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Le fils du ministre confondu avec un étudiant Salafiste
Le grabuge continue à l'université de la Manouba

Lapsus ou glissement de sens volontaire pour instrumentaliser des faits ? La deuxième hypothèse est plutôt de mise pour qualifier cette campagne de dénigrement dont a été la cible Oussama Ben Salem.
Le jeune homme diplômé en mathématiques nous explique d'une manière cartésienne ce qu'il en est de cette affaire qui a pris pour support l'Internet qui a étendu ses tentacules pour toucher cette fois à la dignité de Oussama dont le seul «tort» est qu'il est le fils du ministre de l'Enseignement supérieur Moncef Ben Salem. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Et pourquoi il a été question de Oussama et non pas d'un autre ?
A commencer par les photos qui circulent sur le réseau social Facebook qui n'illustrant pas Oussama Ben Salem mais saisissant plutôt Wissem Othmane un étudiant salafiste. Ce dernier est inscrit à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis et a été pris en photo dans plusieurs sit-in organisés contre la chaîne de télévision Nessma ou autour de la question du Niqab. « On n'a pas trouvé mieux que le portrait de Wissem Othmane pour faire comprendre aux internautes tout comme à l'opinion publique que le fils du ministre est de mèche avec les salafistes de la Manouba et que c'est la raison pour laquelle que le gouvernement n'a pas réagi pour les intimider. » nous dit non sans amertume Oussama Ben Salem qui continue « J'ai été instrumentalisé pour des raisons d'intérêt politique par ceux qui veulent manipuler l'opinion publique. Des journaux électroniques et imprimés également ont participé à ce lynchage sans vérifier l'information qui circulait sur le net. »

Le ministre et le doyen

Il va sans dire que ce lynchage médiatique avait ses motifs puisque la question était de se positionner par rapport au conflit qui a éclaté ces derniers temps entre le ministre de l'Enseignement supérieur Moncef Ben Salem et le doyen de la faculté des Lettres de la Manouba, Habib Khazdaghli. Et à chaque fois qu'un heurt éclate les deux responsables tirent à boulets rouges l'un sur l'autre. Il faut rappeler dans la foulée l'affaire du Niqab, celle de la profanation du drapeau national pour montrer que rien ne va entre le ministre nahdhaoui et le doyen appartenant au pôle moderniste « La question reste à savoir pourquoi ce genre de heurts n'ont pris de l'ampleur qu'à la Manouba. C'est clair le doyen veut instrumentaliser des faits à des fins politiques. » explique le fils du ministre.

Oussama le fils du ministre

Mais qui en fait ce « fils du ministre »? Oussama est un jeune homme, bon chic bon genre qui ne laisse pas trainer une barbe montrant une quelconque appartenance idéologique. Il était de par ses années estudiantines un humble militant de la liberté d'expression. Il suffit de consulter sa page FB pour en être convaincu. Date des vidéos faisant fi, on y voyait le jeune étudiant animant des meetings. On en cite le rassemblement estudiantin dans l'enceinte de l'Université qu'Oussama Ben Salem a tenu en 2005 où il parlait de la fin imminente de Ben Ali. Rencontre après laquelle le jeune étudiant fut renvoyé de l'établissement universitaire. Documents à l'appui, Notre interlocuteur nous montre qu'il a été à maintes reprises privé par la force de son droit de regagner les bancs de l'Université à cause de son appartenance politique. « Mon passeport je ne l'ai eu qu'en mars 2011. Avant je n'avais pas le droit de voyager. » dit-il en évoquant des bribes de souvenirs des années de plomb « En 2001 j'ai été militant de l'UGET car j'ai cru en les valeurs dont cette organisation était censé en être la porteuse. Pendant cette année on a organisé des élections à Bizerte. Et quand j'ai été élu on m'a renvoyé illico presto. J'ai crée en 2005 le Courant des étudiants indépendants qui a remplacé l'UGTE puisque l'étau s'était resserré autour des étudiants appartenant à la tendance islamique. » On n'oubliera pas de citer ses publications sur FB en décembre 2010 où Oussama parlait déjà de Révolution, chose qui n'aurait pas plus au pouvoir de l'époque. Une chose est sûre pourtant, si Oussama était un militant estudiantin du temps de Ben Ali, il y aura certainement des Oussama du temps des nahdhaouis qui ne vont pas plaire à leur tour aux gens qui nous gouvernent. Lui, il ne pourrait plus en être un. Du moins pour le moment, même s'il nous dit le contraire « Le jour où les libertés individuelles et collectives seront touchées, je serai le premier à descendre dans la rue pour le dénoncer. »
Mona BEN GAMRA


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