Kaïs Saïed en visite : zéro tolérance face aux abus et à la corruption    Tremblement de terre léger ce mercredi matin à Gabès    Trump au Congrès : économie, Iran et polarisation au cœur d'un discours fleuve de 108 minutes    La « Degla » n'est qu'une variété, découvrez les 299 autres types de dattes !    Journée nationale de l'habit traditionnel tunisien : la 13e édition du défilé "Kharja tunisienne" fixée pour le 16 mars 2026    Gabriem : Le jardin secret d'Omar S'habou    Pensions CNSS : Retrait possible dès aujourd'hui via les DAB    Ramadan 2026 : la Cinémathèque Tunisienne célèbre Nacer Khemir et le cinéma tunisien    LG présente ses solutions premium et intelligentes au KBIS 2026    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Commissions bancaires en Tunisie... Entre 200 et 300 dinars par an pour le compte courant    Kamel Laabidi: conviction et désenchantement    Service national 2026...Qui est concerné par la première session ?    Météo Tunisie : ciel dégagé et hausse des températures ce mardi    Aux frontières de l'harmonie perdue: cycles civilisationnels et destin des sociétés à la lumière de Ibn Khaldoun    Andropause: sortir du silence    OMS Tunisie et Alliance Tunisienne Contre le Tabac : 30 jours / 30 épisodes pour arrêter de fumer    La Souveraineté à l'ère de l'Intelligence Artificielle: au-delà des serveurs, une architecture de choix    Ramadan : 2 079 infractions économiques relevées en Tunisie    Mövenpick Hôtel du Lac Tunis dévoile sa campagne spécial Ramadan 2026 : "لوتيل – Loutil", l'hôtel qui nous rassemble    Alignement de six planètes le 28 février : un phénomène rare visible à Tunis    Météo en Tunisie: temps peu nuageux, températures stationnaires    Le Stade Tunisien demande les enregistrements du VAR    Le paradoxe de la primauté du matériel informatique dans la région MENA : pourquoi nous privilégions les boîtes sur l'intelligence    L'Espérance réclame des explications sur les décisions arbitrales    L'empreinte des siècles sur le Maghreb: Quel potentiel unitaire?    La Marsa en deuil : Décès du Dr Slim Meherzi, pédiatre de cœur et ancien maire    Ouvrage Les plus belles mosaïques de Tunisie : l'art ancestral de la mosaïque à l'honneur    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    Annonce officielle des arbitres pour le derby tunisien    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Attijari bank célèbre la transmission et les liens intergénérationnels au sein de la diaspora avec une campagne baptisée "يعيش فينا رمضان" à l'occasion du Ramadan 2026    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Ramadan en Tunisie: entre spiritualité et gourmandise (Album photos)    Visa Schengen 10 ans : qui pourra en bénéficier ?    Zoubeida Khaldi: Ce cavalier    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Arabie Saoudite annonce le début officiel du Ramadan 2026 avec le Qatar et les Emirats    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Des travailleurs palestiniens refoulés
Publié dans Le Temps le 03 - 04 - 2020

Aux premières heures de la crise, le nouveau coronavirus a favorisé un rare rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Mais plus la pandémie progresse, plus les tensions remontent à la surface, et certains, côté palestinien, se demandent si ce rapprochement ne tenait pas du mirage.
Le nœud de ces tensions est le statut des quelque 70.000 Palestiniens qui ont un permis pour travailler en Israël, sans compter les illégaux: que faire d'eux lorsque l'économie israélienne plonge brutalement? Que faire d'eux s'ils sont malades?
Dans un premier temps, les deux camps se sont entendus sur une formule: ces travailleurs allaient soit, retourner dans leur famille, soit, rester en Israël jusqu'à la fin de la crise.
Le but était de limiter les mouvements de population dans l'espoir de minimiser la propagation du virus, alors que plus de 6.000 cas de contamination ont été recensés en Israël et plus d'une centaine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël.
Mais la population palestinienne a ensuite été choquée par une vidéo, devenue virale, montrant un travailleur palestinien qui aurait été abandonné à un checkpoint par les autorités israéliennes parce que soupçonné d'être atteint de la maladie du Covid-19.
Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a dénoncé un traitement "raciste" de la part d'Israël et demandé le retour de tous les travailleurs.
Mais selon la police israélienne, il s'agit d'un travailleur sans permis, qui s'est présenté à l'hôpital pour des soins.
"La police l'a escorté au point de passage", résume un porte-parole de la police, soulignant qu'il avait été testé négatif au Covid-19 avant d'être escorté.
La tension est encore montée d'un cran, les autorités palestiniennes ayant révélé que le premier décès dû à la maladie côté palestinien était celui d'une sexagénaire qui avait été récemment en contact avec son fils travaillant en Israël.
En dépit des appels à rentrer chez eux, de nombreux ouvriers palestiniens préfèrent rester en Israël, en raison notamment des salaires plus élevés.
Mais ils préfèrent aussi ne pas bouger de peur de subir un sort similaire à celui de l'ouvrier au checkpoint.
Comme Faraj, 26 ans, qui se terre avec quatre collègues dans une chambre mise à disposition par son employeur en Israël plutôt que de rentrer en Cisjordanie.
"Après avoir vu la scène éprouvante (de l'ouvrier) au point de passage, je me suis dit qu'il était préférable de rester ici", dit-il.
Outre l'accord initial sur les travailleurs, Israéliens et Palestiniens s'étaient entendus notamment sur la création d'un comité conjoint, pour tenter de juguler ensemble la progression du virus.
L'Autorité palestinienne a accusé Israël d'avoir "anéanti" ses "efforts" de confinement, en laissant des ouvriers palestiniens travailler dans des colonies israéliennes en Cisjordanie.
"La décision d'Israël de laisser entrer les travailleurs est une tentative de protéger l'économie israélienne, aux dépens de la vie de nos travailleurs (...) Qu'Israël nous laisse tranquille", a lancé le Premier ministre Shtayyeh.
La coopération initiale contrastait avec les menaces du président palestinien Mahmoud Abbas de cesser la coordination sécuritaire avec Israël, après l'annonce fin janvier d'un plan américain pour un règlement du conflit israélo-palestinien.
Ce plan propose notamment l'annexion par Israël des colonies juives qu'il a établies en Cisjordanie occupée, alors que la colonisation est illégale au regard du droit international.
Walid Assaf, chargé du suivi des colonies pour le gouvernement palestinien, s'attendait à ce que la pandémie entraîne un gel de la colonisation.
"Mais au contraire (...) (les Israéliens) utilisent le corona pour créer un nouvel état de fait sur le terrain", critique-t-il.
Ainsi, l'armée israélienne a continué de mener des raids en Cisjordanie, démoli des maisons de Palestiniens qu'elle dit construites sans permis et confisqué des tentes qui devaient servir à une clinique médicale.
hier, Israël a annoncé qu'il suspendait certaines démolitions en Cisjordanie occupée pendant la crise du nouveau coronavirus. Les détails de cette annonce n'étaient pas clairs dans l'immédiat.
La "coordination (avec l'Autorité palestinienne) demeure très étroite", affirme en revanche Yotam Shefer, un responsable du Cogat, l'organisme israélien chargé des activités civiles dans les Territoires palestiniens, citant des échanges sur les questions sanitaires.
Et pour Ofer Zalzberg, chercheur au centre de réflexion International Crisis Group (ICG), la "solide coopération" est dans l'intérêt de chacun.
"Les deux populations sont fortement liées, endiguer le virus dans un camp seulement est impossible car l'autre le contaminera à nouveau", dit-il


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.