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Daéchisation inquiétante et Islam politique rampant
Publié dans Le Temps le 05 - 12 - 2020

La Tunisie est en ébullition ! Toutes les régions sont en feu et flammes ! L'Etat se disloque. Le pays se morcelle. Toutes les conditions sont réunies pour qu'Ennahdha réalise son projet obscurantiste : arabisation de l'administration, islamisation de l'enseignement, renforcement des écoles coraniques, les mosquées quatre étoiles poussent comme des champignons, des chaînes de télévision publiques et même privées se transforment en porte-parole des charlatans de l'islam politique, des journalistes sont limogés, les libertés rétrécissent comme peau de chagrin.
Des routes sont coupées, des usines occupées, des recettes des finances saccagées, des régions entières privées de gaz, grèves des agents de la STEG, des magistrats, des médecins travaillant dans le public, la Chebba en pleine ébullition, Tozeur, Gabès, Gafsa, Sidi Bouzid, Kairouan, Kasserine, Sfax... Toute la Tunisie sombre dans le chaos et le traumatisme. Cette situation est loin d'être le fruit du hasard. Depuis dix ans, les islamistes planifie pour réaliser leur rêve d'une « Khilafa ».
Un plan diabolique !
Chasse aux sorcières contre les meilleures compétences nationales, recrutement de plus de 300.000 nouveaux fonctionnaires, mainmise sur les grandes entreprises publiques qui sont toutes, aujourd'hui, en faillite, endettement inédit du pays, appauvrissement de la classe moyenne, renforcement des importations en provenance de Turquie au détriment de nos produits... Autant de facteurs qui ont largement contribué à la faillite de la Tunisie qui agonise actuellement. Tout cela sans parler de la propagande médiatique que mène Ennahdha pour tenter d'inonder l'opinion publique de clichés, de rumeurs et de populisme visant à plonger les Tunisiens dans de faux combats et de faux débats étranges à la Tunisie et à son histoire. Les tenues vestimentaires à l'afghan défigurent l'image et le paysage. Tous ces livres jaunes financés par des forces occultes, les discours radicaux de certains imams, la multiplication de débats sur le « halèle » et le « harame », le refus de plusieurs maires nahdhaoui de se référer aux lois de la République concernant notamment le mariage des Tunisiennes à des non-musulmans ou encore l'instauration de la « zakète », constituent autant de preuves concrètes du terrain soigneusement préparé par la secte islamiste pour arriver à ses fins.
Métamorphose inquiétante
Toujours en vue de transformer totalement la culture et la nature de la Tunisie, le programme des littéraires au baccalauréat vient de se voir supprimer Abou El Âala El Maâari, El Jahadh, l'art, l'histoire de la révolution russe...Au nom de l'allègement des programmes, on vient de supprimer tout ce qui incite à la réflexion et à la pensée ! Comme si l'Islam s'opposait à toutes formes de réflexion et de pensée !
Chaque année, 100.000 élevés ne finissent pas leur scolarité ! Quel est l'avenir de tous ces jeunes ! Voilà la Tunisie telle qu'elle a été soigneusement préparée par Ennahdha ! Tout cela sans parler de la fuite des cerveaux qui ont pratiquement tous quitté le pays. Pis encore : des journalistes viennent d'être limogés par un directeur intérimaire !
Amnesty International a constaté qu'au moins 40 blogueurs et bloggeuses, administrateurs et administratrices de pages Facebook très suivies, militant.e.s politiques et défenseur.e.s des droits humains avaient été poursuivis en justice entre 2018 et 2020 pour avoir simplement publié en ligne des contenus critiquant les autorités...
L'espoir dans un sursaut républicain
Mais « l'islamisation » -comme si les Tunisiens ne sont pas Musulmans- poursuit son chemin d'autant plus que les adversaires ne font pas le poids, face à la terrible machine mise en place pour se défendre et pour se protéger contre toutes formes d'attaques. Des hommes douteux ont infiltré tous les ministères, tout l'appareil de l'Etat et tous les circuits !
Le président de la République a beau compter sur la Centrale syndicale pour stopper le grand envahisseur Ghannouchi ! L'UGTT n'a pas d'amis. Elle cherche à se sauver face à des mouvements de contestation qu'elle peine à contrôler et à maitriser. À la fin, on se demande qui utilise qui ?
Il est à craindre que Kaïs Saïed se trouve, à la fin, isolé et victime de ces mouvements qu'il avait cru mettre au service de son projet flou et hors du temps !
En attendant, Ennahdha poursuit son oeuvre de destruction massive de la Tunisie, de l'Etat, des institutions républicaines, de morcellement du pays et d'appauvrissement du peuple pour "daechiser" le pays.
Toutefois, les forces républicaines et démocratiques ainsi que la société civile et les femmes tunisiennes existent, encore, et ils sont le seul espoir pour sauver la Tunisie du cauchemar islamiste...
M. M.


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