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Un consensus sur les nouvelles orientations
Conférence nationale sur l'énergie
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 06 - 2014

La Tunisie a besoin de développer de nouvelles sources d'énergie pour pouvoir satisfaire une demande de plus en plus importante.
La Tunisie compte adopter une nouvelle stratégie en matière d'énergie dans le cadre d'un large consensus impliquant la société civile, les partis politiques et les entreprises publiques. C'est dans ce cadre que le ministère de l'Industrie, de l'Energie et des Mines a organisé hier dans un hôtel à Gammarth et sous le patronage de M. Mehdi Jomaa, chef du gouvernement, une conférence nationale sur «l'évaluation des résultats du dialogue national sur l'énergie».
Selon M. Kamel Ben Nasr, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des Mines, les données d'ordre général relatives à l'énergie sont disponibles et à la portée des personnes intéressées, mais il y a d'autres données qui ne peuvent pas être fournies et sont considérées comme «secret national». Toute personne qui estime que le secteur de l'énergie se caractérise par une corruption n'a qu'à présenter ses preuves. «Partout dans le monde, y compris en Russie et en Arabie Saoudite, certains détails sur les concessions par exemple sont classés secret national», souligne-t-il. D'où la nécessité de mettre un terme à ces débats qui évoquent la corruption sur la base d'accusations non fondées. Le ministre estime, par contre, qu'il faut se pencher sur les solutions énergétiques pour l'avenir d'autant plus que la Tunisie «ne baigne pas, comme le prétendent des pseudo-experts sur une nappe de pétrole». Le débat national sur l'énergie a permis de prévoir plusieurs scénarios pour la production de l'électricité et les hydrocarbures, la consommation et la compensation qui doivent être rationalisées. Le projet de loi sur les énergies renouvelables présenté à l'Assemblée nationale constituante en novembre 2013 a été examiné par la commission concernée avant de donner ses observations et ses propositions.
Améliorer la compétitivité
S'agissant du gaz de schiste qui a suscité des contestations de la part de certaines personnes, le ministre a indiqué que cette question nécessite un débat national avec les experts. Il a indiqué que les Etats-Unis d'Amérique, à titre d'exemple, ont développé une technologie leur permettant d'exploiter sans problème le gaz de schiste et sont prêts à la transférer à la Tunisie. A la faveur de l'exploitation de cette énergie, le prix du gaz a chuté à 4 dollars, voire à moins de 3 dollars, au lieu de 12 dollars et plus, prix pratiqué sur le marché mondial. La production de ce gaz a participé, de même, dans ce même pays, à la croissance de l'industrie, à améliorer la compétitivité et à générer de nouveaux postes d'emploi, tout en respectant l'environnement. «Pour ce qui est de la Tunisie, il faut ouvrir le débat dans les plus brefs délais avec les experts en étudiant les données disponibles pour trouver un large consensus à ce sujet», soutient le ministre. En tout cas, l'Agence mondiale de l'énergie a adopté ce processus pour trancher au sujet du gaz de schiste, à condition de respecter l'environnement.
En plus des USA, plusieurs autres pays, comme le Canada, la Grande-Bretagne et l'Ukraine ont exploité le gaz de schiste. Même l'Algérie a élaboré un texte de loi en rapport avec cette ressource. La consommation de la Tunisie en énergie augmente d'une année à l'autre, ce qui nécessite de trouver de nouvelles ressources alternatives. La stratégie à mettre en place, qui s'étalera sur trois ou cinq ans, doit être élaborée et mise en application sur la base d'études d'impact sur l'environnement et de rentabilité économique. Le ministre a cité certains projets énergétique, comme la centrale de Radès dont les appels d'offres ont été lancés et celle de La Mornaguia. Il s'agit, maintenant, de trouver des solutions pour les projets à long terme. Au cas où le débat serait lancé dans les prochains jours —suivi d'un consensus—, il deviendrait possible d'exploiter le gaz de schiste à l'horizon 2020.
De son côté, M. Jemaa Ben Salah, de l'Association tunisienne du pétrole et du gaz, a présenté un résumé du débat national sur l'énergie, précisant que les travaux ont eu lieu depuis un an. L'objectif de ce débat post-révolution est de trouver des solutions dans un contexte de transition énergétique avec la participation de la société civile. Il s'inscrit aussi dans le cadre d'un projet de loi d'orientation énergétique.
Réorienter la subvention
Une Task Force a été ainsi créée en prenant en compte les médias et la communication, ainsi que les dialogues régionaux et sectoriels. Cette commission se compose des représentants du ministère de l'Industrie, de l'Energie et des Mines, des entreprises publiques, d'universitaires, d'associations et d'experts. Le dialogue a commencé par le gouvernorat de Nabeul avant de se généraliser à toutes les autres régions en impliquant les représentants de l'Ugtt et l'Utica. Au total, 27 rencontres ont été organisées avec 70 à 80 participants par rencontre. On a pu recueillir 550 propositions et 150 questions. A noter que 50% des interventions concernent les énergies renouvelables. Les principaux sujets évoqués ont trait à l'accès à l'information, à la tarification et à la subvention énergétique, à la bonne gouvernance au sein de l'administration. Les participants se sont intéressés aussi à la décentralisation des décisions et, bien sûr, aux énergies renouvelables. Ils appellent les autorités compétentes à fournir des informations simplifiées et à les mettre à la disposition des citoyens.
Une proposition a concerné la réorientation de la subvention vers les ménages les plus vulnérables et à financer certains projets avec des crédits bancaires à taux d'intérêt bonifié à travers l'intervention du Fonds de transition énergétique. Les participants souhaitent, de même, que les subventions soient utilisées pour encourager la production aux dépens de la consommation. La TVA devrait être adaptée, selon eux, et dans certains cas aux produits subventionnés, tout en clarifiant davantage la facturation de la Steg. Pour ce qui est de la bonne gouvernance, les participants suggèrent l'institution du statut d'«homme énergie» et de renforcer ses interventions en veillant à sa bonne formation. En plus de la maîtrise de la consommation de l'énergie, de nombreuses personnes sont pour la révision de l'utilisation des véhicules administratifs.
Par ailleurs, la décentralisation des décisions est nécessaire. Il est recommandé aussi de rapprocher l'administration du citoyen en créant des représentations régionales de l'Agence nationale de maîtrise de l'énergie qui doit encadrer et former les représentants des communes. Les actions associatives doivent également être encouragées. Les participants aux réunions souhaitent le développement du tissu industriel dans le secteur des énergies renouvelables, l'utilisation des compteurs intelligents dans le réseau électrique et le recours davantage au transport public.


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