pas le volume des achats prévus chaque mois.
Ces dépenses incluent, bien sûr, les produits électroménagers, les réparations, le carburant, les articles vestimentaires, les soins, le transport... Ainsi, avant la fin du mois, plusieurs ménages n'ont plus d'argent et sont obligés à recourir à l'emprunt, via leur entreprise ou les banques pour subvenir à leurs besoins surtout s'ils ont un important projet à financer, comme l'achat d'une voiture — même d'occasion — d'un logement ou tout simplement pour faire des travaux de rénovation de leur logement. Face au manque de moyens financiers, plusieurs personnes ont renoncé à leurs projets — ou reporté la date de leur réalisation et se contentent de parer au plus urgent.
Situations financières difficiles
Le budget destiné à la consommation alimentaire est, cependant, sacré et ne doit pas être utilisé dans un autre domaine sous quelque prétexte que ce soit. L'une des mauvaises habitudes acquises par de nombreuses familles tunisiennes au cours des dernières années — notamment lors des grandes périodes de consommation — c'est le stockage des produits alimentaires afin de les utiliser en cas de besoin. Les rayons alimentaires des grandes surfaces contenant des pâtes, des conserves, des fromages et dérivés sont rapidement vidés. Le problème est que les produits achetés ne sont pas tous consommés et une bonne partie est jetée dans les poubelles. Certaines familles n'achètent pas le strict nécessaire, ce qui les place dans des situations financières difficiles chaque mois.
D'autres ménages effectuent leurs achats hebdomadaires ou encore mensuels dans les grandes surfaces en raison de leurs engagements professionnels. Cette catégorie, même si elle est moins dépensière, se retrouve généralement exposée aux effets néfastes de la restauration extérieure.
Ces effets ne sont perceptibles qu'à long terme quand le sujet concerné constate qu'il est atteint de diabète ou d'une maladie cardiovasculaire due à une consommation effrénée de matières grasses, de sucreries et d'huiles végétales. La rationalisation des dépenses consacrées à l'alimentation doit être accompagnée de repas équilibrés où les légumes crus de saison occupent une place de choix sans se priver des autres délices à consommer avec modération. Selon M.S, intervenant dans le domaine de l'éducation, «le Tunisien n'est pas toujours en mesure de diversifier ses plats en optant pour une alimentation équilibrée à cause de la hausse des prix de certains produits agricoles et de l'indisponibilité d'autres sur les étalages».
Transformation artisanale des aliments
De ce fait, le consommateur est parfois obligé de se rabattre sur des plats pauvres en vitamines pour pouvoir satisfaire les besoins de ses enfants à moindre frais. Le père de famille à revenu limité préfère donc favoriser la quantité aux dépens de la qualité. Mme Radhia, mère de famille, est également pour l'alimentation équilibrée mais des contraintes d'ordre familial empêchent parfois d'atteindre l'objectif fixé. «Quand la femme travaille toute la journée, elle ne peut pas préparer les repas à ses enfants, souligne-t-elle. Généralement, le père ne veut pas participer à la préparation des repas, même s'il s'y connaît, estimant que cela incombe à la femme».
En fait, toute une culture de solidarité et d'entraide doit être instaurée pour pouvoir tirer le meilleur profit des traditions culinaires et éviter des dépenses inutiles. Le plaisir de se retrouver ensemble devant un repas riche en fibres procure à la famille un plaisir particulier. C'est dommage que les familles tunisiennes — notamment en milieu urbain — aient perdu les bonnes habitudes alimentaires qui avaient pourtant des avantages substantiels dans l'économie familiale. Le couscous, les tomates, l'harissa et les conserves étaient préparés à la maison.
Ces produits transformés de façon artisanale — dont le goût était des plus savoureux — étaient conservés dans des bocaux. Une telle méthode de fabrication et de conservation réduisait les dépenses en matière de produits alimentaires. Il suffit d'acheter en grandes quantités les produits de saison vendus à prix abordables, comme c'est le cas, par exemple, du coing qui est transformé en confiture. C'est le cas des tomates, des piments, des carottes et d'autres produits qui peuvent être conservés.
C'est dans ce cadre d'ailleurs qu'intervient le programme Med Diet, financé par l'Union européenne et qui concerne, en plus de la Tunisie, le Liban, l'Egypte, l'Italie, l'Espagne et la Grèce. Premier en son genre en Tunisie, ce programme se distingue par ses dimensions sociale, culturelle et économique. Il vise ainsi à préserver la santé des générations futures en améliorant leur niveau de vie grâce à l'adoption d'un mode de consommation rationnel qui met en valeur les bonnes traditions culinaires. Leur préservation permet aussi de valoriser notre patrimoine culturel diversifié en rapport avec la civilisation méditerranéenne.
Bonnes pratiques à adopter
Chaque région tunisienne a des spécificités dans la cuisine traditionnelle qui doivent être partagées pour qu'elles soient connues aussi bien au niveau local qu'extérieur. D'ailleurs, l'Unesco a reconnu en 2010 le régime alimentaire méditerranéen comme faisant partie du patrimoine culturel de l'humanité favorisant la tolérance entre les peuples. Le programme Med Diet s'inscrit dans le mécanisme européen de voisinage et de partenariat favorisant la coopération mutuelle entre les Etats du pourtour méditerranéen.
Le programme est destiné notamment aux jeunes qui sont les premiers menacés par le changement du mode de consommation ainsi qu'aux chefs des petites et moyennes entreprises opérant dans le secteur de l'alimentation, y compris les restaurants qui seront appelés à servir des plats méditerranéens sains et équilibrés selon le label Med Diet qui doit être mis bien en évidence. La Chambre de commerce et d'industrie de Tunis est l'une des structures participant aux Conseils communs de ce projet qui a ciblé 4.800 élèves, 120 directeurs et 1.200 enseignants et directeurs. Ces derniers seront sensibilisés et informés des bonnes pratiques alimentaires afin qu'ils puissent transmettre le message aux élèves en les invitant à opter pour une alimentation riche, sans gaspillage ni dépenses inutiles. Les bénéficiaires dudit projet seront dans leur ensemble de l'ordre de 22.500 consommateurs et 300 restaurateurs et directeurs.
Le budget alloué à ce programme — dont la durée est de trente mois, soit de janvier 2013 à juin 2015 — est estimé à 4.999.972 euros dont 4.497.275 euros provenant de l'Union européenne dans le cadre du mécanisme de voisinage et de partenariat, les 10% restants étant à la charge de la Chambre. A travers ce programme, l'on cherche à renforcer les capacités des établissements éducatifs et des autorités locales pour qu'ils puissent mettre en œuvre des sessions de sensibilisation et de vulgarisation en matière d'alimentation méditerranéenne équilibrée au profit des enfants, des jeunes et des groupes d'habitants en général. La Chambre de commerce et d'industrie de Tunis et les petites et moyennes entreprises sont également ciblées.


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