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Le paysage politique est-il en train de changer ?
En marge de la célébration du 2ème anniversaire de la Révolution
Publié dans Le Temps le 16 - 01 - 2013

«L'espoir de la fin de l'hégémonie est grand », déclare Issam Chebbi, porte-parole du Parti Républicain
«Il faut poursuivre le processus d'unification », affirme Ridha Belhaj, Directeur exécutif de Nida Tounès
«Tout le monde est rentré content qu'il appartienne à la majorité ou à l'opposition »,
rappelle Ajmi Lourimi, dirigeant à Ennahdha
Rompant avec le marasme qui a marqué le pays durant une année pleine de contrariété, la célébration du deuxième anniversaire de la Révolution à Tunis et dans les autres villes du pays a été marquée par l'organisation de plusieurs marches et manifestations.
Ce fut une occasion propice pour les plus grands partis pour montrer et mesurer en même temps leur capacité de mobilisation. Le paysage politique, après la mosaïque de partis qui le caractérisait avant le 23 octobre 2011, est en train de connaître une nouvelle configuration. La tendance générale est vers le rassemblement.
Issam Chebbi, porte parole du Parti Républicain, déclare que « les Tunisiens ont célébré le deuxième anniversaire de la Révolution de façon variée et désunie. La scène était divisée. La principale caractéristique est l'inquiétude. Deux ans après la Révolution, le seul acquis est la liberté d'expression, à part ça c'est l'amertume. Une semaine de colère est organisée à Kasserine, une grève au Kef, une autre à Kébili...Tout le monde s'accorde à dire que le processus de transition est en panne ». Toutefois, Issam Chebbi relève deux points positifs. « Toutes les forces politiques ont fait preuve d'une grande capacité de mobilisation. Le paysage politique évolue vers l'équilibre. Les forces politiques ont plus de poids qu'avant. L'espoir de la fin de l'hégémonie est grand. Un autre point positif. En dépit de certains problèmes, la pluralité s'est imposée en opposition à l'exclusion. Il n'y a pas eu de formes de violence, sauf contre Zied El Heni et un militant du Parti Socialiste, chose que nous ne pouvons taire et que nous dénonçons. Des milliers de Tunisiens étaient dans l'avenue Habib Bourguiba sans avoir connu des incidents majeurs. Les forces de l'ordre ont joué pleinement leur rôle, parce que la décision politique de protéger les libertés avait été prise. C'est à mettre à l'actif du ministère de l'Intérieur. Nos slogans insistaient sur l'objectif qu'au 3ème anniversaire de la Révolution, la transition verrait enfin son épilogue. Nous avions des inquiétudes et on redoutait des dépassements à la veille du deuxième anniversaire, à cause de l'incendie de la Zaouia de Sidi Bou Saïd. Le fait que le président de la République reçoive les Ligues de protection de la Révolution, lance un message non rassurant. Après une série de rencontres pour lancer le dialogue national, le fait qu'il reçoive ces Ligues fait tout tomber dans l'eau », dit-il. Quant à la célébration du 2ème anniversaire de la Révolution par les partis de l'opposition de façon dispersée, Issam Chebbi pense qu'il ne s'agit nullement « de divisions mais plutôt d'une expression de pluralisme dans la scène démocratique ».
Ridha Belhaj, Directeur exécutif de Nida Tounès, pense que son parti a fourni la preuve qu'il « n'est pas un phénomène médiatique. Il a une capacité de mobilisation. En quelques jours, il a pu mobiliser des milliers de personnes. Ceci aura son impact sur la vie politique. En dehors du parti, ce qui est positif c'est que généralement les choses se sont déroulées dans le calme. C'est beaucoup mieux que les rendez-vous précédents, comme le 9 avril. Il y a eu des divisions et des slogans d'agitation qui ne servent à rien. Il est préférable que tout le monde se rencontre sans exclusion. Lorsque nous voyons la carte politique et le degrés de mobilisation, nous pensons qu'il faut poursuivre le processus d'unification ».
Ajmi Lourimi, membre dirigeant à Ennahdha, a affirmé au Temps que ce qui s'est passé lundi « surprendra les pessimistes. Le Tunisien croit toujours en la Révolution et a confiance en l'avenir et au processus politique, même si les sentiments de peur et d'inquiétude sont plus forts que l'année dernière. Cette année les Tunisiens sont descendus avec des couleurs différentes. Ce n'est pas un signal de division, mais de pluralisme bien enraciné dans la société. Ce n'est pas un pluralisme de décor, mais réel. Nous avons entendu des commentaires qu'en Tunisie on peut être rassuré sur le sort de la liberté d'expression et de l'organisation de réunions. Nous étions privés de ces libertés dans le passé. La liberté d'expression est la mère de toutes les libertés. Il y avait des craintes que la journée soit une journée de deuil. Le pays se porte bien. Le peuple n'a pas regretté d'avoir fait la Révolution. Certains ont remarqué une lenteur dans les réformes et le fait de demander des comptes. Les résultats sont en deçà des attentes, dans le développement régional et l'emploi. Ce sont deux thèmes qui feront l'objet d'un consensus dans l'avenir. La signature du Contrat Social est une preuve de la prise de conscience que la paix sociale permettra d'arriver aux échéances électorales au moindre frais. La signature de ce Contrat, le 14 Janvier, n'est pas un coup politique. C'est l'expression du refus des Tunisiens de la division et de l'exclusion. Les Tunisiens aiment le comportement démocratique et civilisationnel. La Révolution doit vaincre. Il faut s'unir autour d'une feuille de route claire et rassurante. Le pays ne doit pas être exposé à l'inconnu. C'est un message clair et fort des Tunisiens avec tous leurs courants, à l'opinion publique internationale, disant que la Révolution est un projet et un processus. Ceux qui ont vécu le 14 Janvier 2011 et le 23 Octobre 2011, veulent fixer d'autres rendez-vous avec l'histoire. La Tunisie a besoin de stabilité et des conditions de vivre ensemble. Personnellement, je n'étais pas inquiété parce que s'est passé dans l'avenue Habib Bourguiba. Il y avait une fête multicolore, sans porter atteinte à l'unité des Tunisiens. Il n'y a pas eu de violence. Quant à la mise à feu du moselé de Sidi Bou Saïd, c'est un acte anarchiste. Certains journalistes ont été victimes de provocations et de violence. Tout n'est pas idéal. Il faut être réaliste. Le plus grand message est la forte volonté des Tunisiens de ne pas revenir en arrière. La Révolution a libéré tout le monde. Le Tunisien en profite et veut être assuré par l'élaboration de la Constitution, la tenue des élections et la promulgation de lois qui garantissent l'égalité entre citoyens. Beaucoup reste à faire dans l'application des programmes de développement et la mise en place des institutions permanentes. Lundi dernier, tout le monde est rentré content qu'il appartienne à la majorité ou à l'opposition. Les déclarations sont positives. L'espoir domine. Le premier et le dernier mot reviennent au peuple ».


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