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Moisson abondante
Le Directeur de l'Institut Culturel Italien, Luigi Merolla, a révélé, hier, son programme pour 2011
Publié dans Le Temps le 09 - 12 - 2010

L'institut culturel Italien terminera en beauté l'année en cours avec un concert lyrique tout en fignolant les grandes lignes de sa programmation pour l'année 2011, basée – selon les dires du directeur Luigi Merolla, sur l'échange et le dialogue.
Car, outre les manifestations culturelles auxquelles l'Italie apporte sa contribution, d'autres événements majeurs seront célébrés cette année et pour la première fois à Tunis, avant de prendre leur envol vers d'autres contrées. Nos amis et voisins italiens ont fait de la Méditerranée, leur thème de prédilection et de Tunis, la capitale culturelle du Maghreb et le siège de leur « Instituto chiarafama ».
Le Temps : Les manifestations culturelles qu'organise ou abrite le centre culturel italien, se suivent et ne se ressemblent pas. Vous programmez pour ce samedi 11 décembre, un concert lyrique à l'Acropolium de Carthage. Est- ce là une manière de dire adieu à une année qui tire vers sa fin ?
Luigi Merolla : Avec le concert du 11 décembre, nous clôturons la saison culturelle italienne 2010 en Tunisie qui coïncide avec les fêtes de fin d'année et de Noël. Pour cela, nous avons choisi un mezzo soprano mondialement connu, Teresa Nicoletti, accompagnée au piano par Toyoko Azaiez. Un concert organisé en collaboration avec l'Acropolium de Carthage et la Région Sicile pour présenter des airs d'opéra et de la musique sicilienne. Il faut dire que j'ai dû intervenir auprès de la Région Sicile pour choisir Tunis et non le Caire où le concert devait avoir lieu.
Comme vous le savez déjà, Tunis est la capitale culturelle du Maghreb qui a des relations développées avec l'Italie et particulièrement avec la Sicile. Nous avons une histoire commune, y compris sur le plan culturel, par l'aspect architectural, la cuisine, la médecine, la peinture et la littérature. Il y a eu au fil de l'histoire, une "contamination" réciproque qui nous a davantage rapprochés les uns des autres. Je dis bien « contamination », puisque nos relations mutuelles reposent sur quelque chose de plus fort que l'échange !
Deux célèbres femmes artistes se produiront ce samedi sur la scène de l'Acropolium de Carthage ; voulez- vous nous les présenter ?
Teresa Nicoletti sera à Tunis pour la première fois . Par contre, elle a déjà chanté à Alger où elle a eu un franc succès comme elle a aussi connu les plus prestigieuses scènes au monde. Chanteuse lyrique au conservatoire Vincenzo Bellini de Palerme, elle a été l'élève à Modèna de Arrigo Pola, professeur du célèbre ténor Luciano Pavarotti. Elle est lauréate de nombreux prix dont celui de « l'International Competition for Opéra Singers, George Bizet » auquel participent 47 concurrents provenant des cinq continents; le prix international « Universo Donna », « l'Art Award « de l'UNESCO et l'Oscar de la Méditerranée…
Teresa Nicoletti a interprété les rôles de Aida, Carmen et Azucena avec grands succès. Elle a été choisie en 2007, par la revue espagnole avec neuf autres grands interprètes, pour réaliser un CD à l'occasion de l'édition spéciale, Saison Opéra, Espagnole 2007-2008.
Et comme nous l'avons déjà annoncé, elle sera accompagnée au piano par Toyoko Azaiez qui enseigne actuellement à l'Institut supérieur de musique de Tunis. Née au Japon où elle a obtenu son diplôme de piano auprès du Tokyo College of music, Toyoko Azaiez a découvert grâce à Christina Hadjeva, chanteuse d'opéra et professeur de chant lyrique, son talent dans l'accompagnement des chanteurs lyriques.
Pourquoi l'opéra italien a-t- il été absent pendant de nombreuses années de la scène tunisiennne ?
D'une façon générale c'est le même problème qui se pose partout ; c'est une question de financement. L'opéra est comme vous le savez, un domaine qui nécessite de grands moyens ; orchestre, chanteurs, musiciens, chorale, décors, costumes…ce qui coûte énormément cher et nécessite l'aide de l'Etat et des Fondations privées, car les recettes ne couvrent qu'une partie infime des dépenses.
Si on remonte dans le temps, on constate que l'Institut culturel italien a fait venir dans les années 90, des opéras concerts avec ballet, comme pour « Aida » de Verdi. On a invité aussi pour le festival de musique symphonique d'El Jem l'opéra « Mefistofele » de Boito, avec orchestre et chorale de Maggio Musicale Fiorentino, dirigé par Riccardo Muti.
Qu'avez-vous à nous proposer pour la nouvelle année 2011 ?
Si nous poursuivons avec la musique lyrique, L'Institut culturel italien va organiser le 18 janvier au Théâtre municipal de Tunis, un grand événement pour marquer le 150ème anniversaire de l'Unité de l'Italie, en présence du ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini et l'ancien président du Conseil italien, Giuliano Amato.
Un concert de musique lyrique avec des airs d'opéra de Guiseppe Verdi qui réunira 4 chanteurs du Théâtre de l'Opéra de Rome avec tous les costumes originaux datant de 1900. Des costumes qui ont été conçus à l'époque par des artistes peintres italiens, comme Gattuso, Pomodoro et autres. Cela coûte bien entendu, des fortunes surtout si l'on tient compte du problème des assurances.
Les costumes seront par la suite exposés à l'Institut culturel italien et seront accompagnés par des esquisses d'artistes qui ont travaillé pour les costumes et les décors.
Par la même occasion, la Cité des Sciences abritera le 18 janvier et pour la première fois, un colloque sur « La guerre de libération italienne (Il risorgimento ), vue à partir du sud de la Méditerranée » avec le témoignage de professeurs tunisiens, italiens, marocains et algériens.
Le même événement fera l'objet de la projection d'un documentaire de Lorenzo Giugliotti sur le « Rrisorgimento » italien, (le 19 janvier à l'école italienne de Tunis, puis les 20 et 21 janvier à Gabès et Tozeur).
Un autre concert en ce début d'année, les 8 et 9 janvier à Tozeur ; musique lyrique sur des airs de Puccini, interprétés par Sergio Cannuba, pianiste et le ténor G. Veneziano.
Ensuite, du 12 au 16 janvier, se tiendra à Dar Sebastian à Hammamet, une exposition photos sur le thème : «Craxi, une histoire ».
Par ailleurs, on organisera du 19 février au 14 mars dans les Salons de l'Institut culturel, l'exposition «La rive Sud de la Méditerranée dans le mélodrame» qui réunira 154 esquisses et modèles et 15 costumes mis à disposition par la Fondation Teatro de l'Opéra de Rome.
Du 15 mars au 15 avril , Martina Corgnati montera une exposition d'Agostino Ferrari, suivie d'une conférence sur le signe et l'écriture avec la participation de l'artiste et calligraphe Nja Mahdaoui et du sémiologue italien, Ugo Volli.
Dans un autre registre, nous présenterons au mois de novembre, un ballet classique par la Compagnie du Teatro San Carlo de Naples.
Nous participerons aussi à la VIIème édition de Jeunes virtuoses à Ennejma Ezzahra au mois de février, avec la pianiste Daklen Difato pour la soirée de clôture ; au festival de la médina (août) avec de la musique folklorique ; aux JTC ( septembre-octobre) ; à la XXVIème édition du festival d'El Jem (juillet) ; au Village des langues à Mahdia (juillet) ; aux 24 heures de théâtre non- stop du Kef (mars) ; à la Foire du livre de Tunis (avril-mai) ; aux Rencontres cinématographiques de Hergla (juillet) ; à la XIème Semaine de la langue italienne dans le monde et aux Journées du cinéma européen.
Qu'avez-vous entrepris pour présenter et faire connaître la culture tunisienne en Italie ?
Notre mission consiste tout d'abord à promouvoir la culture italienne en Tunisie. J'aimerais rappeler par la suite, que tous les grands événements programmés en 2011 feront le tour du Maghreb en partant de Tunis car à partir de cette année, notre Institut a été chargé de coordonner les activités culturelles et artistiques dans la zone en question à travers la nomination par le ministre des Affaires Etrangères italien d'un directeur « chiarafama » (illustre), jouissant d'une grande expérience dans le domaine de la communication et de la promotion culturelle. Grâce à ce nouveau statut, l'Institut de Tunis fait désormais partie des dix Instituts « chiarafama » dans le monde dont celui de New York, Paris, Londres et Berlin.
Dans notre ligne éditoriale, nous voudrions délocaliser des manifestations à l'intérieur du pays ; au Kef, Tozeur, Gabès…où nous allons trouver une culture authentique car, maintes fois, nous avons constaté que la musique et les sons de ces régions étaient similaires à ceux du Sud de l'Italie. Nous avons par ailleurs l'intention de programmer dans les maisons de culture du Sud tunisien, un concert de musique classique avec la collaboration de l'Université tunisienne.
Autre perspective pour l'avenir ; le commissaire de la Biennale de Venise, Sgarbi, a demandé à tous les Instituts italiens de culture dans le monde, de choisir deux artistes italiens résidant dans ces pays pour participer au mois de juin à la Biennale de Venise après sélection par une commission.
Nous, en Tunisie, de par notre statut particulier, nous avons la chance de proposer quatre noms : Sylvain Monteleone (artiste peintre), Brusca (céramiste), Volpini (photos) et Perelli (sculpture). Cet événement va nous permettre de présenter les artistes italiens de Tunisie, finalistes de la Biennale de Venise dont les oeuvres seront exposées dans nos locaux, durant deux mois.
Propos recueillis par Sayda BEN ZINEB


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