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Un très bon début
Première édition du festival Sicca Jazz
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 03 - 2015

Une très bonne première édition malgré la conjoncture politique. Bravo et au prochain Sicca Jazz!
«Au Kef, tout est prêt, des centaines de mains mettent en place la scène, la sono, les chapiteaux... Les commerçants revoient leurs stocks... Les petits hôtels aussi ont fait peau neuve, sortis leur draps fraîchement blanchis... Les tables sont dressées pour des restaurations chaleureuses... La sécurité aussi sera d'autant plus renforcée...» nous avait rassuré l'organisateur du festival, la veille de l'ouverture. La tragique tuerie qu'a connue le Bardo, le 18 mars 2015, et qui a ébranlé toute une nation, n'a pas empêché des artistes programmés de marquer leur présence dans cette première édition. Karim Ziad, Aziz Sahmaoui et l'Américain David Murray n'ont pas hésité un seul instant à maintenir leur rendez-vous au Kef, excepté N'gûyen Lê, ils étaient tous là pour Sicca Jazz, pour le Kef et pour la Tunisie. «Un signe fort de la part d'artistes mondialement connus qui contribuera, un tant soit peu à rassurer tous les amoureux de la Tunisie et qui comptaient venir chez nous passer quelques jours de détente et qui, aujourd'hui, hésiteraient à venir. Sicca Jazz aura lieu «dans la douleur, certes, mais aussi dans l'amour de la vie !» a encore noté l'organisateur.
Ouverture
Sur la route menant à la ville, quelques barrages et autres contrôles pour sécuriser les environs. Un Kef resplendissant, comme à son habitude, nous a accueillis. La météo a décidé de bénir le festival, et les festivaliers ont pu profiter d'un beau soleil caressant «Jbél el kef el aalia» (les hautes montagnes du Kef). Le Tunisien Mohamed Kammoun, en première partie, et l'Algérien Karim Ziad, en must de la soirée, pour le concert de l'ouverture vendredi 20 mars. Sur un mur de la mythique Kasbah, adjacent à l'entrée, on a projeté une grande inscription: «lé lel irhéb» (non au terrorisme). La sécurité installée à l'entrée venait consolider cela (fouille et autre appareil de détection). Sur place, sous une immense tente installée à l'occasion, un public nombreux composé essentiellement de jeunes de la ville du Kef, des villes avoisinantes et de Tunis. La soirée peut commencer!
Avec une distribution composée d'un luth, de percussions (darbouka, cajon), une batterie, une contrebasse, fortement applaudi par le public, le pianiste Mohamed Ali Kammoun nous a proposé une sélection de musique inédite où les rythmes bédouins se sont mêlés à des sonorités Jazz. Il termine en beauté avec le morceau «KafNaz» inspirée du nom de la ville du Kef, où se mêlent des sonorités authentiques créées par le «nay» à des rythmes jazzy et blues conduits par les notes du piano.
Le grand Karim Ziad
L'Algérien Karim Ziad (virtuose de la batterie) et son groupe rejoignent ensuite la scène: «Heureux et tristes à la fois, main dans la main avec le public tunisien pour jouer et pour manifester notre refus de l'obscurantisme» lance-t-il. Le «mythique» froid kefois ne les a pas empêchés de nous offrir un concert plein de générosité et de talents. Karim Ziad est un batteur exceptionnel dont l'énergie submerge la scène et puise dans les meilleures influences de ses racines : musiques algéroises, rythmes berbères et classiques orientaux pour créer un son riche et hybride. Il a collaboré avec Sixun, Ultramarine, avec Joe Zawinul, Nguyen Lê et Bojan Z.
Premier morceau «the jocker» avec piano, saxophone, guitare, guitare-basse et, bien entendu, batterie pour enchaîner avec «Andaloussi» et d'autres titres de son album «Jdid». Le public ne manque pas de se laisser aller aux rythmes de la batterie et des sonorités jazz orientales. Un échange basse et batterie avec une excellente performance du grand Karim Ziad finit par entraîner le public qui rejoint en danse l'artiste et son groupe. Le public leur adresse à la fin une standing ovation amplement méritée pour tant de générosité et de talent!
«Karim Ziad a soutenu le festival. Nos amis algériens, entre autres, les organisateurs de DimaJazz à Constantine, nous ont offert une aide amicale et sincère», affirme Ramzi Jbebli président de l'association organisatrice de l'événement «Culture et développement». La deuxième soirée a vu défiler sur scène le Marocain Aziz Sahmaoui et Ibrahm Chida. Sicca jazz s'est terminé en beauté, le 22 mars, avec un grand concert assuré par les Tunisiens Alia Sallemi et Malek Lakhoua et leur Blue Note Project (en première partie) et le saxophoniste de jazz américain David Murray & Infinity Quartet. Une très bonne première édition malgré la conjoncture politique. Bravo et au prochain Sicca Jazz!


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