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Calomnie et diffamation
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 12 - 2013


Par Hatem KOTRANE
«Plus une calomnie est difficile à croire, plus pour la retenir les sots ont de mémoire !» (Casimir Delavigne)
Cette expression du poète et dramaturge français (1793/1843) résume bien, malheureusement, l'initiative porteuse de calomnie et de diffamation, prise par suite de la publication par la Présidence de la République d'un «livre noir sur les journalistes». Elle résume bien, malheureusement, l'initiative porteuse de calomnie et de diffamation, prise par suite de la publication par la Présidence de la République d'un «livre noir» sur le système de propagande sous le règne de Ben Ali.
L'auteur de ces lignes y est cité à la page 118 parmi une « liste d'universitaires et d'intellectuels ayant servi en 1996 à défendre les dossiers se rapportant à l'ancien régime» ! Aucune indication n'est cependant rapportée à la page 120 sur les services que j'aurais personnellement rendus ni sur les contreparties qui m'auraient été attribuées, alors que rappel a été fait, nominativement, des hautes responsabilités que d'autres colistiers avaient pu exercer et qui auraient été confiées par le président déchu en reconnaissance des services prétendument rendus, y compris « en vue de répondre à la campagne déclenchée par la France à cette époque » !
Ma tristesse fut grande et — un moment — j'ai songé à ne pas répondre, me rappelant ce qu'un poète et moraliste (Chamfort -1741/1794) écrivait, à juste titre : « La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais » !
Mais le devoir appelle à réagir, au moins en défense de l'une des figures également citée dans la même liste d'intellectuels, et qui ne peut pas malheureusement aujourd'hui faire entendre sa voix, en l'occurrence le professeur Youssef Alouane, disparu le 31 janvier 2008 (que Dieu ait son âme !). Ancien président de l'Université El Manar, il était une des grandes figures de la société civile tunisienne. J'ai connu directement cet homme et pu prendre conscience de l'unanimité autour de sa personne tant tout le monde, en Tunisie et bien ailleurs, au sein du cercle académique et des organisations de la société civile, lui vouait un grand respect et une grande affection, connaissant sa valeur scientifique, son honnêteté, sa courtoisie, son amour et sa loyauté surtout pour sa patrie, la Tunisie ! Bref, il avait toutes ces qualités qui semblent manquer aujourd'hui cruellement, hélas, à l'initiateur d'un livre propagandiste, diffamatoire et calomnieux. Et dire que Youssef Alouane avait même rêvé, avant sa mort, de créer une association culturelle qui s'occuperait du dialogue et qui aurait été nommée «Dialogues de Carthage» en se référant à la ville, symbole d'ouverture et si tristement transformée, en dépit des hautes charges qui y sont assumées au sommet de l'Etat, en lieu où s'organise le déni de tout sens de l'Etat et la division des Tunisiens, en contradiction avec ce que requièrent la grandeur d'âme, la sagesse et la recherche tant souhaitée du rassemblement et du dialogue dont la Tunisie a tant besoin en ces moments difficiles!
C'est Edgar Allan Poe, poète et romancier (1809/1849), qui écrivait : « Calomnier un grand homme est, pour beaucoup de gens médiocres, le moyen le plus prompt de parvenir à leur tour à la grandeur ».
Repose en paix, cher Youssef Alouane ! J'ai choisi, pour ma part, de ne pas me taire. Mon honneur et celui de ma famille, mes responsabilités en qualité d'expert indépendant des Nations unies, vice-président et plus ancien membre élu par les Etats, parties à la Convention des droits de l'enfant, ma vie durant passée au service de l'enseignement et de la recherche, ainsi que ma participation reconnue à la promotion, en Tunisie et partout dans le monde, des droits humains, y compris les droits sociaux et les droits des enfants et des jeunes — à qui l'avenir appartient — me dictent de réagir ! La Tunisie est bel et bien un Etat de droit. La justice fera le reste !
(Vice-président du Comité des Nations unies des droits de l'enfant. Professeur de droit privé à la faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis - Université de Carthage)


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