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Colères et humeurs d'été !
Publié dans Le Temps le 12 - 07 - 2012

On a fini par voir... enfin... que nos villes, villages et pratiquement l'ensemble de notre littoral sont submergés par les déchets de toutes sortes et qu'il fallait s'y mettre sérieusement pour désenclaver le pays tout entier livré à l'anarchie du laisser-aller post révolutionnaire et du chacun pour soi et Dieu pour tous !
Encore une fois les institutions appropriées ont démontré tout au long de cette longue et éreintante année leur inefficacité absolue parce que tout simplement les maîtres à bord sont défaillants. Rien qu'à voir les quartiers de Tunis, hier si prestigieux comme Lafayette, et l'état de délabrement systématique des rues et des trottoirs sans parler des constructions « anarchisantes » malgré les réponses très peu convaincantes du maire de la capitale au sujet du déficit « codifié » des places de parking, on a envie d'aller à la Kasbah pour « pleurer » la misère de Tunis, celle dénommée « Al Hadhira » du temps des Husseinites. Je dis « pleurer » parce qu'on a l'impression qu'une malédiction de l'impuissance s'est abattue sur nos têtes, nous « habitants » des cités mais pas encore suffisamment « citoyens », comme celle que ressentaient avec amertume et désarroi le leader Mohamed Essnoussi et ses compagnons en 1905 quand il est allé « pleurer » devant le souverain Ali Bey à la Marsa pour exprimer sa colère contre la colonisation française... Et le Bey « impuissant lui répondit, les yeux imbibés, : « Vous venez pleurer dans la maison des larmes » !

Le Premier ministre Hamadi Jebali a tiré donc la sonnette d'alarme sur la dégradation tragique de l'environnement dans notre pays. Mais est-ce suffisant ! L'intendance doit suivre et c'est là où le bât blesse, les municipalités étant débordées et le ministère de l'Environnement étant pratiquement hors circuit pour ne pas dire hors sujet.

Les gouverneurs de la République : Hommes de devoir et bras de la nation

A grande crise, il faut les grands moyens et les hommes habitués aux tâches ingrates, ceux là même que le grand Bourguiba désignait par les « locomotives ». Je veux parler des gouverneurs de la République, ceux qui ont bâti la Tunisie moderne, avec le cœur et le courage des gladiateurs.

Il faut leur donner les moyens, afin qu'ils puissent déployer dans les territoires qui sont de leurs compétences, de véritables « brigades » de la propreté qui doivent ratisser large, ces dépotoirs résistants de jour et de nuit jusqu'à épuisement et extinction.

Tout le reste c'est du bla... bla... bla !

Il faut y aller avec un compte à rebours... fixer une feuille de route et des délais impératifs pour décongestionner les villes et villages tunisiens de la saleté persistante, et seuls Messieurs les gouverneurs sont capables de le faire parce que ce corps a toujours été le « négrier » de service de la nation, son bras solide et efficace. Il est grand temps de rendre à César ce qui est à César et de rendre hommage à ces hommes du devoir et de l'ombre que sont les gouverneur et de rétablir leur autorité.

Les connaissant bien je sais de quoi ils sont capables !

La nation leur doit beaucoup, alors vivement cette propreté tant promise mais jamais accomplie !

Quant à Mme la ministre de l'Environnement, il serait temps et judicieux de sa part de remettre sur la table et dépoussiérer ce bon concept de « villes jardins » qui n'est pas une propriété intellectuelle de l'ancien régime. Loin de là !

En France, en Allemagne, au Japon et partout là où la propriété et l'environnement comptent, vous trouvez à l'entrée des cités des pancartes du genre : « Bienvenue à la ville jardin de... » A méditer !

La Tunisie n'est ni la propriété de Ben Ali, ni de ses successeurs, pas plus qu'elle n'a été espagnole ou Ottomane. C'est la propriété des citoyens qui vivent sur son sol depuis la nuit des temps. Par vagues successives ils partent... mais elle reste... Et tout le reste est... Histoire !

Et l'Histoire est tranchante, personne ne peut la confisquer.

Nous y reviendrons !


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