Remplissage des barrages Tunisiens : Siliana respire avec Remil plein à 100 %, l'agriculture relancée    L'Institut français de Sousse propose une exposition voyage dans les mythes inspirée du conte "Siqal, l'antre de l'ogresse"    La SONEDE généralise le paiement électronique des factures d'eau    Immigration des Tunisiens au Canada : les secteurs les plus demandés    Tunisie: Gestion des villes et conseils municipaux    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Concert de Bad Bunny à la finale du Super Bowl 2026 : plein de symboles gloire à la culture Latino    Pharmaciens : attestations en ligne temporairement indisponibles    Mondher Msakni: L'orfèvre    Pr. Najoua Essoukri Ben Amara - Open Badges : la nouvelle frontière de la reconnaissance des compétences    1 213 logements à livrer dès 2027 : location-accession et vente à crédit    Météo en Tunisie : pluies éparses, temporairement orageuses et localement intenses sur les côtes    Pluies sur la Tunisie : des précipitations attendues toute la semaine, alerte aux vents forts    Officiel : l'EST met fin à la collaboration avec Maher Kanzari    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    L'Espérance contre Stade malien: Où regarder la rencontre en direct ?    Prix Deepal en Tunisie : G318, S07 et S05 avec fiches techniques et prix détaillés    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Le pamplemousse ou pomélo en Tunisie : un trésor nutritionnel et culinaire souvent ignoré    La Tunisie à Ajaccio et à Bordeaux    Elaa Saïdi décroche le bronze à Radès !    Le roman de Nizar Chakroun finaliste du Booker arabe à Manama remporte le prix Naguib Mahfouz au Caire    Journée mondiale de lutte contre le cancer : recommandations de l'OMS pour prévenir les risques    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Les téléviseurs et moniteurs OLED Samsung 2026 compatibles NVIDIA® G-SYNCTM pour des performances gaming d'élite    Météo en Tunisie : temps nuageux, températures en légère hausse    Un Tunisien à la tête du GISR : Mohamed Ali Chihi nommé Executive Director    Groupe UIB: 40 millions de dinars pour le financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, à Chebika    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    L'Université de Sousse obtient l'accréditation internationale « Université entrepreneuriale » du NCEE    Tokyo : Les Tunisiens peuvent enfin renouveler leurs passeports facilement depuis l'ambassade !    Pourquoi le député Ahmed Saidani a-t-il été arrêté ?    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Entre le choix et l'obligation
Publié dans Le Temps le 06 - 03 - 2021

Pour les auteurs confirmés ou débutants, éditer des œuvres personnelles en tous genres littéraires oscille entre l'espoir et le rêve. Car il ne suffit pas d'écrire pour se prendre pour un écrivain ou un poète. Ecrire, c'est bien. Mais éditer, c'est encore mieux ! Mais comment éditer dans un univers comme le nôtre où le lectorat est minime et le monde de l'édition est peu organisé. Car, parfois, tout un chacun se prend pour un éditeur !
Les exigences des normes internationales de l'édition professionnelle ne permettent et ne permettront jamais à aucun auteur lambda, quel que soit son niveau de création génial ou quelconque, d'éditer dans ces normes logiques. Plusieurs poètes et écrivains choisissent alors un moyen « facile », celui de l'édition à compte d'auteur, qui, bien qu'elle se présente comme une solution idoine pour un tel problème, n'est pas toujours contrôlée par un comité scientifique de lecture et même de correction. Ce qui donne parfois des résultats décevants avec des coquilles et des constructions de phrases fantaisistes. Ces dernières portent préjudice à l'auteur lui-même et à l'écriture sous nos cieux, en général. Dans le cas de l'édition à compte d'auteur, ce dernier édite ses ouvrages par un éditeur qui assure uniquement la partie technique de l'édition et de la diffusion, en dehors du choix éditorial proprement dit. L'auteur paie les frais d'impression et peut-être de publicité de son livre. Il attendra, entre temps, le miracle des ventes chez les libraires et marchands de journaux, aussi nombreuses que faibles soient-elles, pour pouvoir toucher un petit pourcentage. Du « misérabilisme » éditorial, en fin de compte, car ne rapportant aucun bénéfice. D'un autre côté, l'édition à compte d'auteur n'est pas nécessairement accomplie par des maisons d'édition, mais plutôt par des prestataires de services qui n'assument aucun risque éditorial. Et dans ce monde devenu farfelu, il est des anecdotes qui expliquent réellement le pourquoi du choix d'un auteur novice ou confirmé de l'édition à compte d'auteur. Car on raconte qu'un jeune écrivain qui avait publié un premier livre sous contrat avec un éditeur, avait été contraint d'acheter des exemplaires de son propre livre de chez ce même éditeur ! Tout simplement pour pouvoir en offrir quelques exemplaires à des amis ! Des clauses du contrat s'étaient avérées un peu trop compliquées ! Un véritable piège dans lequel s'était embourbé cet auteur. Le retour au choix de l'édition à compte d'auteur s'avèrera nécessaire, car elle devient un choix et une obligation, en fin de compte. L'édition à compte d'auteur, qui urge parfois, pour ne point rester à attendre Godot, est le dernier salut des auteurs potentiels : poètes, romanciers, nouvellistes, essayistes et autres historiens des arts et des lettres qui voudraient faire découvrir leurs œuvres. Mais il leur faudra toujours faire en sorte pour ne pas glisser dans le piège de la facilité pour proposer un produit artistique digne de ce nom qui garderait un certain standing pour notre création intellectuelle nationale.
L.B.K


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.