Mercedes-Benz Tunisie sacrée marque premium n°1 : une victoire portée par les équipes locales    Terres rares : de quoi parle-t-on exactement ?    Habib Tounsi: Les systèmes de management intégrés à l'heure de la transition bas carbone    Tunisie : des mesures strictes attendent les bureaux de change en infraction    L'Ecole nationale d'ingénieurs de Tunis abrite la finale de la troisième édition du concours UTM Innov    Choc démographique : un pays africain dépasse toutes les naissances européennes    Où suivre en direct le match Tunisie – Cap-Vert à la CAN de handball ?    Alerte : La maintenance du canal Méjerdah perturbe l'approvisionnement en eau dans plusieurs régions    Espagne remporte la finale du Mondial 2030 !    Difficultés d'apprentissage : qu'est-ce que c'est et comment savoir si votre enfant en souffre ?    Météo en Tunisie : temps nuageux, températures en légère hausse    Concours – Tunisie : recrutement de 726 enseignants d'éducation physique dans le secondaire    Le cirque Paparouni s'installe à Carthage durant les vacances scolaires et présente Jungle Book    D'où vient un trésor historique découvert à Houaria ?    Tunis : lancement de la campagne pour les cartes d'identité des futurs bacheliers    Séparation du gaz domestique et du gaz industriel : quelle est la nouvelle stratégie d'''Agil'' ?    Tunisie triomphe à Casablanca : 9 médailles et une fierté nationale pour le judo    Fender Play arrive sur les téléviseurs Samsung pour apprendre la guitare sur grand écran    Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques - Journée d'étude sur la protection des données personnelles : Mercredi 28 janvier 2026, faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis    Les judokas Tunisiens remportent 5 médailles dont 2 en or à l'Open international seniors de judo à Casablanca    LG Electronics repense l'expérience de la laverie en résidence universitaire avec Laundry Lounge    Météo en Tunisie : temps froid, pluies au nord à temporairement orageuses à l'extrême nord ouest    Drame au Mexique : 11 victimes d'une attaque armée    France : vers l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Inondations : Kaïs Saïed appelle à des mesures concrètes et à une mobilisation nationale    Vagues géantes à Nabeul : des vestiges antiques dévoilés après les tempêtes    Baker Ben Fredj revient avec l'exposition 'Le Reste' à la galerie Archivart après 20 ans d'absence    Kais Saied reçoit l'ambassadrice de Pologne à l'occasion de la fin de sa mission en Tunisie    The Tunisian Stambeli Collective invite le jazzman autrichien Nikolaus Holler pour un concert unique à Carthage    Intempéries : fermeture temporaire du Palais Ennejma Ezzahra    Justice : trois ans et demi de prison pour Borhan Bsaies et Mourad Zeghidi    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    Cinq ans après son décès : Moncer Rouissi, son héritage, sa vision (Album photos)    Tahar Bekri: Saule majeur    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Quand la terre change de souveraineté : histoire longue des ventes de territoires, de l'Empire romain au Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Bien plus que du soleil : Pourquoi les expatriés succombent au charme de la Tunisie    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Match Maroc vs Sénégal : où regarder la finale de la CAN Maroc 2025 du 18 janvier ?    Khadija Taoufik Moalla: Mourad Wahba, le philosophe qui voulait réconcilier raison, foi et humanité    USA: La suspension de la délivrance de visas affecte-t-elle un visa en cours de validité et s'applique-t-elle aux visas de tourisme ? Voici la réponse    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Inquiétudes économiques
Point de mire
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 04 - 2014


Par Abdelhamid Gmati
Emoi et inquiétudes, cette semaine, quant à la situation économique du pays. Certes, on savait que l'économie ne se portait pas bien et plusieurs voix ont agité la sonnette d'alarme ; mais on leur avait opposé des propos lénifiants, en dépit des réalités. Mais là, c'est le Premier ministre lui même qui est monté au créneau pour dire ses préoccupations et son inquiétude. Prenant le relais du porte-parole du gouvernement, Mehdi Jomaa a confirmé les difficultés du gouvernement à honorer le paiement des salaires des fonctionnaires. Il a précisé à ce propos que « l'Etat s'est trouvé contraint d'emprunter 350 millions de dinars pour payer les salaires du mois d'avril ». Et il a incité les Tunisiens à « prendre conscience du fait que la situation est délicate ». Certes, l'émission de l'emprunt obligataire « est imminente, mais elle ne résoudra pas le problème dans sa totalité ».
Plusieurs acteurs et experts économiques ont estimé que les déclarations des responsables gouvernementaux sont « exagérées et alarmistes ». L'un d'entre eux précise que « nous ne pouvons pas parler d'incapacité de l'Etat à payer les salaires de ses fonctionnaires octroyés en monnaie nationale, d'autant que, dans les cas extrêmes, l'Etat pourrait avoir recours à un emprunt auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) en dépit de l'impact d'un tel choix sur l'inflation».
Karim Trabelsi, expert auprès du département des études, relevant de l'Ugtt, a dénoncé un « discours alarmiste » dont l'objectif est de «contrecarrer les revendications sociales et d'intimider la principale organisation syndicale... Le problème auquel nous faisons face actuellement est un problème de liquidités et non pas de solvabilité... de telles inquiétudes n'ont pas de raison d'être, d'autant que les ressources fiscales (taxes, redevances etc.) constituent 70% des recettes budgétaires ». Et il affirme que « le discours alarmiste » a fait son apparition quand des voix se sont élevées pour réclamer des négociations sur des augmentations salariales dans le secteur public.
Qu'est-ce à dire ? Dans quel intérêt le gouvernement tiendrait-il un discours « alarmiste », exagérant la réalité de la situation ? Une chose est sûre : la situation n'est pas rose et les Tunisiens le constatent tous les jours. Rappelons qu'à sa première interview télévisée, il y a plus d'un mois, le chef du gouvernement avait qualifié la situation économique de « pire que ce qu'il imaginait», évoquant un plan d'austérité, précisant que la Tunisie « a besoin d'emprunter pour couvrir les besoins de consommation courante». Ses déclarations de cette semaine, étayées de quelques chiffres, vont dans ce sens, désirant dégager la responsabilité de son gouvernement de la situation actuelle. Ceci est à rapprocher des précisions données, cette semaine, par Moez Joudi, économiste et expert en finances, qui affirme que « 30 milliards de dinars ont été dilapidés des caisses de l'Etat durant la période où la Troïka, l'ancienne coalition dominée par Ennahdha, était au pouvoir », invitant l'actuel chef du gouvernement provisoire Mehdi Jomâa à le signaler, et à dire toute la vérité sur la situation économique dans le pays, allant même jusqu'à le prier de poursuivre en justice pour malversation les gouvernements précédents.
L'autre objectif visé a été défini par le Premier ministre lui-même lorsqu'il a affirmé que « le seul moyen de s'en sortir est de travailler », invitant les Tunisiens « à faire des sacrifices ». Cette « invitation » concerne les syndicats et les travailleurs qui devraient mettre en sourdine leurs revendications et cesser les grèves répétées qui handicapent les productions nationales (telles que celle des phosphates) et privent l'Etat d'une partie importante de ses ressources. Sont aussi, indirectement, dénoncés les mouvements dans des régions comme Ben Guerdane ou Tataouine, qui, sous couvert de revendications légitimes, sont «chapeautés et provoqués par des parties politiques cherchant à semer le désordre et le chaos », comme l'a spécifié, il y a quelques jours, le gouverneur de la région. De son côté, l'Ugtt a réagi aux propos du Premier ministre affirmant ne pas vouloir « être la seule à faire des sacrifices ».
Certes, le chef du gouvernement a assuré que l'Etat protégera les catégories défavorisées. Mais il se trouve que même la « fameuse » classe moyenne souffre de la situation et tous les Tunisiens déplorent la détérioration de leur pouvoir d'achat. Tous ? Il serait approprié que le gouvernement, la présidence de la République, les députés ainsi que les chefs d'entreprise réduisent leurs dépenses, voire leurs avantages.
Quand on demande au peuple de faire des sacrifices, il faut commencer par donner l'exemple. Histoire de motiver tout le monde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.