Hajj 2026 : une amende de 20 000 riyals pour les contrevenants    Météo du jour : une hausse des températures qui se confirme    Partenariat entre TotalEnergies Marketing Tunisie et le Groupe TTS    Mehrez Ghannouchi évoque le retour de l'hiver : ''Et s'il revenait en s'excusant ?''    Kais Saied: ''La mise en scène est connue, on sait qui l'a écrite... et les rôles sont déjà répartis !''    Victoire historique : l'huile d'olive tunisienne au sommet au Japon    Espérance vs Sundowns : où regarder le match en direct ?    Foire du Livre de Tunis, FILT 2026 : plus d'exposants, nouveautés et l'Indonésie invitée d'honneur    FMI – Banque mondiale : la Tunisie avance ses propositions face aux crises mondiales    Fonction Audio Eraser avec la série Galaxy S26 : pour une immersion totale sur toutes les plateformes de streaming    Tunisie : lancement de l'exercice militaire multinational ''African Lion 2026''    Météo en Tunisie : températures en légère hausse    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    Hajj 2026: jusqu'à 26 000 $ d'amende, Riyad durcit drastiquement les règles    À quelle heure se joue Sundowns–Espérance en demi-finale retour ?    Fierté tunisienne : Jaouadi, la révélation de l'année    Visite nocturne surprise de la ministre de la Justice à Ben Arous    Passerelles Savoirs-Médias : la FTDJ, SavoirsEco et Expertise France engagent une dynamique inédite pour rapprocher recherche et médias en Tunisie    Emanciper aussi les hommes: la révolution inachevée du féminisme tunisien    Hervé Kamdem nommé Directeur Général de Philip Morris International en Tunisie et Libye    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    QNB publie des résultats solides au premier trimestre 2026 malgré un contexte régional tendu    Météo en Tunisie : pluies éparses parfois orageuses au nord et au centre    Etude : une sœur "bavarde" protège du stress et améliore le bien-être    Centenaire de Youssef Chahine : L'ESAC et l'ATPCC organisent un séminaire à Gammarth    Avis aux étudiants tunisiens, découvrez le guide 'Etudes à l'International — Edition 2026'    Riadh Zghal: L'IA, une opportunité pour l'innovation et la révision de la pédagogie universitaire    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Université tunisienne: qui fait quoi? Repenser la gouvernance    Korbous : un projet touristique pour faire de la station thermale tunisienne un joyau méditerranéen    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Habib Touhami: Quand le Plan s'appelait Tas'mim تَصْمِيم    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L'architecte silencieux d'une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d'ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l'enseignement supérieur tunisien    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    L'Université de Tunis et l'Université Gustave Eiffel à Paris scellent une coopération académique et scientifique    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le rapport entre politique et culture: conflictuel ou complémentaire ?
Table ronde
Publié dans Le Temps le 17 - 01 - 2012

Le rapport entre politique et culture est souvent conflictuel. Régulièrement, lorsque la politique et la culture se heurtent, c'est la liberté de la création qui déclenche et alimente leurs démêlés. Il suffit de faire une incursion dans l'histoire de notre culture pour s'apercevoir que, la censure n'a pas cessé d'inquiéter le théâtre, la poésie, l'art et la culture.
Aujourd'hui comme autrefois, la polémique éclate autour de cette relation entre l'homme de culture et le politicien et c'est dans ce cadre que s'inscrit la table ronde organisée par le centre culturel Néapolis sur ce thème d'actualité après le 14 janvier. Sur ce sujet très brûlant, les avis des politiciens et des artistes sont partagés. Mohamed Tahar Ajroudi artiste et écrivain estime que cette relation a été souvent conflictuelle. « Ce que nous avons vécu pendant cette année nous interpelle sur plusieurs niveaux et nous pousse à nous pencher sur plusieurs questions. Je peux en citer quelques unes: Comment le politicien conçoit cette relation avec l'homme de culture? Comment le concept de la culture est pensé aujourd'hui par les différents acteurs politiques ? Les objectifs du dialogue politique -culture comprennent-ils la création d'un climat de confiance et la création de passerelles entre gouvernements et acteurs culturels afin d'analyser en commun les problèmes, d'identifier les politiques et les réformes institutionnelles qui peuvent conduire à un environnement plus favorable au développement de la culture?
Hassen Ben Othman, journaliste écrivain et homme de théâtre a précisé que le thème culture et politique pose beaucoup d'interrogations sur la nature de cette relation. « Nous constatons, a-t-il dit, que cette relation a été toujours conflictuelle durant les 23 dernières années. La culture était enrôlée au service de la nation avec souvent cette promotion de l'image du pouvoir. L'art, le théâtre et même la musique défendaient une cause politique qui est celle de l'ancien régime qui favorise le pouvoir de l'Etat et des hommes qui le dirigent. La politique culturelle étend les moyens de propagande de l'Etat. En plus de vingt ans de dictature, le monde de la culture a beaucoup souffert. La censure a étouffé la créativité, l'absence de moyens financiers a démotivé les artistes et rendu impossible la réalisation de certains spectacles ou films». Pour un régime dépourvu de mécanismes démocratiques « traditionnels », le dialogue entre l'Etat et La culture était limité voire absent et comme l'a précisé l'écrivain et politologue Slah El-Jourchi, « le paysage culturel tunisien cache souvent politiquement les acteurs et des intervenants censés de jouer un grand rôle dans son élaboration dit- il . La politique peut freiner la culture voire même contribuer à sa destruction car l'homme politique dépourvu de connaissance et de savoir peut devenir sauvage et passer à des actes irréfléchis. La marginalisation de la culture se situe à trois niveaux. Tout d'abord quand le politique devient démagogue et impose ses valeurs. Ce qui contribue à la déformation des goûts et créer une nouvelle culture qui ne répond pas aux attentes du peuple contribuant à sa destruction. Le politicien pourra aussi utiliser les hommes de culture et la culture même pour son rayonnement. Ce système bloque toute activité culturelle créatrice et porte en lui les germes de son effondrement. Il faut signaler aussi que le politicien a toujours peur du culturel. C'est pourquoi il tente de le freiner . De ce fait, on constate un complexe chez le politique qui est souvent considéré comme un calculateur qui agit en fonction de ses intérêts. D'où ce conflit perpétuel entre les deux parties car souvent le culturel veut se libérer et garder ses distances vis-à-vis de l'Etat car il ne percevait pas le développement culturel comme un produit de la politique. Donc c'est tout un système qu'il faut changer et là la séparation politique- culture est nécessaire ». À l'instar de tous les secteurs de la société, le monde de la culture est donc appelé à se réformer en profondeur et à faire sa propre révolution. Mais il est essentiel que les autorités favorisent le développement d'une culture démocratique. L'acte artistique et culturel ne doit pas être l'émanation de la seule initiative de l'Etat. Dans une société démocratique, l'action artistique et culturelle doit aussi venir de l'initiative de la société civile et des acteurs indépendants.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.