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Vive la crise!
Embouteillages, surbooking, hôtels complets
Publié dans Le Temps le 26 - 07 - 2011

La côte de Hammamet ressemble déjà, à midi, à une fourmilière où tout s'entremêle, où l'on ne distingue plus rien, à part les baigneurs qui profitent du beau temps pour se bronzer et se baigner. Des moments d'évasion voire de dépaysement dans un cadre agréable durant tout le week-end malgré les embouteillages et le surbooking.
Cité calme l'hiver, Hammamet est presque endormie entre ses deux avenues mythiques. La mer et la plage semblent recharger leurs accus durant neuf longs mois. Et puis l'été arrive d'un seul coup. La population de Hammamet double, parfois même elle triple. On aime cette côte et on y vient pour s'oxygéner et se ressourcer. « Je suis un habitué de cette côte. Je passe mes vacances chaque été à Hammamet connue par son ambiance et ses beaux plages nous affirme Samir, un vacancier de Tunis qui loue chaque été une maison pour passer deux mois de vacances, histoire dit-il de déstresser et de récupérer loin du vacarme et du bruit de la capitale. » Mais passer son week-end à Hammamet n'est pas chose facile. Tout d'abord, l'accès à cette ville pose problème. C'est devenu une tradition à Hammamet: la saison estivale rime avec les éternels embouteillages. On a l'impression par moment que tout le monde a pris la route pour fuir la canicule; j'ai été contraint de rouler au ralenti à l'entrée de la ville , témoigne un homme venu de Tunis. Il a soutenu avoir mis 2 heures pour faire un parcours d'un peu plus de 65 km. Le pic des bouchons a été constaté au centre ville où des files de voitures avancent doucement. « Pris au piège d'un immense bouchon, on est obligé de patienter car la ville est prise d'assaut par des milliers d'estivants » nous dit Ahmed. Il est vrai qu'à Hammamet, les plages sablonneuses si propres durant les vacances attirent des milliers d'estivants. « On la choisit pour son beau rivage… On vient pour s'amuser et oublier nos soucis. Mes enfants ne s'ennuient pas. Ils sont avec leurs amis. Personnellement, je suis satisfait de l'ambiance et surtout de la sécurité. Ici, les plages sont bien gardées et surveillées par la Protection civile et nous n'avons pas de soucis. C'est agréable de se bronzer » La vie s'écoule donc paisiblement au rythme des rayons de soleil.

Difficile de stationner

Au bout d'une heure de circulation, nous atteignons Hammamet Nord, un rivage sablonneux , où l'on savoure un soleil chaud. Mais difficile de stationner et de trouver un coin vide du côté de l'hôtel le Président. Le ronflement des moteurs, les interminables klaxons et le crissement des pneus chauffent à blanc les nerfs des automobilistes. « J'ai mis une trentaine de minutes pour trouver un coin pour garer ma voiture. En plus il faut payer le gardien qui a disparu de la circulation à mon retour ». Motos et voitures, de plus en plus nombreuses, se garent n'importe où dans un espace très réduit. Au grand dam des automobilistes et piétons. Arrivés à la plage, vous devez trouver une place pour bronzer. Ce n'est pas facile tellement la côte est bondée d'estivants. Si certains se ruent vers les plages les plus branchées, histoire de se prélasser sur un transat, de déjeuner les pieds dans l'eau, d'autres essaient de se mêler à la masse car, nous dit un gardien d'un hôtel, les places sont ici chères : « vous devez payer trois dinars pour vous installer sous un parasol. Ce n'est pas donné et, parfois, on n'est pas sûr de trouver un coin même payé pou passer sa journée ». Pour Jalel, l'espace vaut le coup vu le cadre et les services proposés » Les gens sont très select. Sélection naturelle par moyens pécuniaires oblige. La beauté du site, les plages dorées, les restos chics. Tout cela attire la jet set tunisienne. Certains en profitent. Tel ce jeune qui n'arrête pas de voir grand. Compte tenu de la demande sans cesse grandissante, il est pourtant contraint d'user de rabatteurs pour que des familles viennent profiter de ses installations sommaires ou de ses tentes cubiques. Nabil avec sa famille nombreuse est obligé de se diriger vers El Mrazgua réservé surtout pour les familles qui préfèrent la solitude et le repos. La plage est comme vierge… d'une virginité pudique.. Plus on s'éloigne de Hammamet Nord la côte offre des possibilités énormes d'aération et de décongestionnement. Des plages pour toutes les bourses et pour tous les goûts.

Des hôtels complets !

En pleine récession économique, les hôtels affichent « Complet ». Paradoxal non ? Les familles ne se privent pas des vacances. En effet, le prix du lit et par nuit se situe aux alentours de 60 DT. Plusieurs estivants tunisiens ont profité des baisses des tarifs pour venir nombreux passer quelques jours à Hammamet « A 60 dinars c'est accessible pour nous. J'ai profité de cette promotion pour emmener ma famille passer une semaine à Hammamet. Ce grand rush a fait le bonheur des commerçants de la région qui semblent enfin trouver l'équilibre après leurs doléances en ouverture de la saison estivale. « Plus aucune chambre de libre à Hammamet intra muros, ou presque. Les hôtels affichent complet pour le week-end. Seuls quelques rares établissements haut de gamme acceptent encore les réservations. Les Tunisiens sont venus nombreux le week-end et j'étais obligé d'afficher complet durant tout le mois de juillet » nous dit un hôtelier à Hammamet. Du côté des commerces et des activités de sports et loisirs, les affaires marchent à merveille. Les restaurateurs tirent largement leur épingle du jeu malgré un mois de juillet jugé parfois catastrophique. La fin du mois a en effet été excellente : jusqu'à 50% de plus en chiffre d'affaires par rapport à juin. Bref tout le monde profite de ces vacances sur cette côte dorée de la Tunisie avant de reprendre le chemin du travail pour certains, des écoles et des universités pour d'autres… et le chemin de Ramadan surtout !


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