Tunisie: Les transferts de la diaspora et les recettes touristiques se sont élevés à près de 17 milliards de dinars en 2025    NBA – Saison régulière : San Antonio perd encore à Memphis (vidéo)    Moez Hassen signe au Red Star pour la Ligue 2    Transavia : Vol Paris-Sfax détourné à Lyon pour fumée    Vignette automobile : découvrez les tarifs 2026 selon votre puissance fiscale    Algérie – RDC : diffusion et chaînes pour suivre le match en direct    La CTN reprogramme ses traversées en raison des conditions météorologiques    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Tunisie : une dépression venue d'Algérie va-t-elle plonger le pays dans le froid et la pluie ?    LEGO Smart Play : La brique intelligente ou Smart Brick qui révolutionne le jeu au CES 2026    Algérie : nouvelles taxes à la frontière, ce que doivent savoir les voyageurs tunisiens    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Météo en Tunisie : Pluies éparses sur les régions du nord    L'ATCT organise des ateliers de formation pour les personnes voulant trouver un emploi à l'étranger    Logement étudiant à tunis : focus sur les projets du quartier universitaire ras tabia    E-consulat : un nouveau service numérique pour les Tunisiens au Japon    Investir en Tunisie: une nouvelle donne    Kaïs Saïed réaffirme le rôle clé des médias publics et la liberté de la presse en Tunisie    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Film Belles de Nuit de Khedija Lemkecher : le chant des sirènes qui relate le mirage de la migration    SOS Villages d'Enfants Tunisie : plus de 8700 personnes ont bénéficié des services de l'association en 2025    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    Examen civique en Europe : ce que les Tunisiens doivent savoir sur les nouvelles règles    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Fêtes et congés à ne pas manquer cette année en Tunisie    Météo en Tunisie : temps généralement nuageux, pluies attendues la nuit    CAN 2025 : Egypte-Bénin, horaire et diffusion TV du huitième de finale ce lundi    Chaos dans le ciel grec : tous les vols suspendus    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    FILT 2026 : candidatures ouvertes aux Prix de la Créativité littéraire et aux Prix de l'Edition jusqu'à fin janvier    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Zahran Mamdani prête serment sur le Coran et entre dans l'histoire de New York    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Signature de cinq accords tuniso-saoudiens à Riyad    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Ouverture de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    Le Dollar clôture le mois de mai sous les 3 Dinars sur le marché interbancaire    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Quel impact sur les conflits au Moyen-Orient?
Publié dans Le Temps le 10 - 04 - 2020

Le coronavirus a fait des dizaines de milliers de morts et forcé la moitié de l'humanité au confinement. Mais l'impact de la pandémie sur les guerres au Moyen-Orient reste incertain, même si une première conséquence concrète est venue de l'annonce saoudienne d'un cessez-le-feu unilatéral au Yémen.
Ces dernières semaines, l'ONU a maintes appelé à des cessez-le-feu partout dans le monde, y compris au Moyen-Orient, pour aider à endiguer la progression de la maladie du Covid-19 et éviter de nouveaux drames humanitaires pour les populations victimes de ces conflits.
Au Yémen
La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, qui intervient au Yémen en soutien aux forces gouvernementales, a annoncé un cessez-le-feu de deux semaines à partir de jeudi 09H00 GMT, affirmant que cette décision unilatérale visait à prévenir une propagation du coronavirus. Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, n'ont pas encore réagi.
"Nous préparons le terrain pour lutter contre la maladie du Covid-19", a déclaré mercredi soir un responsable saoudien.
En dépit d'un appel au cessez-le-feu promu par les Nations Unies en mars, les violences s'étaient récemment accrues dans ce pays enlisé dans un conflit armé depuis cinq ans.
Ces dernières années, les négociations ont régulièrement capoté au Yémen, qui souffre de la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.
Les ONG craignent une catastrophe en cas de propagation du virus, le Yémen disposant d'un système de santé aux abois, tandis que 24 millions de personnes, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'une assistance humanitaire, d'après les Nations unies.
En Syrie
Le nouveau coronavirus a commencé à prendre une ampleur internationale au moment où une nouvelle trêve entrait en vigueur début mars dans la province d'Idleb et ses environs du nord-ouest syrien entre le régime et son allié russe d'un côté, les groupes jihadistes et rebelles --dont certains pro-turcs-- de l'autre.
Les trois millions d'habitants de cette région avaient peu d'espoir de voir l'accalmie durer, épuisés par la dernière offensive meurtrière de Damas. Mais les craintes face à l'épidémie semblent contribuer à préserver cette trêve.
En mars, le bilan des pertes civiles a connu un plus bas depuis le début du conflit en 2011 avec 103 décès, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Pour les différents acteurs sur le terrain --le régime, les forces kurdes dans le nord-est et les factions anti-Damas à Idlib--, une bonne gestion de l'épidémie permettrait de consolider leur crédibilité.
"Cette épidémie est un moyen pour Damas de montrer que seul l'Etat syrien est efficace et qu'il faut donc réintégrer les différents territoires sous sa gouvernance", estime l'expert Fabrice Balanche.
La pandémie pourrait par ailleurs précipiter le départ des troupes américaines, leur "sécurité sanitaire" étant un "enjeu majeur", ajoute-t-il. Mais cela contribuerait à un vide sécuritaire qui encouragerait une résurgence du groupe Etat islamique (EI), dont le "califat" en Syrie s'est effondré en mars 2019.
En neuf ans, le conflit syrien a fait plus de 380.000 morts, ainsi que des millions de déplacés particulièrement vulnérables en cas de propagation de l'épidémie.
En Libye
Les protagonistes du conflit libyen ont salué le mois dernier l'appel au cessez-le-feu des Nations unies... avant de reprendre les hostilités.
Les combats ont récemment redoublé d'intensité, touchant plusieurs quartiers résidentiels de la capitale.
Depuis le début de l'année, les violences ont déplacé 200.000 personnes, la grande majorité dans la capitale, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Lundi, Les hostilités ont endommagé un hôpital à Tripoli où des patients atteints de la maladie Covid-19 sont traités, a déploré l'organisation.
"Un immense fossé demeure entre les déclarations et les actes", a récemment dénoncé M. Guterres, en évoquant la Libye.
Dans ce conflit, la Turquie soutient le gouvernement de Tripoli, reconnu par l'ONU, qui fait face depuis un an à une offensive de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar.
Pour Fabrice Balanche, un désengagement occidental des conflits de la région pourrait favoriser les forces pro-Haftar soutenues par la Russie, l'Egypte et les Emirats arabes unis.
Les pays occidentaux ont été durement touchés par la pandémie, ce qui pourrait les pousser à détourner leurs ressources militaires des conflits étrangers mais aussi affaiblir les processus de négociations.
Selon un rapport du centre de réflexion International Crisis Group (ICG), les efforts visant à garantir le cessez-le-feu en Libye "ne mobilisent plus l'attention au plus haut niveau".
En Irak
En Irak, si la guerre a déjà pris fin, le pays reste menacé par une résurgence de l'EI dans certaines régions, tandis que les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran ne montrent pas de signe de fatigue.
Washington vient de déployer des batteries de défense antiaériennes, faisant craindre une nouvelle escalade avec l'Iran, dont les supplétifs irakiens sont jugés responsables des roquettes tirées sur la Zone verte à Bagdad, où siège l'ambassade américaine, et des bases accueillant des soldats américains.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.