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Prendre en compte les risques électoraux
Trois questions à Chafik Sarsar, président de l'Isie
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 09 - 2014

Aujourd'hui, l'Instance supérieure indépendante des élections (Isie) commence à recevoir les candidatures à la présidentielle et l'on s'attend à des mises en scène de certains candidats qui chercheront à faire leur show. Le président de l'instance, Chafik Sarsar, est confiant pour la suite des préparatifs des instances régionales, tout en restant vigilant sur les délais du calendrier électoral.
Pour le dépôt des candidatures à la présidentielle, qu'en est-il de la question de la délégation de pouvoir et faut-il craindre des incidents avec une quarantaine de candidats annoncés ?
La loi électorale a permis qu'il y ait une possibilité de délégation de pouvoir : le candidat peut déléguer à quelqu'un le droit de le représenter et de déposer son dossier de candidature. Pour les incidents, ils sont possibles, parce que les candidatures à la présidentielle sont médiatisées et, avec certains candidats, qui seront devant les caméras, on peut assister à des shows... Espérons que ça s'arrête là !
On a vu que les intentions de se porter candidat à la présidentielle ont atteint un nombre important. Il faut attendre et voir qui va réussir à avoir le parrainage requis pour cela. Pour ce qui est du nombre de ces intentions qui dépassent les quarante, ce n'est pas un bon nombre, parce que ce nombre devrait refléter la division de l'opinion publique sur cette question. Or est-ce que l'opinion publique est réellement divisée en quarante ? Non, pas du tout. Je crois que le surnombre peut se répercuter négativement sur le comportement de l'électeur. Mais, finalement, l'électeur va choisir au premier tour mais, au deuxième, il va éliminer.
Où en est-on des préparatifs au niveau des instances régionales en prévision des élections ? D'autre part, pour les doublons sur les listes électorales, comment procédez-vous pour résoudre le problème ?
Pour l'instance centrale, nous avons quelque cent cinquante agents et, au niveau régional, nous avons des Iries qui fonctionnent avec presque 250 ou 260 agents. Mais elles vont très prochainement en recruter davantage. Une administration électorale, c'est extensible mais, d'ici les élections, on va passer à des tâches limitées. Les préparatifs vont bon train et nous essayons de rester dans les délais du calendrier électoral. Nous sommes satisfaits de ce qui été réalisé jusque-là, en dépit des difficultés.
Pour ce qui est du nombre d'agents dans chaque bureau, il varie entre quatre et cinq, car le travail s'étend de 7h du matin jusqu'à minuit. En 2011, on avait travaillé avec cinq personnes dans chaque bureau. C'est vrai que le nombre est important, plus de onze mille bureaux, mais il faut penser à avoir des réserves au niveau des centres pour combler les éventuelles absences. On va tabler sur 50 mille agents et on doit avoir un coussin de sécurité dans ces candidatures, qui ne seront pas toutes acceptées puisqu'elles ne vont pas toutes remplir les conditions, donc on devra en avoir 15 mille de plus.
Pour ce qui est des doublons dans les listes électorales, si vous observez de plus près, vous allez trouver qu'il y a des dates de naissance différentes, ou deux caractères différents. Il se peut que ce soit des personnes différentes, mais on a su que, dans les bases mères, on trouve que certaines personnes ont deux cartes d'identité, et on l'a donc déjà déclaré. On trouve parfois qu'il y a une différence de nom et cela peut conduire — surtout qu'on peut s'inscrire avec la carte d'identité et le passeport —, à avoir deux inscriptions. On a essayé de révéler tout cela et, essentiellement, on a pensé aux mécanismes qui permettent d'empêcher d'avoir des doublons dans les listes.
La situation sécuritaire et d'autres facteurs ont été invoqués par certains politiques comme raison pour réclamer le report des élections. Qu'en est-il de ces risques qui pourraient perturber le bon déroulement des élections ?
Concernant la question de la sécurité dans l'administration électorale, il faut qu'il y ait toujours un élément de ce qu'on appelle la gestion des risques électoraux. Il y a des risques qui, selon les experts, peuvent s'élever à 26 : ils touchent à la sécurité, au climat, etc. Organiser des élections au mois de décembre dans la campagne, on peut avoir des risques concernant les routes. Chaque administration électorale doit prendre cela en considération.
Dans d'autres pays, en Asie et ailleurs, avec des situations encore pires que la nôtre, on est parvenu quand même à organiser des élections. Dire donc qu'on doit attendre que la situation sécuritaire soit meilleure ou se stabilise une fois pour toutes, avec surtout la situation qui prévaut en Libye, ce n'est pas tout à fait évident. Je pense qu'il faut prendre son courage à deux mains... On doit organiser les élections et prendre des mesures pour les situations d'exception.


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