Prix Littéraires COMAR d'Or : appel à candidatures pour la 30ème édition    Calendrier Scolaire Ramadan 2026 : Nouveaux Horaires pour les Collèges et Lycées en Tunisie    Sécurité renforcée : 2 953 individus recherchés arrêtés depuis janvier en Tunisie    Ariana : Ramadan, des prix cassés pour tous    Avis aux passagers : Modification des horaires du navire ''Carthage''    L'application My Ooredoo élue 'Produit de l'Année Tunisie 2026'    Météo en Tunisie : pluies éparses attendues sur le nord et localement le centre    Cite des Sciences: Mercredi dernier jour de Chaabane, jeudi début officiel de Ramadan    Fierté tunisienne : 46 médailles d'or au concours Cléopâtre    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    Ramadan 2026 : horaires de travail dans les administrations publiques    Férid Ben Tanfous: Le banquier et le consul honoraire    OPPO A6 5G et A6x 5G lancés par OPPO en Tunisie offrant des avantages de performance, de puissance et de fluidité au quotidien    Lancement de la première session de recrutement 2026 : dates et modalités    L'odorat des chiens au service de l'oncologie médicale    Hommage à Souad Guellouz: Elle était née pour être écrivaine, romancière, poète    Météo en Tunisie : nuages passagers sur l'ensemble du pays    Anouar Brahem signe son grand retour en Tunisie avec l'ouverture de la 11e édition de Sicca Jazz au Kef    AWGHO: Une nouvelle dynamique africaine au service de la santé globale de la femme en oncologie    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    Dégradations du VAR : la FTF promet des poursuites et un durcissement disciplinaire    Mercato : Nader Ghandri signe en Libye avec Asswehly SC    La Chine ouvre grand ses marchés aux exportations africaines dès mai 2026    Quand commence vraiment le Ramadan 1447/2026 ?    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et lance les inscriptions (Album photos)    En vidéo : Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et ouvre les inscriptions    Le drame occulté des Tunisiens morts "pour la France" durant la Première Guerre mondiale    Samsung Zero Trust : Leader dans le domaine de la sécurité mobile pour les entreprises    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Epson Atmix annonce une nouvelle unité de production de poudres d'alliages amorphes    Casa Tarab, les Nuits musicales du Ramadan 2026, reviennent dans une 5ème édition au Théâtre Cléopâtre à Gammarth    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Riadh Zghal: Le paysage politique est trouble, pourtant il va falloir voter
Publié dans Leaders le 07 - 09 - 2019

On nous parle de charte éthique, de programmes, de conventions entre partis se réclamant d'une même tendance… Autant d'initiatives qui reflètent une tentative d'identifier et de reconnaître ce qui est commun et ce qui servirait l'intérêt général mais sans aller jusqu'à constituer des listes communes de candidatures aux élections législatives. Alors comment garantir le respect des engagements une fois les signatures apposées dans un contexte marqué par la défiance vis-à-vis des politiques, des syndicats et autres institutions, par l'opportunisme, l'acharnement à sauvegarder des privilèges, l'avidité de pouvoir… et d'immunité (chez ceux qui auraient tant de choses à se reprocher)?
Au-delà de ces variables du contexte s'agit-il de culture? Un journaliste algérien Ramdane Hakem avait écrit il y a peu dans Algérie patriotique : «Notre éducation traditionnelle nous prédispose à refuser de voir la part de vérité qui existe chez notre contradicteur car elle met en cause le caractère absolu de la part de vérité que nous portons. Ce faisant, nous nous condamnons non seulement à la violence, mais aussi à ne pas nous enrichir de ce que l'autre, l'altérité, nous apporte.» Cette réflexion s'applique bien à des Tunisiens qui se sont révélés maîtres dans la violence verbale !
Revenons à notre question : comment garantir le respect des engagements une fois les signatures apposées ? Cela demande non seulement éthique mais aussi méthode, soumission collective à des contraintes et suivi. C'est un processus de gestion de la collaboration hautement démocratique au sens ou rien ne se décide par « un leader attitré » mais par le biais de la participation de tous à la définition des priorités et des contraintes acceptées.
Définir le « commun » aboutit à la formulation des objectifs à atteindre. Reconnaître les contraintes contribue à définir la méthode et les plans d'action auxquels devraient se soumettre les différents partenaires. Tout cela amène à se départir un tant soit peu de son ego, à admettre ses insuffisances, à mettre à profit ses points forts pour l'action collaborative. Cela semble le plus difficile pour ceux qui convaincus de l'impossibilité de la collaboration entre partis, qui fixent les points faibles de l'autre et consciemment ou inconsciemment se cachent les leurs, qui préfèrent la combine pour gérer la concurrence plutôt que la collaboration, qui glorifient leur approche et leurs réalisations sans pouvoir convaincre leurs détracteurs ni générer la confiance du peuple...
Malheureusement le discours dominant des différents partis repousse davantage de citoyens qu'il n'en attire. C'est à travers la brèche des oppositions entre partis multiples que s'est glissé avec un certain succès le populisme. Ce populisme qui promet monde et merveilles, est fortement soutenu par le syndrome de la « koffa » chez une population pauvre dont la base ne cesse de s'élargir. Aujourd'hui que le dépôt des candidatures aux élections législatives a été achevé sans qu'il y ait à l'horizon de réelles velléités de coopération entre partis, on ose espérer qu'après les élections la dynamique de l'ARP sera davantage concernée par les intérêts de la nation.
Néanmoins, on avait souhaité un sursaut raisonnable de la classe politique qui se dit démocratique et moderniste à l'occasion du dépôt des candidatures aux élections présidentielles pour mettre fin à son éclatement. On avait espéré qu'elle s'unisse enfin autour d'un sens partagé de l'intérêt général de notre pays et la reconnaissance des voies qui mènent à une bonne gouvernance permettant d'assurer un avenir meilleur pour les jeunes générations. Cet espoir a été vite déçu par le flot de candidatures tous azimuts. Une fois encore, les ambitions personnelles et une surestimation des capacités individuelles des candidats et ceux qu'ils représentent à gouverner ont primé sur la volonté d'élaborer ensemble une vision qui mène à la sortie de crise. A l'approche des élections le paysage politique baigne dans le flou, illisible pour le citoyen qui souhaite éviter de voter sous l'effet des impressions, des émotions factices, de la propagande mensongère, de la manipulation médiatique notamment celle dont les ficelles sont tirées par l'étranger.
Il est du devoir pour les candidats qui se déclarent nationalistes, démocratiques, soucieux de l'intérêt du plus grand nombre surtout des démunis, des jeunes désabusés, des femmes violentées et soumises, de donner une lisibilité au paysage politique. Ils doivent se rencontrer, débattre, penser sur le long terme, oublier leur ego et s'entendre sur une vision politique puis sur un candidat sinon sur un nombre réduit de candidats qui est/sont les plus aptes et les plus sincères dans leur volonté de servir le pays. Les autres doivent se désister en sa/leur faveur tant qu'il est temps. Suffit la dispersion fondée sur les intérêts personnels et la surestimation de ses propres capacités! Le pays est en danger! Ce qui peut le sauver c'est la collaboration et la synergie des efforts de ceux qui sont réellement disposés à le servir. Le pays a besoin de politiques crédibles, compétents, efficaces, porteurs de valeurs qui les guident dans la gouvernance des affaires publiques.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.