Bundesliga : Didier Deschamps critique le huis-clos    Hong Kong tente de rassurer les investisseurs étrangers    Six quartiers de Bagdad reconfinés    Dahmen, Ben Hassen et Dagdoug rempilent jusqu'au 30 juin 2023    Bac 2020… Limite de 12 élèves par salle    La Tunisie et la France sur la même longueur d'onde au sujet de la Libye    Création sous peu d'une agence de gestion des biens confisqués    Actes criminels ou accidents ?    Dix personnalités et la relance culturelle    Le long parcours d'un auteur prolifique    "je ne suis pas d'ici, pas d'ailleurs non plus… »    ICheck.tn pour virer les fake news    Tunisie [vidéo] : Les agriculteurs à Jendouba protestent    Des manifestants bloquent le train de phosphate à Menzel Bouzaiane    Les hommes sont plus créatifs que les femmes, selon Samir Agrebi    Tunisie Telecom dévoile les gagnants du "Grand Jeu Marbou7a"    ESET découvre l'utilisation de Gmail comme C&C par le groupe de cyberespionnage Turla (également appelé Snake)    Les marques Tunisiennes de produits laitiers et les médias sociaux : Délice numéro 1 sur le Web en Avril 2020    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour du 27 mai à 11H00    Tunisie: Elyès Fakhfekh réitère son hommage aux acquis de la lutte contre le Covid-19 dans le pays    L'association Nous Tous prépare un programme de célébration de l'œuvre d'Albert Memmi    Kaspersky milite pour mettre fin aux cyberattaques contre les organismes de santé    Allocution de Kais Saied dans un paysage politique complexe et fragmenté Des vœux, des messages et des lignes rouges !    Accident mortel à Jendouba    Le CSS s'apprête à reprendre : Ce sera le 4 juin…    EST | Nouveaux règlements du quota des joueurs Nord-africains : Le syndrome algérien !    A cause de l'alcool, Mekki n'est pas allé à Kairouan    Zarzis : Mieux vaut tard que jamais !    Les Showrooms d'Economic Auto de nouveau ouverts jusqu'à 17h    Tribune | A peu de gens convient le diadème !    Francesca Bellino, journaliste et romancière, à La Presse : «Inventer de nouveaux espaces où la diversité peut coexister»    Libye : Les Etats-Unis accusent la Russie de transférer des avions de chasse en Libye pour aider ses mercenaires de “Wagner”.    CAB | Infrastructure sportive : Ça grogne !    Etoile du Sahel : la date de reprise des entraînements fixée    Le conflit israélo-palestinien est-il condamné à s'éterniser ?    CONDOLEANCES : Med Moncef ZBOUNA    MEMOIRE : Mama Sia Hadjja Aroussia SOULA LIMAM    La Banque Zitouna recrute plusieurs profils    Tunisie: Poursuite par le ministère de la Défense des recherches de migrants clandestins naufragés au large de Sfax    MEMOIRE : Sadok BEN SEDRINE    Tunisie: Le principe de la prise en charge du coût de l'hébergement par les personnes mises en quarantaine,retenu    Tunisie – Environnement: Amélioration de la qualité de l'air de 40%    Pour L'UGTT, il faut en finir avec la précarité    Football : Le technicien tunisien Nabil Kouki donnerait la priorité à l'ES Sétif    Tunisie – Météo : Températures stationnaires    Conversation téléphonique entre Kais Saïed et Faïez Sarraj    Palestine : aux origines étaient les Philistins    VIDEO : Korchide explique la gravité de la prise de la base militaire d'Al Watya par les turcs sur la sécurité nationale tunisienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Quel impact sur les conflits au Moyen-Orient?
Publié dans Le Temps le 10 - 04 - 2020

Le coronavirus a fait des dizaines de milliers de morts et forcé la moitié de l'humanité au confinement. Mais l'impact de la pandémie sur les guerres au Moyen-Orient reste incertain, même si une première conséquence concrète est venue de l'annonce saoudienne d'un cessez-le-feu unilatéral au Yémen.
Ces dernières semaines, l'ONU a maintes appelé à des cessez-le-feu partout dans le monde, y compris au Moyen-Orient, pour aider à endiguer la progression de la maladie du Covid-19 et éviter de nouveaux drames humanitaires pour les populations victimes de ces conflits.
Au Yémen
La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, qui intervient au Yémen en soutien aux forces gouvernementales, a annoncé un cessez-le-feu de deux semaines à partir de jeudi 09H00 GMT, affirmant que cette décision unilatérale visait à prévenir une propagation du coronavirus. Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, n'ont pas encore réagi.
"Nous préparons le terrain pour lutter contre la maladie du Covid-19", a déclaré mercredi soir un responsable saoudien.
En dépit d'un appel au cessez-le-feu promu par les Nations Unies en mars, les violences s'étaient récemment accrues dans ce pays enlisé dans un conflit armé depuis cinq ans.
Ces dernières années, les négociations ont régulièrement capoté au Yémen, qui souffre de la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.
Les ONG craignent une catastrophe en cas de propagation du virus, le Yémen disposant d'un système de santé aux abois, tandis que 24 millions de personnes, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'une assistance humanitaire, d'après les Nations unies.
En Syrie
Le nouveau coronavirus a commencé à prendre une ampleur internationale au moment où une nouvelle trêve entrait en vigueur début mars dans la province d'Idleb et ses environs du nord-ouest syrien entre le régime et son allié russe d'un côté, les groupes jihadistes et rebelles --dont certains pro-turcs-- de l'autre.
Les trois millions d'habitants de cette région avaient peu d'espoir de voir l'accalmie durer, épuisés par la dernière offensive meurtrière de Damas. Mais les craintes face à l'épidémie semblent contribuer à préserver cette trêve.
En mars, le bilan des pertes civiles a connu un plus bas depuis le début du conflit en 2011 avec 103 décès, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Pour les différents acteurs sur le terrain --le régime, les forces kurdes dans le nord-est et les factions anti-Damas à Idlib--, une bonne gestion de l'épidémie permettrait de consolider leur crédibilité.
"Cette épidémie est un moyen pour Damas de montrer que seul l'Etat syrien est efficace et qu'il faut donc réintégrer les différents territoires sous sa gouvernance", estime l'expert Fabrice Balanche.
La pandémie pourrait par ailleurs précipiter le départ des troupes américaines, leur "sécurité sanitaire" étant un "enjeu majeur", ajoute-t-il. Mais cela contribuerait à un vide sécuritaire qui encouragerait une résurgence du groupe Etat islamique (EI), dont le "califat" en Syrie s'est effondré en mars 2019.
En neuf ans, le conflit syrien a fait plus de 380.000 morts, ainsi que des millions de déplacés particulièrement vulnérables en cas de propagation de l'épidémie.
En Libye
Les protagonistes du conflit libyen ont salué le mois dernier l'appel au cessez-le-feu des Nations unies... avant de reprendre les hostilités.
Les combats ont récemment redoublé d'intensité, touchant plusieurs quartiers résidentiels de la capitale.
Depuis le début de l'année, les violences ont déplacé 200.000 personnes, la grande majorité dans la capitale, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Lundi, Les hostilités ont endommagé un hôpital à Tripoli où des patients atteints de la maladie Covid-19 sont traités, a déploré l'organisation.
"Un immense fossé demeure entre les déclarations et les actes", a récemment dénoncé M. Guterres, en évoquant la Libye.
Dans ce conflit, la Turquie soutient le gouvernement de Tripoli, reconnu par l'ONU, qui fait face depuis un an à une offensive de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar.
Pour Fabrice Balanche, un désengagement occidental des conflits de la région pourrait favoriser les forces pro-Haftar soutenues par la Russie, l'Egypte et les Emirats arabes unis.
Les pays occidentaux ont été durement touchés par la pandémie, ce qui pourrait les pousser à détourner leurs ressources militaires des conflits étrangers mais aussi affaiblir les processus de négociations.
Selon un rapport du centre de réflexion International Crisis Group (ICG), les efforts visant à garantir le cessez-le-feu en Libye "ne mobilisent plus l'attention au plus haut niveau".
En Irak
En Irak, si la guerre a déjà pris fin, le pays reste menacé par une résurgence de l'EI dans certaines régions, tandis que les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran ne montrent pas de signe de fatigue.
Washington vient de déployer des batteries de défense antiaériennes, faisant craindre une nouvelle escalade avec l'Iran, dont les supplétifs irakiens sont jugés responsables des roquettes tirées sur la Zone verte à Bagdad, où siège l'ambassade américaine, et des bases accueillant des soldats américains.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.