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Maroc-Jordanie-Syrie : L'économie d'une révolution est-elle possible ?
Mémoire du temps présent
Publié dans Le Temps le 02 - 04 - 2011

Par Khaled GUEZMIR - Peut-on classer les dirigeants et Chefs d'Etats arabes selon leur âge et leur formation ! En tout cas beaucoup espéraient que les jeunes élites dirigeantes à l'image des Rois Mohamed VI du Maroc, Abdallah II de Jordanie et du Président Bachar Al-Assad de Syrie de par leurs formations universitaires de grande qualité allaient opérer les changements tant attendus par leurs peuples.
En effet ces jeunes monarques et président, ont fréquenté les universités les plus prestigieuses de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis d'Amérique.
Le Roi Chérifien est docteur d'Etat en droit et en science politique de l'Université de Nice. Bachar Al Assad est docteur en médecine et ophtalmologue. Enfin Abdallah II est diplômé de la prestigieuse Oxford à Londres, de Fort Knox au Kentucky (USA) et de Georgetown à Washington D.C. qui dit mieux !
Brillante formation académique, militaire et dans les relations internationales pour ce trio couronné du Maghreb et du Moyen-Orient, tous nés dans les années soixante entre 1962-65 et appelés aux affaires autour des années 2000. On était en droit d'attendre de cette « jeunesse » royale et présidentielle une réforme substantielle de leurs systèmes politiques hérités de leurs pères qui ont gouverné un peu à « l'ancienne » et fait de leur mieux pour bâtir la stabilité de l'Etat national unitaire issu des indépendances juste après la fin de la 2e guerre mondiale.
A peu de choses près et malgré certaines différenciations historiques et géo-stratégiques importantes, ces trois pays à l'avènement de cette « jeunesse dirigeante » à la tête de leurs Etats avaient des similitudes structurelles très proches. Des Economies faibles en développement, une démographie galopante et surtout des systèmes politiques centralisés à l'excès un peu déclassés par le 21e siècle avec une confusion quasi-totale des pouvoirs aux mains des chefs de l'exécutif. La séparation des pouvoirs était constitutionnellement admise et même le multipartisme mais en pratique tout est ramené à la tutelle et à la hiérarchie du sommet.
D'où cette expression chère au politiste américain Robert Dahl qui classait l'ensemble des systèmes politiques arabes et musulmans jusqu'en 1970, dans la catégorie : « des démocraties tutélaires » ou « sous tutelle », entendez bien sûr tutelle de l'exécutif sur l'ensemble des autres pouvoirs, surtout le législatif et le judiciaire !
Des réformes il y en a eu surtout au Maroc et en Syrie où l'on a même parlé des « Printemps » de Rabat et de Damas.
Le Roi Mohamed VI a libéré les prisonniers politiques et a même ordonné la recherche de la vérité sur la répression et la torture des anciens détenus afin de préparer la « « Mousalaha » (la réconciliation).
Idem pour le président Syrien qui a libéré des centaines de prisonniers politiques (mais pas tous…) et autorisé les débats et forums démocratiques qui sont allés même jusqu'à demander la levée de l'Etat d'urgence en vigueur depuis 1963 et sujet central aujourd'hui.
Mais malheureusement ces « printemps » n'ont duré que l'espace d'un printemps.
Une fois ces pouvoirs consolidés et confirmés et la vieille garde aidant, les forces de la conservation ont vite fait d'atténuer et même de refroidir les velléités et les ardeurs réformatrices de nos jeunes Rois et Président. Du coup ces trois pays se sont trouvés au point de départ à l'image des autres « pays frères », dirigés eux, par les anciennes générations des Ben Ali – Moubarak et – Kadhafi !
Du coup l'accumulation est devenue pesante, lourde, sévère et inacceptable pour les nouvelles élites populaires qui ne veulent plus des systèmes despotiques et autoritaires.
Cette crise aigue qui peut toucher même la légitimité de ces systèmes comporte des risques présents et à venir. La question qui se pose à l'évidence avec beaucoup d'acuité à cette « jeunesse dirigeante » : A-t-elle la volonté, le courage et les ressources morales et matérielles pour aller au fond des choses, opérer les réformes radicales nécessaires et répondre ainsi à l'appel des profondeurs populaires.
Autrement dit ces systèmes ont-ils la possibilité de faire l'économie d'une révolution qui pourrait malheureusement tout remettre en cause y compris leurs « stabilités » !
Nous y reviendrons prochainement plus en détails et au cas par cas.


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