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Hautement politique et symbolique
Visite d'Etat du Président de la République en France
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 04 - 2015


Par Brahim OUESLATI
La visite d'Etat effectuée les 7 et 8 avril en France aura été un grand moment dans la vie politique de Béji Caïd Essebsi. Premier président de la République à être démocratiquement élu au suffrage universel comme il n'a cessé de le répéter devant ses hôtes français, il a vécu des moments intenses où le souvenir le disputait au protocole et aux règles de l'hospitalité. Comme pour faire oublier son soutien à Moncef Marzouki lors de l'élection présidentielle et effacer le souvenir de cette France qui n‘avait pas anticipé les événements de janvier 2011 en Tunisie, le président français a accueilli son homologue tunisien en grande pompe mardi 7 avril. Tout en étant le seul président non européen à intervenir devant le Sénat et le second en exercice, après le Sénégalais Léopold Sedar Senghor en 1961, à avoir été fait docteur honoris causa, Béji Caïd Essebsi savourera longtemps «ces moments propices » et aurait certainement souhaité que « le temps suspende son vol ».
Mettre les actes en conformité avec les paroles
Au-delà d'un protocole d'accord signé à l'Elysée qui concerne notamment la reconversion de la dette de 60 millions d'euros, cette visite a revêtu un caractère hautement politique et symbolique. Certes, François Hollande a promis un engagement renforcé dans le domaine économique et sécuritaire et s'est dit être « l'ambassadeur de la Tunisie auprès de l'Europe et de la communauté internationale » qu'il doit « mobiliser pour la Tunisie ». D'ailleurs, le chef de l'Etat aura l'occasion de participer au G7 à l'invitation de la chancelière Merkel pour qu'on puisse « justement, mettre les actes en conformité avec les paroles, qui avaient été prononcées dans un G8 lorsque la Tunisie a connu la révolution ».
Hautement politique parce que la Tunisie a besoin d'un grand soutien international pour assurer sa transition économique, combattre le terrorisme rampant et sécuriser ses frontières. Un soutien que pourraient apporter la France et l'Europe appelées à honorer leurs engagements et leurs promesses. Hautement symbolique parce que la Tunisie est un pays qui a, tant bien que mal, réussi sa transition politique dans un milieu défavorable, avec à ses frontières sud la Libye qui sombre de plus en plus dans la guerre civile et où plusieurs organisations terroristes ont trouvé refuge. Et que d'autres pays arabes comme le Yémen, la Syrie et l'Irak s'embourbent déjà dans le chaos. La Tunisie n'a pas les moyens matériels et logistiques pour combattre efficacement le terrorisme et le chaos libyen représente un grand danger non seulement pour notre pays mais aussi pour l'Europe.
Il est évident que son président s'engage à vendre le nouveau visage d'un pays qui fait ses premiers pas dans le giron des pays démocratiques. Il est évident, également, qu'il va chercher un soutien international auprès des pays amis, sans aucune forme de mendicité, comme il n'a de cesse de le marteler. Il est évident, enfin, qu'il doit sensibiliser les partenaires de la Tunisie pour une plus grande implication dans l'effort d'investissement, notamment dans les secteurs à haute rentabilité économique.
Renvoyer un message de stabilité aux partenaires
La formation d'un gouvernement d'union nationale avec la participation du mouvement Ennahdha et soutenu par une large majorité avec une volonté ferme de se poser chacun en acteur responsable pour le développement pays doit renvoyer un message d'unité et de stabilité aux partenaires de la Tunisie et les rassurer quant à la crédibilité de ses engagements et à la fiabilité de ses projets et programmes pour relancer l'économie et juguler le chômage. Le chômage des jeunes surtout. Ces jeunes qui sont, aujourd'hui, déboussolés, désorientés et dont certains sont attirés par les sirènes du jihad. Pourtant, beaucoup d'entre eux ont bien réussi leurs études et leur intégration en France, en Europe et ailleurs. Et ce sont ces jeunes là qui doivent être soutenus dans leurs parcours et en plein dont certains se trouvent attirés par les sirènes du jihad.
« Et si la démocratie est la vertu, il faut ce minimum de bien-être que tous les pays n'ont pas», a déclaré Béji caid Essebsi en paraphrasant l'un des maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique Thomas d'Aquin (1224-1274). Et il ajoute que « la Tunisie ne l'a pas encore » cette vertu !
Toutes les grandes personnalités politiques françaises ont parlé de relations exemplaires entre les deux pays. On voudrait bien le croire. Et surtout le voir concrétiser.


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