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La médina de Tunis, la meilleure parade à la tyrannie des 3 S
Publié dans Leaders le 14 - 05 - 2010

Vidée de ses habitants, clochardisée avec l'afflux de populations rurales dans les années 60, la médina de Tunis, la plus importante du pays avec ses trois cents hectares et ses dix mille habitations, inscrite au patrimoine de l'UNESCO depuis 1979, semblait, jusqu'à la fin des années 60, vouée à une mort lente et inexorable. C'était l'époque où l'on pensait que pour entrer dans la modernité, il fallait détruire les témoins du passé: Bab Ménara, ce qui restait des remparts de Tunis, le quartier de Bab El Fella et d'autres monuments furent rasés pour laisser la place à des constructions d'une laideur monstrueuse comme ces immeubles à l'entrée de Tunis du côté de l'échangeur de Bab Alioua. Heureusement, cela n'a pas duré longtemps. En 1967, la municipalité de Tunis, consciente des menaces qui pesaient sur cette ville-musée qui abritait une grande partie du patrimoine arabe du pays avec ses neuf cents monuments recensés, créait l'Association de Sauvegarde de la Médina (ASM). Elle sera épaulée quelques années plus tard par l'Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU). Aussitôt, de grands travaux étaient engagés: le projet de rénovation de la Hafsia, couronné par le prix Agha Khan de l'architecture islamique et celui des Oukalas qui allait permettre de sauver une grande partie des zaouias et médersas, pour la plupart des joyaux de l'architecture arabo-andalouse, en relogeant une grande partie de leurs occupants dans la banlieue de Tunis.
Aujourd'hui, la médina de Tunis renaît à la vie, à l'espoir. Le contre-exode, entamé timidement dès le début des années 90, s'est accéléré depuis les années 2000. Les habitants originels ou leurs enfants, aussitôt les problèmes d'héritage réglés, sont revenus pour restaurer leurs maisons qui menaçaient ruine et s'y installer définitivement. Des commerces fermés depuis trente ans sont rouverts. Des demeures patriciennes, converties en hôtels de charme, restaurants, salons de thé, galeries d'art, centres culturels. Depuis deux ou trois ans, les touristes qui ne se hasardaient jamais en dehors des souks des rues de la Kasbah et Jamaa Zitouna, ont fait leur apparition dans les rues adjacentes et notamment les rues du pacha et Sidi Ben Arous, méconnaissables après la restauration de leurs devantures faite avec beaucoup de goût et dans le respect l'architecture originelle. Les fils électriques qui défiguraient cette artère de la médina ont disparu après que la Steg ait finalement opté pour le passage des câbles en alimentation souterraine. La médina n'a jamais paru aussi belle. Un véritable plaisir pour les yeux même pour ses anciens habitants qui redécouvraient avec ravissement leur quartier restauré. Un signe qui ne trompe pas: les spéculateurs flairant la bonne affaire s'y intéressent de plus en plus et les prix des maisons qui étaient bradés il y a à peine trois ans, ont amorcé une légère hausse.
L'exemple de Marrakech
Les responsables du tourisme tunisien cherchent désespérément depuis de nombreuses années d'échapper à la "tyrannie" des 3 S: sea, sun, sand. La médina de Tunis, ainsi restaurée, leur en offre l'occasion. On pense inévitablement à Marrakech et à ses trois millions de visiteurs chaque année. Or, comme chacun sait, cette ville est distante de 300 kilomètres d'Agadir, la cité balnéaire la plus proche. Ce qui attire les touristes à Marrakech, ce sont ses monuments historiques, ses riadhs. Tunis regorge également de monuments et ses souks ressemblent à s'y méprendre à ceux de Marrakech puisqu'ils ont été construits à la même époque (au XIIIème siècle), par les Almohades (dans la ville marocaine) et par leurs gouverneurs à Tunis qui fonderont la dynastie hafside laquelle règnera jusqu'en 1535.
Il suffit de mettre en valeur ce patrimoine dans les dépliants touristiques et de poursuivre l'entreprise de restauration dans les autres quartiers comme ceux de Tourbet El Bey et Bab Ménara. Tunis a assurément sur ce plan des atouts qu'il faudra exploiter.


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