Tunisie-Kais Saied [VIDEO] : « Une série de projets relatifs au Conseil Suprême de l'Education seront bientôt élaborés »    Tunisie-Rym Mourali [AUDIO] : « Le Conseil Suprême de l'Education, évoqué par Saied aujourd'hui, est l'un des projets d'Ennahdha et voici pourquoi il est dangereux »    Philip Morris reconnu comme meilleur employeur en Tunisie pour la 4ème année consécutive    Kaïs Saïed, plénière à distance, conditions d'entrée en Tunisie… Les 5 infos de la journée    Dynamique, la bourse de Tunis se stabilise    Tunisie-Sur ordre présidentiel : Suspension du prélèvement sur les rentes de retraite    Mondial 2022 : Une sélection asiatique officiellement qualifiée    Coupe de Tunisie : Désignation des arbitres du dernier tour préliminaire    Fonction publique : Hausse des salaires de 1,7 milliards de dinars au seul mois de novembre dernier    Coronavirus : La Catalogne supprime le passe sanitaire, jugé inefficace face à Omicron    Chaouachi : la plénière de Ghannouchi est illégale et un front socio-démocrate sauvera le pays    Tunisie-coronavirus : L'Algérie fait don d'un million de doses de vaccins    Pas de « planche à billets » ... pas de crainte pour les salaires !    Enactus Tunisie et La Fondation Citi lancent la 3ème phase du programme [email protected]    Tunisie Telecom, un opérateur fondamentalement dévoué au service des Tunisiens    Inetum renforce sa présence et son expertise en Afrique avec l'acquisition de la filiale HLi Consulting en Tunisie et au Maroc    Tunisie : Vers le remplacement de Najla Bouden ?    Réception d'un don algérien d'un million de doses de vaccins anti-Covid    Adel Megdiche, le peintre qui s'en va avec son monde    Seifeddine Makhlouf sollicite son patron pour tenir des sessions parlementaires périodiques ( Vidéo)    Plus de 7 mille arrivants en Tunisie ont été placés en confinement obligatoire depuis la fin du mois d'août dernier    Covid-19 : Le huis clos prolongé de deux semaines (MJS)    CAN 2022: Programme des matchs des 1/4 de finale les 29 et 30 janvier    Décès de l'artiste peintre Adel Megdiche    Tunisie-dernière minute : Les demandes de Rached Ghannouchi    Tunisie : Prolongement du couvre-feu avec réouverture des espaces culturels    Un nouveau soutien financier pour la FTF    Issam Chebbi: Saied a suspendu la Constitution grâce à laquelle il est arrivé au pouvoir    CONDOLEANCES : Kalthoum ALOULOU    Distribution de plants d'oliviers et d'amandiers pour les agriculteurs de Ben Arous    Tunisie-dernière minute : Nouvelles conditions d'entrée    Biat : Hausse du PNB de près de 8%    Ali Selmi revient sur la qualification de l'équipe de Tunisie : «Chapeau bas ! »    Tunisie – météo :Ciel dégagé et températures en légère hausse    Attaque du Capitole: Donald J. Trump entre le marteau et l'enclume    NEWS | L'EST recrute Kingsley Eduwo    CS Sfaxien : Désignation d'un comité de gestion présidé par Moncef Sallami    Covid-19 : 25 décès et 9800 contaminations enregistrés le 25 janvier 2022    Ukraine: Un soldat tue cinq de ses collègues avant de s'enfuir    César 2022 : l'acteur Sami Oitalbali nominé pour le César du meilleur espoir masculin    salon des créateurs MOOD TALENT: 6e anniversaire du 4 au 6 février 2022 à l'hôtel Dar El Marsa    Le chanteur Florent Pagny annule sa tournée à cause d'un cancer, sera-t-il présent à The Voice?    Google Doodle rend hommage à l'actrice Egyptienne Souad Hosni, la Cendrillon du monde arabe    Exposition au musée de l'Institut du Monde Arabe : Slimen Elkamel à cœur ouvert    Tunisie : Départ des vols depuis l'aéroport d'Istanbul via une seule piste    Kaïs Saïed souhaiterait appliquer un modèle proche du Velayet-e faqih iranien, selon Hatem Mliki    Centenaire du cinéma tunisien : Zoom sur un pionnier nommé Albert Samama Chikly    Ukraine : les USA évacuent livrant le pays à Poutine, l'UE spectatrice    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tourisme et artisanat : c'est le Co-(vide) total !
Publié dans Le Temps le 20 - 11 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Slim BEN YOUSSEF p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, la crise du tourisme et de l'artisanat ne date absolument pas du Covid. Encore faut-il le répéter à chaque fois qu'on s'y penche. Certes, la pandémie n'a pas manqué d'asséner, sèchement, le coup de grâce, qui a fini, inéluctablement, par mettre carrément au tapis ces deux secteurs. Toujours est-il que, pour prétendre à vouloir « sauver » -vraiment !- un navire qui coule, depuis déjà plusieurs années, il faudra beaucoup plus que des acrobaties de bricolage et de quelques « mesurettes » de secours, aussi fragiles qu'éphémères, et qui plus est, sont improvisées, in extremis et clopin-clopant, sous le coup de la détresse en temps de pandémie.
Eminemment fatales pour le tourisme, les dix dernières années, postrévolutionnaires, ont démontré, constats et chiffres à l'appui, que le moindre événement « fâcheux », d'ordre sécuritaire, politique, ou même « modestement » social, survenu à l'échelle nationale, et dont les échos à l'internationale se propagent à la vitesse d'une info partagée sur le net, pourrait, à lui seul, faire «foirer» toute une saison touristique, toutes répercussions catastrophiques comprises. Conditionné aussi bien par la «moindre» attaque terroriste que par la moindre turbulence sécuritaire, ou la moindre « intempérie » politique, le tourisme national s'est trouvé, tout bonnement, pris en otage, au fil des années, par un climat général aussi imprévisible que constamment improbable.
Menaces sécuritaires, instabilité politique
et autres complications
Bien entendu, la thématique du terrorisme et de l'instabilité politique et sécuritaire, qu'on a pris la fainéante habitude de sortir à chaque fois qu'on doit expliquer les déboires du tourisme tunisien, n'est, en réalité, qu'un minable argument, avancé forcément par les «faiblards».
Est-ce que les Citoyennes et les Citoyens du monde ont cessé de visiter Paris, après les nombreuses et décidément répétitives attaques terroristes ? Est-ce qu'ils se sont décidé à bouder Rome, Athènes ou Bruxelles parce qu'il y a avait de l'instabilité politique ? Est-ce qu'ils ont fui Barcelone, parce qu'il y avait violence et séparatisme ? Est-ce qu'ils ont déserté New York, car l'attentat du siècle, excusez du peu, y avait retenti ? Est-ce qu'on a cessé d'explorer Mexico, Rio de Janeiro, Buenos Aires, ou Bogota, par peur des « activités » du cartel ou effarouchés par les statistiques criminelles ? Est-ce qu'on arrête de fréquenter Tokyo parce que ça tressaute de séisme en séisme ? Et on en passe et des meilleures...
Bien sûr que non ! Le tourisme dans ces contrées et dans bien d'autres est une affaire solide, très solide. Le tourisme dans ces contrées est une machine bien huilée qui ne tourne guère au gré du courant, ni à la merci du vent. Tout y est « programmé », au fil des ans et au-delà des crises, à coups de visions stratégiques, d'approches globales et de plans d'actions durables. Recette miracle : savoir valoriser le patrimoine, où qu'il soit et quel qu'il soit, sous ses différentes formes, en le rendant, quoi qu'il en soit et quoi qu'il coûte, forcément intéressant.
Tout ceci pour dire, qu'en Tunisie, le tourisme balnéaire, « classique », a déjà montré toutes ses limites avec le temps et expérience oblige. Terrorisme ou non, Covid-19 ou pas, une restructuration profonde du tourisme national et de l'artisanat s'imposait depuis déjà plusieurs années. Autant avoir « le courage », aujourd'hui, de l'entamer, aussi vite que possible et tant qu'il est encore temps de le faire. Le courage ? Certes, la léthargie chronique et le manque d'imagination et d'initiative de l'Etat tunisien y est pour quelque chose. Mais ceci n'est certainement pas le seul obstacle.
La fin du tourisme classique ?
Ayons le courage de le dire à voix haute et sans ambages : c'est le « conservatisme » quasi-réactionnaire de la grande majorité des investisseurs et des « professionnels du métier », qui, empêche concrètement et depuis belle lurette, une grande et non moins profonde réforme du tourisme national, avec un grand « T » s'il en est. Des vestiges de la génération des «bâtisseurs», dans les années soixante-dix, sous Bourguiba, aux lauriers de la génération des «nouveaux riches» des années quatre-vingt-dix, sous Ben Ali, à la génération «déboussolée» de la Post-révolution, la peur du changement et l'investissement obstiné, et devenu aujourd'hui improbable, dans le tourisme balnéaire se transmet encore de génération en génération.
Le tourisme alternatif, la diversification des produits touristiques, la valorisation du patrimoine tant culturel que naturel et historique, ne sont que des slogans qu'on sort occasionnellement dans quelques événements corporatistes et dans les salons de « réflexions » académistes, sans que les « professionnels » n'ait encore le courage de passer directement à l'acte et d'investir dans l'autrement classique et balnéaire. Pendant ce temps, l'Etat tunisien ne remue même pas le petit doigt pour « encadrer » un processus de restructuration profonde, devenu aujourd'hui plus qu'une nécessité. Ce n'est qu'un exemple, bien sûr entre autres exemples, mais le budget alloué chaque année à l'Institut du patrimoine et aux divers musées et sites archéologiques, relevant du ministère de la Culture, lui-même dans la dèche, est tellement ridicule qu'on se demande si plus de 2000 ans d'Histoire dans ces contrées ne servent aujourd'hui finalement à rien.
La Tunisie possède un patrimoine très diversifié, un potentiel énorme et des richesses ô combien inexploitées. Il faudra seulement apprendre à voir plus loin que le bout de son nez, se manier très vite le train et commencer la réforme. Autrement, rien ne s'arrangera, même après le Covid. Parce que, autant le répéter, histoire de clore : contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, la crise du tourisme et de l'artisanat ne date absolument pas du Covid.
p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.