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Jeunes face aux démons du «crépuscule social»
Cinéma «Il était une fois à l'aube»… de Dali Nahdi
Publié dans Le Temps le 19 - 10 - 2010

Réalisé par Nadya B'CHIR - Dali Nahdi : «J'ai galéré pour faire ce film, je n'ai pas demandé de subvention pour que l'on ne m'impose pas de lignes rouges.»
Sexe, drogue et alcool. Voilà comment on pourrait résumer le dernier court métrage de Dali Nahdi « Il était une fois à l'aube ». Oui mais voilà, cela n'est qu'un brossage de tableau social considéré comme une mécanique prégnante boulonnée quasiment à la perfection.
C'est qu'il a choisi d'étaler sur une corde raide, des clichés, ou plus justement –comme on veut nous le faire croire- des images nouvelles qui dépeignent d'un portrait pas tout à fait fidèle d'une société qui…s'affirme sur des plans presque pervers.
Et puis, le point d'orgue du deuxième bébé de Dali Nahdi, son principal argumentaire : la transmission d'un message. Sans codes en apparence, mais plus d'un s'il l'on se livre à une lecture entre les lignes : les parents délaissant leurs enfants, des enfants sans autorité à la merci de l'alcool, la drogue et même à la délinquance, l'inconscience et qui mène au suicide involontaire. Dali Nahdi a mis beaucoup de volonté à braver les interdits, les non dits, les sujets que la majorité écrasante de notre société aime appeler « tabous ». Ce réalisateur doublé d'un acteur au talent inouï, et quitte à affronter les critiques les plus ardues, n'en déplaise à certains a préféré mettre le doigt sur nos maux qu'on pourrait unir en un seul : le mal vivre de nos enfants dans la société d'aujourd'hui. Quelles raisons derrière ce nouvel habit troué de presque partout qui laisse deviner de façon limpide et anticipée les défauts de toute une génération future ?
« Mettez une caméra à côté de l'horloge 7 novembre à l'Avenue Habib Bourguiba dans le centre ville et vous en tirerez le plus beau film tunisien qui soit. » a affirmé Dali Nahdi lors de la conférence de presse tenue après la projection de son deuxième court métrage « Il était une fois à l'aube… ». Parce que selon lui, notre lot quotidien, et rien qu'à lui seul, regorge de matière à écrire des scénarios. Pas besoin d'aller chercher loin, ici un cinéaste a tous ce qu'il faut pour écrire et réaliser les meilleurs films. Et c'est justement à cette pratique qu'il s'est livré. Il a arpenté les milieux riches et bourgeois et loin des strass et paillettes et toutes les figures du « m'as-tu-vu », il en a ressorti le caché, le dissimulé, le « non ça n'arrive qu'aux autres » : des parents riches mais séparés, des enfants gâtés mais pourris, des moyens qui coulent à flot mais qui ne font le bonheur de personnes hormis les census et les profiteurs sans scrupules. Mais encore, le père, fameux repère de tout enfant, aux abonnés absent, préférant fuir les responsabilités sous prétexte qu'elles n'en tiennent qu'à fournir de la matière. La mère, sensée être un parangon de vertu et de sacrifice, plongeant dans l'alcoolisme et la prostitution « propre ». Ce couple ne peut générer qu'un enfant en mal être constant, déniant intensément et des fois même insciemment une réalité autant repoussante qu'imposante. C'est parti alors pour toute sorte d'interdits : sexe, alcool et drogue. A la fleur de l'âge. Et c'est l'inévitable, l'inconcevable et l'inadmissible : la perte de la vie sous la forme la plus « idiote » : sur la route par un excès de vitesse, un manque totale de concentration et un grain de folie.
Dali Nahdi n'a pas peur de dire les choses en face. A travers les faits relatés par l'histoire de son film, il a crié au tollé en montrant du doigt ce que deviennent les jeunes de chez nous : impolis, arrogants, pervers et délinquants. La faute à qui ? Les parents, la société, la nouvelle donne mondiale, ou encore le système ? Plein de questions mais aucun jugement. Le réalisateur n'a aucune prétention de donneur de leçon sinon celle de dire : ouvrez les yeux, il n'est pas trop tard d'agir, de penser cette profonde plaie de la société. Alors agissez ! »
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Dali Nahdi, réalisateur, scénariste et coproducteur du film : «Je ne juge pas, ni ne propose de solutions»
Le Temps : On vous reproche un scénario bourré de gros mots, qu'as-tu à dire à propos de cela ?
Dali Nahdi : je dois préciser en premier lieu que ces gros mots ne sont pas parachutés ou venus en accessoires au film, loin de moi cette idée. En fait ce n'est que la reproduction du langage de nos jeunes d'aujourd'hui et encore c'est la version soft je dirais. Puis, je ne suis pas là pour juger ou proposer un substitut, encore moins de donner une solution. Tous ce que je veux faire c'est de mettre le doigt sur le mal en question, le montrer tel qu'il est sans retouches. Après libre aux concernés d'entreprendre les mesures nécessaires pour le contrer.
Quant au dialogue en langue française, c'est un peu la même chose. Cela fait aussi partie de mon propre vécu, et je dois dire que c'est une vague qui prend de plus en plus d'hauteur dans notre société.
- On peut dire que produire un film qui coûte dans les 220 000 dinars sans l'aide du ministère relève de l'exploit. Pourquoi ce choix ?
En effet, je n'ai pas demandé de subvention de la part du ministère et ce dans un but principal à savoir ne pas être limité. Avec l'administration, on est toujours un peu en butte à des lignes infranchissables. Et un artiste ne doit en aucun cas souffrir d'un manque quelconque de liberté d'action et de pensée. Que ce soit pour ce film ou le premier, j'ai eu des craintes par rapport à certains passages du scénario, qu'on me censure certaines scènes ou passages du dialogue. Du coup, je préfère galérer pour pouvoir financer mes films avec tous ce que cela nécessite de sacrifices que de devoir avoir des comptes à rendre.
- On t'a refusé en quelque sorte l'intégration de ton film « Il était une fois à l'aube » dans la compétition internationale des JCC. Qu'as-tu à dire à ce propos ?
Oui, en effet. Au début, Dorra Bouchoucha, la directrice de cette édition m'a demandé « amicalement » de proposer mon film en première mondiale à la compétition internationale des JCC. J'ai bien sûr accepté jusqu'à ce qu'on me dise qu'un certain comité tenu secret en a décidé autrement et entend intégrer le film dans la compétition nationale. Cela m'a mis en rogne et j'ai retiré complètement le film des JCC. Avec un peu de recul, j'ai pensé qu'il ne faut surtout pas donner l'occasion à une poignée de personne opérant sous le nom de comité empêché le public tunisien de découvrir mon film. Après tout c'est pour lui que je l'ai fait.
- On a vu des techniques de montage pour la première dans un film tunisien. C'est d'ailleurs un des points forts du film. C'est du « made in Tunisia » ?
Tout à fait. Il faut savoir que tout le film est du 100% tunisien. Les compétences engagées à travailler là-dessus sont toutes tunisiennes. Et vous savez ce n'est pas si compliqué que ça en a l'air. Il suffit d'avoir les connaissances nécessaires et le matériel adéquat avec la révolution technologique et numérique que nous vivons, nous avons aujourd'hui ce genre de compétences en Tunisie et aucunement besoin de les importer de l'étranger. Autre élément important et crucial pour aboutir à un résultat aussi professionnel c'est la liberté d'action. C'est très important pour la création, si on n'est pas libre il est difficile d'être créatif.
- Sinon tes projets dans l'immédiat ?
Là je suis en pleines répétitions de mon nouveau one man show qu'on pourrait plutôt qualifié de spectacle puisqu'il y a de la danse, de la projection de deux courts métrages de 7 minutes environ, des comédiens, du jeu de scène. C'est très varié, en fait. Inchalla si tous ce passe bien, la première est programmée pour le 4 février prochain.
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Sabrine Bourguiba dans le rôle de Aïcha
« Pour ma part, je n'ai pas passé de casting. On a vu mes photos et j'ai été contactée par quelqu'un de la boîte « Ulysson » pour tourner dans le nouveau film de Dali Nahdi que j'ai rencontré à cet effet. On m'a parlé de l'idée du film, du rôle qu'on me propose et tout cela est parti d'un jeu. D'ailleurs je trouve que le rôle me colle assez bien vu que je me suis senti dans mon élément donc cela ne me demande pas beaucoup de jeu et cela me convient dans la mesure où je ne suis pas une actrice professionnelle. Ensuite j'ai ramené mon frère avec moi juste pour des raisons de sécurité (on entend dire des choses pas très rassurantes sur le milieu du cinéma) et qui se retrouve après avoir discuté avec Dali Nahdi à jouer lui aussi dans le film. J'ai beaucoup aimé le tournage et j'aimerai beaucoup retenté l'expérience. Pour l'instant je finis mes études. »
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Rym Sallem dans le rôle de Sara
Le fait de me trouver dans ce film est le fruit du hasard. En fait, une amie m'en a parlé et j'ai trouvé l'idée en soi séduisante. Quand on m'a parlé de l'histoire du film j'étais très intéressée, le milieu et les faits me parlaient beaucoup.
Je n'ai pas vraiment passé de casting. Lorsque je devais passer devant la caméra pour un test, je n'ai pas voulu qu'on fasse à la normale j'ai proposé à Dali qu'il me mette avec les filles en situation avec une table et des chaises et qu'on improvise quelque chose. Et ça a donné. Nous n'avons pris aucun cours de théâtre, Dali nous a expliqué comment faire, on a répété quelquefois et le tour est joué. Puis, dans la vie de tous les jours, je ne suis pas timide, je m'adapte facilement, d'ailleurs devant la caméra j'étais très à l'aise.
J'ai énormément apprécié cette expérience et en me regardant dans la projection ça m'a fait bizarre et je n'arrive pas à bien cerner ma prestation, à savoir si elle est bien ou pas.
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Nader Ayache dans le rôle de Sabri Ben Salah
« Je suis passionné de théâtre et j'en fais à Sousse. J'ai été contacté pour tourner dans le film de Dali Nahdi vu que mon apparence physique colle assez parfaitement au personnage que je joue dans le film. Bien sûr j'étais très enthousiaste pour le tournage vu que je suis aussi passionné de cinéma et que j'attendais d'y avoir ma chance. Certes j'ai dû sacrifier mes études (puisque je n'ai pas réussi mon bac) mais j'avoue que si c'était à refaire je le referai sans hésiter. Cette expérience m'a beaucoup appris et m'a apporté ce que rien d'autre que le cinéma ne peut apporter à quelqu'un. Par ailleurs, je dois dire que je ne suis pas très satisfait de moi en ce sens que je ne juge pas ma prestation parfaite et bien que d'autres m'ont dit le contraire. Bien sûr je ne suis qu'au tout début et c'est ma première fois au cinéma, donc j'entends travailler plus mon jeu et j'aimerai beaucoup renouveler cette expérience. »
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Seïf Bourguiba dans le rôle de Sami
« bon voila c'est une bonne expérience, c'est aussi ma première en tant qu'acteur, car j'essaie de toucher a tout..Comme je viens de dire j'ai beaucoup aimé, étant un grand fan de cinéma, j'ai voulu faire une immersion dans le domaine en Tunisie.
J'ai été surpris par certaines choses, en bien et en mal, mais globalement j'ai adoré. Comme je l'ai anticipé, je n'ai pas eu de problèmes devant la camera. J'ai l'habitude de me donner en spectacle étant jeune, ou entre amis sur des essais amateurs...Bien-sûr le jour de l'avant première en me voyant j'ai trouvé cela un peu bizarre, mais je m'y suis fait.
Pour le rôle, j'ai trouvé qu'il n'était pas très profond, et puisque j'avais hâte de jouer dans un film, je voulais quelque chose de mieux, mais comme première expérience c'était déjà très bien que de jouer dans un film de Dali Nahdi, donc j'ai fait avec, et dans le futur J'aimerai beaucoup continuer et percer dans le cinéma tunisien. Si je peux me permettre, pour terminer j'aimerai dire une chose: il faut donner aux jeunes la possibilité de s'exprimer (que ce soit devant ou derrière la camera). De nos jours, et dans presque tout les domaines en Tunisie, les ''anciens'' pensent qu'on ne peut prendre que les avis des professionnels. C'est typiquement tunisien ! Mais je pense que c'est faux, et on peut très bien avoir de bonnes idées sans forcement avoir fait des études de cinéma… »
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Casting
Souad Mahassen dans le rôle de la maman de « Nassim », une épouse délaissée, paumée, devenue alcoolique, mais ne cesse de protéger son fils contre les dangers de la jeunesse qu'il encourt. Un rôle qu'elle joue à la perfection.
Hélène Catzaras dans le rôle de la maman de « Sabri ». Une maman qui a perdu son fils de façon tragique, pieuse elle se remet à Dieu et à la religion pour taire une douleur abyssale et incurable. Un jeu qui frôle une réalité frappante et percutante, et c'est rien qu'à voir les traits du visage de Catzaras.
Walid Nahdi dans le rôle d'un jeune beur « Toufik » venu de France pour passer des vacances en compagnie de son frère Kader joué par Dali Nahdi. Les deux frères réussissent éminemment bien leur jeu, ils sont très complices et ne se lassent pas de répéter indéfiniment leurs scènes. La perfection est leur mot d'ordre.

A la suite de sa sortie en avant-première, le film « Il était une fois à l'aube » de été sujet à de nombreuses critiques négatives le stigmatisant en tant que film « cliché », film « non innovateur », film « loin de projeter la vérité de notre société ». Certains ont même comparé le film à un spot de sensibilisation contre l'alcool au volant.
D'accord le film relate des clichés. Mais n'y-a-t-il pas de clichés dans les plus grandes œuvres cinématographiques dans le monde entier et réalisées par les plus grands noms ? Oui bien sûr. Et comment ? Ces clichés sont l'essence même de la vie et donc du cinéma. Puis s'il on n'a de cesse de remettre sur le tapis ces soi- disant cliché, de réitérer les mêmes sujets, c'est en dehors de tout doute pour ne pas jeter aux oubliettes les leçons que la vie nous envoie à travers le vécu à tout un chacun. Aujourd'hui, nos jeunes continuent à mourir sur les routes. Si l'on enterre les clichés, qui va nous rappeler cette triste vérité ? La mission de toute œuvre cinématographique n'est-elle pas de mettre à nue ces vérités, de les pointer du doigt, de dire que contre toute volonté, elles font encore parties de notre lot quotidien ? Sinon ne serait-elle pas d'une inanité et ressemblerait à une mécanique huilée par des images sans intérêt aucun, la fameuse œuvre ?
Pour braver maints écueils, à plus d'un titre, et arriver à pondre un court métrage d'une trentaine de minutes d'un niveau technique et artistique tel que nous l'a offert Dali Nahdi, il a fallu du courage, de l'énergie, et une patience acharnée. Peut-être faut-il arriver à le faire d'abord et le critiquer ensuite !


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