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Quand l'OMS monte au créneau
Ton sur temps
Publié dans Le Temps le 20 - 10 - 2010

Par Bourguiba BEN REJEB - Il y a des maladies que l'OMS qualifie de négligées mais qui affectent un milliard de personnes. Cela fait un peu beaucoup de la négligence, mais il faut dire qu'on parle de maladies qui ne sont pas supposées rapporter des dividendes conséquentes aux multinationales de la pharmacie. Comme pour n'importe quel commerce, et la santé est un commerce très juteux, l'industrie des médicaments dépend étroitement des mouvements des capitaux et des prises d'intérêt que les argentiers de la planète récoltent en fin d'exercice.
De la rage au trachome, de la maladie du sommeil à la lèpre, ces maladies sont le plus souvent liées à la pauvreté. Or tout le monde sait que les pauvres n'ont pas de quoi payer et qu'ils crèvent très loin des médias. La modernité fait que ceux dont on ne parle pas n'existent pas. Les maladies parasitaires sont de ce type, et il n'est guère recommandé d'en faire étalage entre un match de football et un aréopage de méga stars assurant le spectacle devant les petits pauvres rêvant d'un monde qui n'existe pas.Les grands laboratoires mondiaux sont des géants de la finance, on ne joue donc pas dans le même groupe du championnat du monde de la santé.
C'est probablement pour cette raison que l'OMS a décidé de passer un coup de torchon et de secouer le cocotier. L'organisation se donne même cinq ans pour tenter de rattraper le retard pris pour cause de négligence par les pays pauvres. Elle en appelle aux géants pour faire preuve de charité envers ceux qu'ils « négligent » quand ils ont fait leur beurre sur les autres. Une firme pharmaceutique semble avoir accédé à cet appel. Inutile de faire état de son niveau de générosité, on se donne bonne conscience comme on peut, en fait pour pas grand-chose. La démarche de la charité est, semble-t-il, rentable puisque les intéressés ont déjà pu se procurer le texte préparé par les experts diligentés par l'OMS à cet effet. Au total, et même dans cette affaire où l'on dit venir au secours des plus pauvres, les « fuites » ont d'abord profité aux mieux lotis.
Cela rappelle un peu le grand marché ouvert il n'y a pas longtemps par l'alerte surfaite concernant la grippe porcine. Il fut dit, et non démenti, que la marché avait fait tourner les machines de certains grands groupes. La peur avait gonflé les carnets de commande aux dépens des contribuables. Mais l'argent n'a pas d'odeur.
La rage de faire du profit, qui n'est pas la rage « négligée », a laissé sur le carreau, toujours selon l'Organisation Mondiale, un demi-million de pauvres. En complément des armes de guerre, en quelque sorte.


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