Aïd al Fitr 2026 : 3 jours de congé pour les fonctionnaires en Tunisie    Novatis : comment une agence web construit son propre écosystème technologique    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    127 bureaux de poste ouverts exceptionnellement en soirée    Absence pour maladie : délais, droits et obligations du salarié expliqués    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    Météo en Tunisie : pluies, vents violents et mer agitée    La Tunisie à l'ONU : La montée de l'islamophobie est une menace croissante et directe à la paix et à la stabilité internationales    Titre    La startup tunisienne WildyNess remporte le prestigieux TO DO Award 2026 à l'ITB Berlin    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses sur plusieurs régions    À cause de la guerre : la Tunisie décroche de près de 30% dans les réservations de voyages    Tunisie : des panneaux lumineux pour faciliter la circulation sur l'autoroute Tunis-Sousse – voici les détails    Hachemi Nouira: Un journaliste épris de libertés    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    Secousse sismique enregistrée à Béja : magnitude 3,4    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Bayer réaffirme son engagement aux côtés des agriculteurs tunisiens pour une agriculture durable et performante    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Entrepreneuriat et intelligence artificielle: pourquoi il faut repenser les méthodes d'accompagnement    L'ATB et Visa lancent un grand jeu-concours : En route pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026TM    Météo en Tunisie : pluies éparses sur la plupart des régions    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Après des années de service, un joueur quitte l'équipe nationale    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



3,5% de croissance : il n'est pas interdit de rêver
Focus : Lecture dans le budget de l'Etat amendé au titre de l'année 2012
Publié dans Le Temps le 13 - 04 - 2012


• Dans la réalité, la pression fiscale monte
Au moment où l'économie nationale butte droit contre le mur selon certains économistes et professionnels, le gouvernement table sur une croissance de 3,5% en 2012 contre une récession de 1,8% enregistrée une année auparavant. Et nonobstant les quelques signes d'amélioration annoncées par le gouvernement en matière de commerce extérieur et de tourisme, les
dispositions de la loi de finances complémentaire ont l'air d'être fort ambitieuses et même idylliques dans un climat politique et social tumultueux, porté exagérément et démesurément dans une course effrénée vers le pouvoir. Cela n'empêche qu'une lecture dans le projet de la loi de finances complémentaire vaut bien le détour.
Les grandes lignes du budget de l'Etat au titre de l'année 2012 reposent sur l'importance des ressources propres additionnelles de l'Etat et notamment celles dites « exceptionnelles » et sur la baisse du niveau d'endettement pour le situer au niveau des 23% du total des ressources. A noter que sur un total de ressources estimé à 25401 MDT dont 19644 MDT, sont libellés au titre de ressources propres. Bien entendu qui dit ressources propres dit ressources fiscales. 74% des ressources propres de l'Etat parviennent des recettes fiscales de l'Etat (dont 43% impôts directs et 57% impôts indirects). La pression fiscale sera aux alentours des 21% selon les estimations. L'inégalité fiscale se creuse. Et la politique budgétaire actuelle n'a rien à envier à la politique budgétaire de Ben Ali. Rien de saillant qui tape dans l'œil. L'impôt sur le revenu demeure la principale ressource fiscale. La part des retenues dans les ressources est passée de 18% en 2000 à 25,7% enregistrés en 2011 contre 26,2% attendus en 2012.
Ainsi, les ressources propres supplémentaires de l'Etat au titre de la loi de finances complémentaires sont portées à 3072 MDT dont 2500 MDT (impôts directs et indirects). Le budget de l'Etat « corrigé » prend en considération l'impact des mesures additionnelles et les scénarios envisagés dans la loi de finances complémentaire. Parmi les scénarios ou hypothèses on notera : les mesures visant la réconciliation du contribuable avec le fisc (250MDT), la mobilisation de nouvelles ressources fiscales (50 MDT), la participation à titre volontaire des contribuables (450 MDT), l'injection des recettes de privatisation de Tunisie Telecom (900 MDT) et l'accroissement des recettes prévues pour la liquidation des biens confisqués de Ben Ali (800 MDT).
Des scénarios mêlés d'ambigüité. D'ailleurs, on est toujours dans l'attente des décisions de la commission de confiscation le sort à réserver aux biens confisqués. Rappelons, que le nouveau président à la tête de la commission de confiscation s'est engagé à y donner suite au plus tard à la fin de cette semaine. Puis les contributions volontaires à titre exceptionnelles, évaluées à 450 MDT valent le détour. Comment va-t-on mobiliser ces ressources ?
Côté dépenses, le total est estimé à 25276MDT. Les dépenses budgétaires au titre de la loi de finances complémentaires sont réparties entre 14787 MDT de dépenses de gestion, 6400 MDT de dépenses de développement et 4089 au titre des intérêts de la dette. Ainsi, l'écart entre les dépenses de gestion et les dépenses de développement est prépondérant.
Le budget de l'Etat table sur un portefeuille de 8647,4 MDT au titre des rémunérations, soit 41% du total des dépenses hors (endettement public) et 75% du total des dépenses hormis les dépenses de subvention qui sont estimées à 3207,5 MDT. Le portefeuille consacré aux dépenses de rémunérations dépasse de loin celles consacrées aux investissements directs (2616 MDT) et dépasse même le total des dépenses de développement et qui sont évaluées à 6400 MDT. Ce qui pose à s'interroger sérieusement sur les intentions quant à l'orientation du gouvernement à stimuler le développent régional et l'investissement productif !
De toutes les manières, des dispositions d'ordre économique et social ont été prises par le gouvernement définissant ses orientations stratégiques. On notera : l'accroissement de 477MDT dans le volume des investissements, l'augmentation des dépenses non distribuées réservées aux dépenses de développement de 523 MDT pour répondre aux besoins supplémentaires des investisseurs selon l'état d'évolution des projets. Pour booster le rythme de création d'emplois et accéder aux doléances des Tunisiens, un portefeuille de 100 MDT a été ajouté au titre des dépenses allouées au fonds national de l'emploi. Le budget de l'Etat corrigé table également sur le recrutement de 4000 fonctionnaires supplémentaires outre les 21000 prévus initialement, la mobilisation de 100 MDT destinés au financement des projets de logements sociaux, l'accroissement du nombre de familles nécessiteuses bénéficiant des primes fixes pour couvrir le besoin de 235.000 familles (une prime de 100 dinars mensuellement). Mais est-ce suffisant ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.