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«J'ai trouvé beaucoup de similitudes entre Sidi Bou-Saïd et la Calédonie, au niveau des couleurs et des lumières...»
Interview : Caroline de Groseille, artiste franco-calédonienne
Publié dans Le Temps le 16 - 05 - 2013

Une rencontre a eu lieu, mardi 07 mai, à la Galerie Saladin, entre l'artiste plasticienne franco-calédonienne, Caroline de Groseille et le public tunisien. Ces retrouvailles furent chaleureuses avec cette artiste amoureuse de la Tunisie qui est venue d'abord présenter l'art néo-calédonien et ensuite annoncer et confirmer sa prochaine exposition personnelle en novembre prochain dans cette même galerie.
Avec une joie débordante, l'artiste nous a accordé cet entretien :
Le Temps : Ce n'est pas la première fois que vous visitez la Tunisie ?
Caroline de Groseille : c'est la troisième fois que je viens exposer à Sidi Bou Saïd. Ma dernière exposition remonte à novembre dernier où j'ai rempli la Galerie Saladin avec mes œuvres. Je viens de Toulouse où je viens d'exposer à Albi, mais avant de retourner à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, j'ai tenu à visiter la Tunisie, le pays pour lequel j'ai une amitié profonde. C'est une visite de courtoisie et j'en profite pour présenter aux Tunisiens un échantillon de mes récents travaux et surtout une petite collection de l'art Kanak. Mais aussi pour annoncer ma prochaine exposition ici même en novembre 2013.
* Justement, parlez-nous un peu de cet art traditionnel d'origine calédonienne …
- L'artiste contemporain Jezebruff Kabradinsky, disparu en 2007, s'est efforcé de traduire en peinture la beauté universelle des motifs des bambous gravés kanaks du 19ème siècle, en alliant écriture, matière et couleurs dans une technique secrète d'estampe. Didi, son épouse, gardienne et légataire universelle du procédé, perpétue cette technique de peinture très spécifique. Durant toutes ces années, ces estampes ont apporté et véhiculé dans le monde entier la plus belle mise en valeur du patrimoine culturel néo-calédonien. L'élégance, le raffinement, l'esthétisme, la finesse du grain, confèrent à chaque œuvre une originalité et une valeur artistiques incomparables. Ces estampes originales sont créées et réalisées uniquement en Nouvelle-Calédonie.
* Revenons à votre prochaine exposition de novembre 2013, que comptez –vous présenter au public tunisien ?
-Il y aura sûrement quelques toiles sur la Tunisie, mais ce ne sera pas l'essentiel de l'exposition. J'ai fait des croquis sur des choses qui m'ont beaucoup émue en Tunisie et je vais les transcrire selon ma vision et mon ressentiment. Mais, je ne saurais égaler les peintres tunisiens dans la transcription de leur paysage , j'avoue qu'ils sont mieux habilités que moi, puisqu'ils y vivent. Par contre, il y aura un éventail complet de mon travail sur la Calédonie, à partir de mon carnet de voyage, sur les fonds sous-marins, sur ma vie d'artiste, avec des techniques différentes.
* Vos travaux s'articulent généralement autour de la nature, du paysage et du grand air. Pourquoi ce choix ?
-Je suis en fait paysagiste. C'est un choix. On ne peut pas être à la fois paysagiste et portraitiste. Il y a des voies artistiques qui vous prennent et vous trainent vers ces chemins où vous évoluez progressivement, de longs chemins où on a beaucoup de choses à voir, à apprendre. Franchement, les portraits, les regards, les rondeurs, les mouvements, je ne me sens pas dans ce travail-là ! Cependant, j'admire beaucoup ces artistes qui font ce travail avec beaucoup d'émotion.
*Quelles sont les techniques que vous préférez le plus, utiliser dans vos œuvres ?
-Cela dépend ! C'est très varié. J'ai des périodes où je recours au pastel surtout pour les petits formats. Par contre, l'aquarelle, c'est aussi des moments d'évasion totale parce que c'est presque la peinture qui fait le tableau. Quant à l'acrylique, il me permet de faire de la peinture tactile, une sorte de sculpture picturale. Le pastel gras, je n'ai pas aimé vraiment ! C'est donc suivant mon état d'âme qu'une technique s'impose. Il y a actuellement beaucoup de techniques mixtes qui ne me conviennent pas trop ! Je reste assez classique !
*Pourriez-vous nous donner une idée sur le mouvement artistique en Nouvelle-Calédonie ?
-Il y a beaucoup d'artistes, comme en Tunisie. Mais peu de professionnels qui vivent de l'art. Ce sont souvent des artistes qui sont amateurs ou font autre chose dans la vie. Par contre, il y a environ une vingtaine d'artistes professionnels qui ont vraiment ouvert la voie d'un style typiquement calédonien, un style du Pacifique. Maintenant, on voit une évolution étonnante d'artistes mélanésiens en sculpture et en peinture qui sortent un peu du lot et qui sont soutenus par les autorités culturelles. Et comme c'est un pays multiracial et multiculturel (toutes les nationalités y habitent), cela apporte une richesse culturelle et artistique internationale.
*Comment expliquer ce grand amour que vous éprouvez pour La Tunisie, et surtout pour Sidi Bou Saïd ?
-J'ai trouvé beaucoup de similitudes avec la Calédonie au niveau des couleurs, des lumières. Quand j'étais arrivée pour la première fois, en regardant de la fenêtre de mon hôtel, j'avais cru être à Nouméa, tellement j'étais frappée par le paysage et la mer ! De plus, j'ai trouvé les Tunisiens accueillants. C'est leur spontanéité qui me plait beaucoup. Ils sont souriants et ouverts, tout comme les gens en Calédonie.
Propos recueillis par : Hechmi KHALLADI


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