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Il fait bon vivre dans ma cité !
Esthétique et hygiène - Faisons contre mauvaise fortune, bon cœur
Publié dans Le Temps le 21 - 11 - 2008

Les spectacles et paysages désolants que nous allons décrire ne sont pas le fruit de notre imagination ; ils vous sont tous familiers et font partie des décors auxquels vous ne prêtez peut-être plus attention, ou bien de ceux que vous croyez inexorablement condamnés à la dégradation continue.
Vous avez sûrement perdu l'espoir qu'un jour, les petits et les grands quartiers, les vieilles et les nouvelles cités renvoient de nous et de nos villes une image reluisante et renseignent les visiteurs sur notre sens environnemental très élevé ! Alors, vous avez choisi de ne plus broncher devant la détérioration généralisée des sites où pourtant vous vivez et où vivront vos enfants et leurs descendants. Vous n'élevez plus la voix pour exiger une réaction collective susceptible de sauver la face et surtout les « façades » de notre cher pays ! Mais les murs eux n'ont rien à cacher, on savait depuis la nuit des temps qu'ils étaient pourvus d'oreilles, il nous faut maintenant apprendre qu'ils ont une langue et des plus longues et des plus mauvaises. Les trottoirs de nos quartiers non plus n'ont pas avalé leur langue, ni les rues et les impasses qui ne savent pas parler la langue de bois des responsables municipaux. Chaque élément non humain composant le décor des cités tunisiennes dénonce l'irresponsabilité et l'incurie de tous. Nous nous portons volontaires pour faire mieux entendre la voix indignée de ces éléments ! Avec la crainte pourtant que nous ne prêchions dans le désert comme l'ont fait bien d'autres avant nous. Gardons espoir quand même, qui sait !

Une affaire d'ordures
Où que vous soyez en Tunisie, le ramassage des ordures dans les quartiers pose les mêmes problèmes. Habitants et éboueurs se renvoient constamment la balle en ce qui concerne la négligence en matière de règles minimales de propreté. Tandis que les premiers accusent les seconds de faire toujours leur travail trop rapidement et à moitié (ce qui n'est pas faux d'ailleurs), les ouvriers nettoyeurs reprochent aux citoyens de jeter les détritus n'importe où et n'importe comment (blâme tout à fait justifié et que mérite une bonne partie de la population urbaine). Mais que veut-on que les gens fassent lorsqu'ils ne disposent que d'un seul conteneur pour tout un quartier, ou bien quand il n'y en a pas du tout dans les parages ? D'autre part, qui leur garantit que leurs poubelles proprettes et chèrement payées ne seront pas volées ou emportées par le camion municipal ? Comment faire pour empêcher chats et chiens errants de fourrer le nez dans les sacs en plastique qui désormais tiennent lieu de poubelles chez nous ? A quelle heure faut-il sortir ses immondices quand l'emploi du temps des éboueurs, très changeant du reste, n'est jamais respecté par ces derniers ? Les gens ne savent plus quoi faire, alors ils copient les voisins et déversent les ordures où bon leur semble, et plus particulièrement devant la maison de quelqu'un d'autre lequel pourtant a pris soin d'interdire par une inscription murale de tels gestes inciviques. De guerre lasse, certaines victimes s'en sont remises à Dieu en le suppléant de priver de son incommensurable Miséricorde tous ceux qui jettent leurs saletés devant chez eux ! Les murs qui font écho à cette prière désespérée sont très nombreux partout où vous allez.

Labyrinthes
Les quartiers qui se situent à l'entrée des grandes villes accueillent le visiteur avec leurs immeubles et leurs maisons mal entretenues, voire en ruine. Ou alors ce sont des constructions en brique inachevées qui reçoivent le touriste, et aussi des échafaudages très mal nivelés, et des tas de gravats en pleine rue, et des mares puantes et des voitures mal garées et toujours des chiens et des chats sans famille.
C'est à se demander s'il existe encore chez nous une seule association pour la protection des animaux ! Les graffitis licencieux envahissent les murs de tous les quartiers, qu'ils soient riches ou pauvres. Les jardins s'éclipsent un peu partout au profit du béton et les quartiers qui portent des noms de fleurs ne laissent que très peu de place aux belles choses de la nature. Dans les jardinets qui en conservent encore la trace, les haies ne sont jamais taillées et débordent souvent sur les trottoirs. Les passants qui ont failli perdre un œil ou bien qui se sont blessés à la tête et au visage à cause d'une branche baladeuse en savent quelque chose ! Pour ce qui est de l'éclairage dans les cités urbaines, les efforts sont indéniables pour illuminer toutes les rues et toutes les impasses. Seulement, les défectuosités sont « courantes » et il faudra faire toute la lumière sur d'une part la qualité du travail effectué par les agents de la S.T.E.G. et d'autre part la solidité du matériel que cette société utilise !
Concernant les trottoirs, ils sont rarement bien revêtus et la faute en incombe aux citoyens comme aux autorités diverses chargées de leur entretien. Que peut-on en effet reprocher à un habitant qui a convenablement recouvert la parcelle de trottoir qui se trouve juste devant chez lui, mais qui a vu tous ses efforts et son argent perdus pour rien quand la municipalité, la poste, la SONEDE, l'ONAS, ou la STEG ont entrepris des travaux sur les lieux sans y remettre de l'ordre après ?
La canalisation des eaux usagées est rarement bonne dans nos cités et il y a beaucoup à faire pour prévenir les débordements fréquents des regards sur la voie publique. Les noms des rues et les numéros des maisons ne sont visibles que si le paysage environnant est complètement nu ; mais il faut d'abord que ces noms et ces numéros existent ! Le plus souvent, il faut demander le renseignement à plusieurs personnes pour retrouver une adresse quelconque dans le coin. Bravo donc aux facteurs et autres livreurs de factures qui arrivent à se sortir de ces labyrinthes sans trop de « bavures » !

Le tableau est loin d'être réjouissant, mais notre vœu le plus cher c'est que justement il le devienne. Il y va de notre réputation de citoyens hospitaliers et très scrupuleux en matière de propreté et d'environnement. Le manque de moyens ne doit bloquer ni les autorités ni les citoyens dans leur volonté de préserver la beauté des sites tunisiens.


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