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Produits abondants; prix abordables !
Les bons tuyaux de la consommation
Publié dans Le Temps le 30 - 04 - 2010

Le marché hebdomadaire de Nabeul est très animé le vendredi. Entre 9 et 13 heures, le flot humain est incessant. Tout le monde s'approvisionne et ne recule pas pour faire les bonnes affaires. On se bouscule devant chaque commerce. Une tournée dans ce marché nous a permis de découvrir cette ambiance particulière du souk hebdomadaire de Nabeul.
Le souk hebdomadaire de Nabeul connaît une animation particulière chaque vendredi. Les gens essayent de parcourir le plus vite possible ce marché au risque de dégarnir leur portefeuille.
On est tout d'abord surpris par les charmes discrets de la bousculade. Mais qu'est ce qui fait courir tout ce beau monde de consommateurs vers ces marchands de légumes, des épices, de fripes, de l'artisanat et des bestiaux ? Rien qu'à voir la patience des acheteurs, leur endurance et les innombrables chamailleries à propos de tout et de rien, on est tenté de dire pourquoi toutes ces femmes et tous ces hommes viennent nombreux à ce marché ? Tout simplement parce que les produits sont abondants et à des prix abordables.
Des légumes et des fruits pour toutes les bourses
Le souk des légumes et des fruits est plein de monde le vendredi. On vient pour remplir son couffin et les consommateurs trouvent leur compte. Hédi de Hammamet nous dit « je ne rate aucun souk. Le vendredi est sacré pour moi. C'est mon jour de repos. C'est pourquoi, j'en profite pour venir à Nabeul étant donné que les prix sont trop élevés à Hammamet. C'est vrai qu'on trouve de tout et en abondance. Il y en a des produits pour toutes les bourses. Mais je ne peux pas dire que les prix sont compétitifs et j'essaie de me ravitailler de ce dont j'ai besoin ».
Sayda de Nabeul, une vieille dame qui arrive difficilement à passer au milieu d'une grande marée humaine vient chaque vendredi s'approvisionner en légumes et fruits : « Notre souk a son charme particulier. On vient ici même par curiosité. Les étalages les plus bariolés apparaissent au courant de ce jour. Je fais le tour et j'achète ce qui me manque chez moi. Cette fois-ci, j'ai acheté beaucoup de fruits à des prix très abordables. 800 millimes le kg de fraises c'est honnête. La qualité fait défaut mais ça se paye. » Henda qui vient de sortir de son boulot est très fatiguée. Elle a du mal à se frayer un chemin dans cette masse humaine : « Il faut avoir une dose de savoir faire du coude pour se frayer une place dans les foules compactes qui se font et se défont au gré de la vague et sans logique apparente. « Je suis curieuse. Je ne rate pas cette opportunité pour acheter quelques kgs d'oranges et de pommes. C'est cher. Mais on n'a pas le choix. Il n' y a pas une grande différence entre le centre ville et ce marché. Les bonnes pommes sont vendues à 2d.500. Ma bourse ne me permet pas. J'ai opté cette fois-ci pour les bananes à 1d700. C'est accessible et surtout que mes enfants aiment beaucoup ce fruit ».
Les odeurs des épices
Le souk des épices offre une promenade sensorielle unique. Dans les allées du souk, embouteillage de charrettes à bras et cohue d'acheteurs de toutes origines venues des environs de Nabeul. Stéphanie, une touriste française est venue accompagnée d'une amie à laquelle elle fait découvrir les charmes du souk. Pour elle, c'est là le plus beau côté du souk « C'est beau et surtout cette odeur des épices » dit-elle.
Au milieu des allées, vendeurs des céréales multicolores et des légumineuses font bon ménage, il y en a également pour tous les goûts. « Le vendredi est l'occasion de faire provision de blé, d'orge et de maïs », avoue Sami un jeune fellah de Beni Khiar. Bref, un souk pour toutes les bourses qui garde toujours son charme et son ambiance particulière.
Le souk « libyen » pour les futurs mariés !
Pas plus loin se tient le souk « libyen ». Tous les étalages sont pris d'assaut. Une grande variété d'articles d'électroménagers, de bibelots, d'appareils électriques, des télés, des radios et même des ordinateurs sont exposés à des prix variables. Les gens viennent nombreux surtout les futurs mariés. « C'est abordable », nous dit Senda qui va se marier cet été. « Je me contente cette fois-ci de bibelots que j'ai achetés à bon prix », dit-elle. Un commerçant nous interpelle pour nous dire que « Les gens achètent tout sans recul. Chacun selon ses moyens et ses possibilités ».
Les tentations sont grandes dans cette caverne d'Ali Baba.
Les appels au micro sont multiples : une femme vante la variété de ses coupons de tissu. Maha est venue spécialement pour acheter un service de table « J'ai commencé par deux dinars. Finalement, j'ai dépensé 140 » avoue-t-elle. Les gens ont envie d'acheter tout. L'essentiel, c'est d'attirer la clientèle et de vendre ses produits. Il suffit de voir le nombre de vendeurs qui exposent leurs divers produits : tapis, cuir, poterie, cuivre. Dès lors, le harcèlement commence surtout du côté des marchands d'artisanat. Chacun essaie par tous les moyens de vendre. C'est l'occasion ou jamais « c'est le moment, on doit profiter de l'afflux des touristes pour consolider nos chiffres d'affaires», nous dit un artisan.
A une dizaine de mètres se tient l'espace des friperies. Là les femmes sont nombreuses à acheter des habits à des prix bas. « C'est mon coin préféré et je me lève de bonheur chaque vendredi pour bien choisir et tomber sur de bonnes occasions » affirme Najla, une jeune cadre.
Au marché aux bestiaux
Le marché aux bestiaux est pris d'assaut chaque vendredi par des centaines d'éleveurs. Dès les premières heures, on voit arriver des camionnettes chargées d'ovins venant de tous les coins de la région et même d'ailleurs. La partie réservée aux bêtes est la plus visitée. Dans une virée au souk, il nous a été donné de constater que l'offre est nettement supérieure à la demande. Mais, beaucoup d'indices nous montrent que la réticence des uns dépasse la sollicitation des autres. Hédi originaire de Korba estime que le souk présente une bonne opportunité pour acheter les bestiaux. Mais dit –il : « C'est cher. Il faut parfois patienter pour faire une bonne affaire. Certains intermédiaires font la loi ici dans le but de faire des bénéfices faciles comme d'habitude »
Jamel de Menzel Témime ajoute : «Je viens souvent au souk de Nabeul. L'offre est importante et comme vous voyez, il y a trop de moutons mais les prix restent toujours élevés. Il ne faudra pas aussi oublier que le prix d'un mouton avant l'élevage dépasse les 150 dinars ».
A quelques mètres, des dizaines de touristes demandent des explications sur les dromadaires. Avec leurs appareils, ils essayent de prendre des photos avec les éleveurs.


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