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Encore un séquestré volontaire ?
One man show : “Sauf résidents” de Ryadh Nehdi le 17 juin 2010
Publié dans Le Temps le 29 - 05 - 2010

C'est “Alkaz'art Plus” qui signe là sa troisième production. Après “Mister Mim” et “Faute 2 frappe” voilà que c'est au tour de Ryadh Nehdi de porter sur des épaules rodées par plus d'une vingtaine d'années de labeur constant et respectable, le sort de “Sauf Résidents” (Barrâni ‘ala barra) d'après un texte de Hammouda Ben Hassine et une mise en scène de Moez Toumi.
L'avant-première est fixée pour le 17 juin 2010 à la salle le 4ème Art, avenue de Paris à Tunis et la première pour le lendemain 18 au même lieu.
“Alkaz'art Plus” est peut-être l'une des seules sociétés à vocation théâtrale privée à prendre des risques énormes en misant sur des spectacles généralement réalisés à ses propres frais sans lésiner, comme beaucoup d'autres le font, sur le prix à payer pour satisfaire les besoins de la création. Certains détracteurs ont reproché à ses propriétaires l'idée de vouloir envahir le champ théâtral par la puissance de l'argent investi. Comme si c'était là un crime ou un délit qu'il faut réprimander. Alors qu'intéresser les privés à investir dans les disciplines, aussi incertaines que celles de l'art dans toute sa diversité, devrait être salué chaleureusement et encouragé.
Faut-il rappeler que sur les quelques centaines de sociétés théâtrales privées, la majorité (pour ne pas dire la totalité) ne doivent leur survie qu'à la subvention plus ou moins conséquente (plutôt moins que plus) que leur alloue le ministère de tutelle.
D'un autre côté, si investir de l'argent est une condition première, elle ne peut garantir en aucun cas la réussite des spectacles produits. Rodée à l'organisation et à l'animation de spectacles de plus grande envergure (mais radicalement différents des productions théâtrales), cette société se devait de mieux étudier le terrain où elle tente d'évoluer depuis quelques mois.
Savoir que l'argent est nécessaire sans garantir le succès, le choix des têtes d'affiche peut ne pas s'avérer la carte maîtresse pour gagner la partie.
La réussite d'une production théâtrale tient à plusieurs autres facteurs qu'il convient de rassembler en espérant réussir la réalisation du produit rêvé.
Cela viendra sûrement avec le temps et la meilleure école (après l'école) est sûrement d'entrer de plein pied sur le terrain de la pratique.
Croisons les doigts pour cette jeune société qui en veut et qui compte déjà à son actif deux spectacles qui – s'ils n'ont pas fait l'unanimité – ne sont quand même pas passés inaperçus.
La Zen attitude
C'est l'impression que je ressens à chaque fois que je rencontre Ryadh Nehdi. Posé, réservé, entouré de jour comme de nuit par les membres de son équipe, il jouit du respect et de l'amitié de tous ses partenaires qui évoluent, faut-il le signaler, dans un milieu où la médisance et les coups bas sont monnaie courante.
Les téléspectateurs l'ont connu à ses débuts dans des sketchs qui l'ont mis face à son oncle Lamine du même nom, sketchs qui sont peut-être les seules aventures télévisuelles réussies de ce dernier et qu'on regarde avec beaucoup de bonheur chaque fois que la télévision les rediffuse.
Il ne se passe pas une saison sans que Ryadh ne participe à une création théâtrale et c'est un gentil baroudeur qui parcourt le pays dans tous les sens apportant la joie et le sourire partout où il passe, dans les cités jusqu'au fin fond du terroir, là où beaucoup de nos hommes de théâtre rechignent à aller… ne serait-ce qu'en pensée !
Ryadh est un « militant de base », courageux et modeste, qui fait corps avec son public comme certains grands militants font corps avec leur peuple.
La fable du “dehors l'étranger”
Le rôle qu'il campe pour ce nouveau spectacle est celui d'un gardien d'immeuble, claustré à perpétuité dans quelques mètres carrés où il construit sa vie, apprend à se défendre, arrache au jour le jour sa petite part d'horizon, sa petite part de pouvoir.
De l'ascenseur au parking, et du parking à l'ascenseur, ce séquestré volontaire (?) dans le couloir de la mort lente qui est sa petite vie d'employé, qu'on jugerait à première vue, insignifiant, presque méprisable, ce fervent défenseur de “Aux résidents la gloire d'entrer et de sortir librement et aux autres, aux étrangers, l'enfer et le chaos” s'avère être un philosophe parfaitement intégré à son environnement, qui nous fera découvrir sa façon de nous voir. C'est-à-dire celle avec laquelle nous avons oublié de nous regarder.


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