Résiliation d'assurance : quand votre contrat peut être annulé    Guerre en Iran et dans la région: éléments de décryptage    Le champion du monde tunisien Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or avec un nouveau record au championnat des universités américaines    Météo en Tunisie : nuages passagers, pluies éparses    Billets en circulation en forte hausse : 28,5 milliards de dinars atteints en Tunisie    Aptamil en Tunisie : certains lots retirés, mais les nourrissons restent en sécurité    Salon de l'artisanat tunisien 2026 : 42e édition du Salon de la création artisanale au Kram    L'Hôtel Africa abrite la manifestation culturelle C ART HAGE 2026 durant 4 jours (programme)    IWG ajoute un nouvel espace de travail Regus à Sfax    Allemagne : la grande opportunité pour les étudiants tunisiens    ANIMED organise un workshop du projet DIEM    Tunisie : une plateforme gratuite de soutien scolaire en ligne accessible à tous    Chery, 1ère marque automobile chinoise à dépasser les 6 millions de véhicules exportés    Tunisie : certains lots de lait Aptamil retirés... pas de danger pour les nourrissons    Sousse Nord: coupure massive d'électricité dimanche, préparez-vous!    Exposition hommage à Habib Bouabana du 28 mars au 18 avril 2026 à la galerie Alexandre Roubtzoff    Guerre au Moyen-Orient et sécurité énergétique en Tunisie: d'une vulnérabilité subie à une stratégie d'indépendance    Météo en Tunisie : légère hausse des températures au Nord et au Centre    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    La Tunisie au cœur des grands rendez-vous franco-africains en 2026    La Société des Transports de Tunis organise des sorties culturelles pour les écoles primaires    Riadh Zghal - Des statistiques: l'image brute d'une réalité complexe    Kaïs Saïed met le focus sur les salaires et les pensions des retraités    Trump reporte les frappes sur l'Iran : un répit diplomatique qui apaise les tensions    Chilly-Mazarin réélit Rafika Rezgui, mairesse d'origine tunisienne    Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste de France, est décédé    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Mondher Mami: Le métronome du protocole    Aïd El Fitr: Leaders vous souhaite une fête de joie, de partage et d'espérance    Festival International de Cerfs-Volants en Tunisie : Tout savoir sur l'édition 2026 portée par les vents de la mer et le Sahara    Tunisie – Grâce présidentielle : libération de 1473 détenus à l'occasion de Aid El Fitr et la fête de l'indépendance    CAN 2025 : Sénégal privé du titre, le Maroc champion    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Moisson abondante
Le Directeur de l'Institut Culturel Italien, Luigi Merolla, a révélé, hier, son programme pour 2011
Publié dans Le Temps le 09 - 12 - 2010

L'institut culturel Italien terminera en beauté l'année en cours avec un concert lyrique tout en fignolant les grandes lignes de sa programmation pour l'année 2011, basée – selon les dires du directeur Luigi Merolla, sur l'échange et le dialogue.
Car, outre les manifestations culturelles auxquelles l'Italie apporte sa contribution, d'autres événements majeurs seront célébrés cette année et pour la première fois à Tunis, avant de prendre leur envol vers d'autres contrées. Nos amis et voisins italiens ont fait de la Méditerranée, leur thème de prédilection et de Tunis, la capitale culturelle du Maghreb et le siège de leur « Instituto chiarafama ».
Le Temps : Les manifestations culturelles qu'organise ou abrite le centre culturel italien, se suivent et ne se ressemblent pas. Vous programmez pour ce samedi 11 décembre, un concert lyrique à l'Acropolium de Carthage. Est- ce là une manière de dire adieu à une année qui tire vers sa fin ?
Luigi Merolla : Avec le concert du 11 décembre, nous clôturons la saison culturelle italienne 2010 en Tunisie qui coïncide avec les fêtes de fin d'année et de Noël. Pour cela, nous avons choisi un mezzo soprano mondialement connu, Teresa Nicoletti, accompagnée au piano par Toyoko Azaiez. Un concert organisé en collaboration avec l'Acropolium de Carthage et la Région Sicile pour présenter des airs d'opéra et de la musique sicilienne. Il faut dire que j'ai dû intervenir auprès de la Région Sicile pour choisir Tunis et non le Caire où le concert devait avoir lieu.
Comme vous le savez déjà, Tunis est la capitale culturelle du Maghreb qui a des relations développées avec l'Italie et particulièrement avec la Sicile. Nous avons une histoire commune, y compris sur le plan culturel, par l'aspect architectural, la cuisine, la médecine, la peinture et la littérature. Il y a eu au fil de l'histoire, une "contamination" réciproque qui nous a davantage rapprochés les uns des autres. Je dis bien « contamination », puisque nos relations mutuelles reposent sur quelque chose de plus fort que l'échange !
Deux célèbres femmes artistes se produiront ce samedi sur la scène de l'Acropolium de Carthage ; voulez- vous nous les présenter ?
Teresa Nicoletti sera à Tunis pour la première fois . Par contre, elle a déjà chanté à Alger où elle a eu un franc succès comme elle a aussi connu les plus prestigieuses scènes au monde. Chanteuse lyrique au conservatoire Vincenzo Bellini de Palerme, elle a été l'élève à Modèna de Arrigo Pola, professeur du célèbre ténor Luciano Pavarotti. Elle est lauréate de nombreux prix dont celui de « l'International Competition for Opéra Singers, George Bizet » auquel participent 47 concurrents provenant des cinq continents; le prix international « Universo Donna », « l'Art Award « de l'UNESCO et l'Oscar de la Méditerranée…
Teresa Nicoletti a interprété les rôles de Aida, Carmen et Azucena avec grands succès. Elle a été choisie en 2007, par la revue espagnole avec neuf autres grands interprètes, pour réaliser un CD à l'occasion de l'édition spéciale, Saison Opéra, Espagnole 2007-2008.
Et comme nous l'avons déjà annoncé, elle sera accompagnée au piano par Toyoko Azaiez qui enseigne actuellement à l'Institut supérieur de musique de Tunis. Née au Japon où elle a obtenu son diplôme de piano auprès du Tokyo College of music, Toyoko Azaiez a découvert grâce à Christina Hadjeva, chanteuse d'opéra et professeur de chant lyrique, son talent dans l'accompagnement des chanteurs lyriques.
Pourquoi l'opéra italien a-t- il été absent pendant de nombreuses années de la scène tunisiennne ?
D'une façon générale c'est le même problème qui se pose partout ; c'est une question de financement. L'opéra est comme vous le savez, un domaine qui nécessite de grands moyens ; orchestre, chanteurs, musiciens, chorale, décors, costumes…ce qui coûte énormément cher et nécessite l'aide de l'Etat et des Fondations privées, car les recettes ne couvrent qu'une partie infime des dépenses.
Si on remonte dans le temps, on constate que l'Institut culturel italien a fait venir dans les années 90, des opéras concerts avec ballet, comme pour « Aida » de Verdi. On a invité aussi pour le festival de musique symphonique d'El Jem l'opéra « Mefistofele » de Boito, avec orchestre et chorale de Maggio Musicale Fiorentino, dirigé par Riccardo Muti.
Qu'avez-vous à nous proposer pour la nouvelle année 2011 ?
Si nous poursuivons avec la musique lyrique, L'Institut culturel italien va organiser le 18 janvier au Théâtre municipal de Tunis, un grand événement pour marquer le 150ème anniversaire de l'Unité de l'Italie, en présence du ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini et l'ancien président du Conseil italien, Giuliano Amato.
Un concert de musique lyrique avec des airs d'opéra de Guiseppe Verdi qui réunira 4 chanteurs du Théâtre de l'Opéra de Rome avec tous les costumes originaux datant de 1900. Des costumes qui ont été conçus à l'époque par des artistes peintres italiens, comme Gattuso, Pomodoro et autres. Cela coûte bien entendu, des fortunes surtout si l'on tient compte du problème des assurances.
Les costumes seront par la suite exposés à l'Institut culturel italien et seront accompagnés par des esquisses d'artistes qui ont travaillé pour les costumes et les décors.
Par la même occasion, la Cité des Sciences abritera le 18 janvier et pour la première fois, un colloque sur « La guerre de libération italienne (Il risorgimento ), vue à partir du sud de la Méditerranée » avec le témoignage de professeurs tunisiens, italiens, marocains et algériens.
Le même événement fera l'objet de la projection d'un documentaire de Lorenzo Giugliotti sur le « Rrisorgimento » italien, (le 19 janvier à l'école italienne de Tunis, puis les 20 et 21 janvier à Gabès et Tozeur).
Un autre concert en ce début d'année, les 8 et 9 janvier à Tozeur ; musique lyrique sur des airs de Puccini, interprétés par Sergio Cannuba, pianiste et le ténor G. Veneziano.
Ensuite, du 12 au 16 janvier, se tiendra à Dar Sebastian à Hammamet, une exposition photos sur le thème : «Craxi, une histoire ».
Par ailleurs, on organisera du 19 février au 14 mars dans les Salons de l'Institut culturel, l'exposition «La rive Sud de la Méditerranée dans le mélodrame» qui réunira 154 esquisses et modèles et 15 costumes mis à disposition par la Fondation Teatro de l'Opéra de Rome.
Du 15 mars au 15 avril , Martina Corgnati montera une exposition d'Agostino Ferrari, suivie d'une conférence sur le signe et l'écriture avec la participation de l'artiste et calligraphe Nja Mahdaoui et du sémiologue italien, Ugo Volli.
Dans un autre registre, nous présenterons au mois de novembre, un ballet classique par la Compagnie du Teatro San Carlo de Naples.
Nous participerons aussi à la VIIème édition de Jeunes virtuoses à Ennejma Ezzahra au mois de février, avec la pianiste Daklen Difato pour la soirée de clôture ; au festival de la médina (août) avec de la musique folklorique ; aux JTC ( septembre-octobre) ; à la XXVIème édition du festival d'El Jem (juillet) ; au Village des langues à Mahdia (juillet) ; aux 24 heures de théâtre non- stop du Kef (mars) ; à la Foire du livre de Tunis (avril-mai) ; aux Rencontres cinématographiques de Hergla (juillet) ; à la XIème Semaine de la langue italienne dans le monde et aux Journées du cinéma européen.
Qu'avez-vous entrepris pour présenter et faire connaître la culture tunisienne en Italie ?
Notre mission consiste tout d'abord à promouvoir la culture italienne en Tunisie. J'aimerais rappeler par la suite, que tous les grands événements programmés en 2011 feront le tour du Maghreb en partant de Tunis car à partir de cette année, notre Institut a été chargé de coordonner les activités culturelles et artistiques dans la zone en question à travers la nomination par le ministre des Affaires Etrangères italien d'un directeur « chiarafama » (illustre), jouissant d'une grande expérience dans le domaine de la communication et de la promotion culturelle. Grâce à ce nouveau statut, l'Institut de Tunis fait désormais partie des dix Instituts « chiarafama » dans le monde dont celui de New York, Paris, Londres et Berlin.
Dans notre ligne éditoriale, nous voudrions délocaliser des manifestations à l'intérieur du pays ; au Kef, Tozeur, Gabès…où nous allons trouver une culture authentique car, maintes fois, nous avons constaté que la musique et les sons de ces régions étaient similaires à ceux du Sud de l'Italie. Nous avons par ailleurs l'intention de programmer dans les maisons de culture du Sud tunisien, un concert de musique classique avec la collaboration de l'Université tunisienne.
Autre perspective pour l'avenir ; le commissaire de la Biennale de Venise, Sgarbi, a demandé à tous les Instituts italiens de culture dans le monde, de choisir deux artistes italiens résidant dans ces pays pour participer au mois de juin à la Biennale de Venise après sélection par une commission.
Nous, en Tunisie, de par notre statut particulier, nous avons la chance de proposer quatre noms : Sylvain Monteleone (artiste peintre), Brusca (céramiste), Volpini (photos) et Perelli (sculpture). Cet événement va nous permettre de présenter les artistes italiens de Tunisie, finalistes de la Biennale de Venise dont les oeuvres seront exposées dans nos locaux, durant deux mois.
Propos recueillis par Sayda BEN ZINEB


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.