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C'est faisable !
Tourisme : La Tunisie destination pour jeunes:
Publié dans Le Temps le 16 - 07 - 2013


Dossier réalisé par Kamel BOUAOUINA
Peu importe la crise, les jeunes partent en vacances. Et sous tous les formats: en Tunisie, dans des hôtels-clubs, des auberges et en arpentant l'Europe ou l'Amérique , seuls ou en circuit organisé...
De plus en plus nombreux, ils constituent un réservoir considérable de développement pour un secteur qui subit depuis trois ans la baisse du pouvoir d'achat de nombreux actifs, crise oblige. Le taux de départ en vacances des jeunes connaît ces dernières années une baisse sensible, en grande partie liée aux difficultés économiques. Pourtant, le tourisme des jeunes constitue un enjeu important. En effet, les jeunes se forgent aujourd'hui des habitudes, des connaissances et des pratiques qui conditionneront en partie leurs comportements touristiques d'adultes. Mais est-ce que la Tunisie est une destination de jeunes ? Quelles sont les exigences de cette clientèle ? Quel est son profil ? N'est-il pas temps d'élaborer une stratégie promotionnelle pour l'attirer ?
Souvent négligés comme segment de clientèle, les jeunes voyageurs (15-25 ans) représentent plus de 20% des arrivées internationales de touristes selon les statistiques établies par l'Organisation mondiale du tourisme. Même si ce segment affiche actuellement la plus forte croissance mondialement, seulement le tiers des offices nationaux de tourisme disposent d'un plan d'action concernant le tourisme des jeunes.. Un sondage mené par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) auprès d'offices touristiques de 135 pays indique que plus de 60% ne disposent d'aucune définition du tourisme des jeunes, n'ont ni stratégie, ni plan d'action, et ne possèdent aucune donnée quantitative quant à leur contribution économique. Pourtant, 192 millions de jeunes voyagent chaque année à l'étranger.. L'offre d'aujourd'hui à destination des jeunes et des groupes scolaires est fortement conditionnée par les acteurs associatifs, celle des opérateurs privés n'ayant pas encore globalement trouvé sa place. Les seules offres visibles relèvent des stages linguistiques, des voyages de fin d'études, des séjours sportifs, soit une approche très segmentée qui ne reflète pas toujours la variété des modes de consommation en tourisme. Les jeunes se définissent à 46% comme des voyageurs, ils n'aiment pas spécialement se définir comme des touristes. En premier lieu, ils voyagent pour explorer d'autres pays et découvrir de nouvelles cultures, mais ils sont également à la recherche de détente et de plaisir. Ce n'est que par la suite qu'ils voyagent pour travailler ou pour apprendre une nouvelle langue. Il existe des différences selon le sexe : quand les filles recherchent l'apprentissage d'une langue ou le volontariat, les garçons préfèrent la détente et le plaisir. L'envie de découverte, l'esprit aventurier sont plus importants chez les jeunes européens et nord américains que dans les autres pays du monde.
L'été : la saison la plus sollicitée par les jeunes
L'automne et le printemps sont consacrés à des séjours axés autour de la convivialité et la découverte : fête entre amis, évènements sportifs ou musicaux, découverte de grande ville ou capitale/d'une région/de son pays/de l'étranger, séjours linguistiques, voyages scolaires…L'été est pour les jeunes aussi la saison la plus sollicitée. Avec cependant des nuances liées à la nature du séjour réalisé. Si l'été est présent pour tous les types de séjours et est la saison privilégiée pour les séjours consacrés au repos ou à la fête, pour la plage, le bord de mer, la montagne d'été, ou encore les séjours de bénévolat (chantiers, humanitaires…),
En lien avec cette saisonnalité, la durée du séjour marque la frontière claire entre :
- les longs breaks (entre 20 jours et 2 mois) consacrés au voyage, au bénévolat ou à des séjours linguistiques,
- les grandes vacances (séjours entre 10 et 15 jours) : repos, fête, plage, montagne, sports, tourisme,
- les petites vacances ou courts séjours (long week-end à 10 jours) : voyages scolaires, séjours entre amis, sports d'hiver, séjours sportifs, séjours évènements, visite de grande ville ou capitale…
Concernant leur hébergement, les jeunes préfèrent gîter dans des auberges de jeunesse puis viennent les hôtels, la famille et les amis, les chambres d'hôte et les campings. L'hôtel est plus fréquemment choisi que la moyenne pour des circuits organisés. L'hébergement chez des amis ou de la famille est plus souvent choisi que la moyenne pour des séjours grandes villes / capitales, des séjours itinérants à l'étranger, des séjours linguistiques. Sur place, la durée du séjour ne dépasse généralement pas 14 jours. L'expression sur les critères de choix d'un hébergement fait apparaître le prix comme premier critère de choix. La différence pouvant ensuite se faire sur la propreté des lieux, le confort. Viennent ensuite la sécurité et la convivialité. Les jeunes dépensent une moyenne de 730 € par séjour.. Le transport étant le premier poste budgétaire. Les activités effectuées sur place sont des activités ludiques et culturelles, les rencontres avec les locaux étant très enrichissantes pour les jeunes et les groupes scolaires dans des pays étrangers.
La Tunisie : une destination pour jeunes
La part du tourisme des jeunes est estimée selon l'OMT à plus de 20% du tourisme international. La Tunisie pourra devenir une destination de jeunes surtout que le marché européen du tourisme compterait quant à lui 3 milliards de jeunes sur les continents. Les professionnels tunisiens sont ainsi appelés à réinventer des vacances destinées aux jeunes en offrant une réponse concrète à leurs profils. Mais. Le plus dur à faire c'est d'amener ces voyageurs à choisir et à demander la Tunisie, une destination en vogue. Ces jeunes recherchent des prestations innovantes, à la mode et souhaitent changer de destination. De quoi avoir du pain sur la planche pour nos professionnels. La fidélisation des jeunes est un défi. Les offreurs en sont conscients et pour cela conduisent des actions variées sur l'hypothèse que la satisfaction et l'adaptation aux attentes de la demande sont les premières étapes de la fidélisation. Cette situation a certes pour effet de dynamiser le marché, mais elle accroît dans le même temps le comportement consumériste de la cible, invalidant parfois l'effet escompté. Face à un tourisme balnéaire en difficulté, une attention accrue est portée au développement du tourisme jeune surtout en basse saison. La Tunisie a tous les atouts pour développer ce tourisme. Que d'idées et suggestions pour inciter les professionnels à investir dans cette activité. Mais les hôteliers manquent d'initiative et d'imagination et préfèrent les valeurs sûres et confirmées c'est-à-dire les produits banals, classiques, les sentiers battus. Nos professionnels devront s'engager dans ce produit de niche. Ils ne décollent les pieds sur terre. Au moment où le développement de produits nouveaux sont d'actualité brûlante, il serait logique que la priorité revienne à ce tourisme à forte valeur ajoutée surtout en cette période de crise. Les idées originales ne manquent pas. Il est temps de développer et structurer sur des bases solides cette activité. Cela passe par une meilleure cohésion des acteurs et une stratégie de filière. Le tourisme de jeunes a plus que jamais besoin d'innovations et d'idées nouvelles pour se développer. Nos professionnels devront se montrer plus offensifs sur le plan commercial, comprendre le fonctionnement du marché et anticiper ses évolutions.
Réduire la fracture touristique entre les jeunes
Plusieurs parmi nos jeunes ne partent pas en vacances faute de moyens. Deux jeunes sur trois voyagent au moins 1 fois par an. Et un jeune sur cinq effectue 4 à 5 voyages par an! Ceci montre l'existence d'une véritable fracture touristique, qu'il est indispensable de réduire. Un constat : près d'une personne sur deux n'est pas partie en vacances. L'accès aux vacances pour tous doit être l'objectif principal du gouvernement. Il s'agit de mettre à plat l'organisation des différents organismes qui œuvrent pour faciliter l'accès aux vacances mais qui fonctionnent aujourd'hui de manière trop dispersée. Il faut aussi réorganiser, avec des actions d'envergure, les dispositifs d'aide aux jeunes, qui n'ont pas eu la chance de partir en congé. Un plan d'action est nécessaire pour réduire la fracture touristique entre les jeunes qui peuvent partir en vacances et ceux qui sont contraints d'y renoncer faute de moyens financiers. Au cours des dernières années, ces inégalités se sont en effet accrues. Le taux de départs diminue chaque été ainsi que la durée des séjours. Face à ce constat préoccupant, ce plan devra identifier les jeunes qui ont des difficultés pour partir en vacances. Il dressera un état des lieux des dispositifs qui portent à la fois sur les aides à la personne et sur le soutien aux structures d'accueil pour mieux articuler les besoins des jeunes tunisiens en difficulté, et l'offre des acteurs économiques et associatifs chargés d'accueillir et d'accompagner les vacanciers. Une priorité sera accordée aux jeunes qui sont particulièrement touchés par ces inégalités et exclus du départ en vacances.
Nader Sfia, directeur commercial « Comment un jeune peut-il parler de son pays, le sentir, et le défendre…s'il ne le connaît pas ? »
La Tunisie est-elle une destination de jeunes ?
Les jeunes sont des accros des voyages et constituent une véritable manne pour l'industrie du tourisme, voire même le futur de cette industrie. Théoriquement la Tunisie en général et le Sud en particulier doit être une destination de prédilection pour les jeunes notamment en provenance d'Europe, où les jeunes sont de plus en plus nombreux. Un climat doux en hiver, assez ensoleillé (surtout au Sud) et la proximité rendent la Tunisie une destination de choix pour les jeunes. Mais ce créneau est souvent négligé comme segment de clientèle. Pourtant il est porteur. Plusieurs professionnels sont restés passifs en matière de développement et de commercialisation touristique à l'endroit des jeunes.
Y a-t-il des produits spécifiques à cette cible ?
Ils préfèrent être en contact avec la population donc sur des unités ou des résidences proches de la ville. Ils privilégient la découverte, la culture, les contacts avec les habitants, les sports, la marche les randonnées, les visites des ferme agricoles. Toutefois on ne peut pas développer ce tourisme si on n'aménage pas des horaires spécifiques à nos jeunes qui pourront être libérés le week-end pour partir et se reposer. Ce départ en week-end permet à ces jeunes de se changer les idées et de découvrir les régions, les sites naturels. Comment un jeune peut-il parler de son pays, le sentir, et le défendre…s'il ne le connait pas ?
De quoi souffre ce tourisme ?
Aujourd'hui, les jeunes peuvent aller dans des endroits qui sont restés oubliés par le tourisme tunisien classique et presque exclusivement balnéaire. Il faut juste diversifier les offres et les types d'hébergements. L'écrasante majorité des jeunes tunisiens ne peut donc se permettre des séjours dans des hôtels de standing et à des coûts élevés. Mais les hôteliers ne peuvent pas descendre plus bas. Ils sont déjà taxés de bradeurs. Or l'activité touristique répond aux règles de l'offre et de la demande. Donc, n'ayant pas le public nécessaire pour son essor, le tourisme des jeunes traîne le pas et attend depuis des années cette éclosion promise. Il faudrait, semble-t-il, lui développer un segment spécifique et surtout des unités d'accueil pas chers.
Comment attirer les jeunes en Tunisie?
Tout d'abord il faut agir pour pouvoir attirer les jeunes et les encourager à venir en Tunisie. Nous avons besoin aujourd'hui d'un plan d'action de très court terme pour booster la destination. Nous devons agir sur 3 volets : Consolider les marchés en mettant l'accent sur la sécurité, redonner à Tunisie son image positive en mettant l'accent sur la qualité de l'accueil (hospitalité du Tunisien, son ouverture à l'autre) et sur la qualité du produit touristique et consolider le transport aérien . Dans l'urgence, une campagne de communication institutionnelle classique peut ne pas avoir des résultats immédiats à moins de déployer de gros moyens (Télé, journaux, radios, affichage…) . Il faudrait donc privilégier le marketing direct, le marketing par l'événement, les relations presse et les relations publiques. Il faudrait aussi renforcer la présence de la Tunisie sur internet et y communiquer dans les tons du jour. Plusieurs actions peuvent être réalisées dans ce sens et qui nous permettront de remonter la pente assez rapidement..A long terme un plan stratégique pourra être envisagé en associant tous les intervenants de ce secteur pour faire de la Tunisie une destination incontournable des jeunes sur la méditerranée
Abdallah Hafidh, Président de l'Organisation Tunisienne de Tourisme de Jeunes et de Loisirs
« Un tourisme mal exploité, faute de moyens et d'infrastructure »
Tout d'abord comment jugez-vous le tourisme des jeunes en Tunisie ?
Le tourisme des jeunes reste très faible en comparaison avec le nombre de cette catégorie de la population, pour diverses raisons : le manque de moyens, la faiblesse de l'activité des jeunes et en matière d'organisation de voyages de groupe, l'absence ou de faiblesse des clubs et des maisons de jeunes et l'augmentation des frais de voyages touristiques, notamment le transport aérien, en été; ce qui n'arrange pas les jeunes.
Est-ce que les jeunes s'informent avant de voyager?
La grande majorité des jeunes font des recherches d'information avant leur départ, celles-ci portant dans l'ordre sur l'hébergement, la destination, le transport, puis le prix.95% passent notre organisation sur le réseau social, mais le bouche à oreille est également important.
Quelles sont les motivations au départ ?
Elles sont multiples : le besoin de convivialité : partir entre amis, faire des rencontres, la recherche d'autonomie : démontrer sa capacité à prendre des décisions seul, la recherche d'utilité : valoriser un temps libre pour soi et les autres, le besoin de reconnaissance : affirmer sa maturité, la recherche de rapport qualité / prix : gérer un budget et des envies. Ceci sans oublier le désir de découverte : s'ouvrir à d'autres cultures et rompre avec son contexte de vie habituel
Quelles sont les destinations préférées des jeunes ?
Si la destination est un élément clef du séjour, les critères de choix de celle-ci sont extrêmement diversifiés et correspondent à des besoins propres :Les conditions climatiques, le dépaysement, la présence / richesse du patrimoine sont les trois critères de choix les plus importants.Les critères dépendent ensuite de l'objet donné au séjour, Ainsi, le dépaysement sera un critère plus fort pour les séjours de découverte à l'étranger, la possibilité de pratiquer une activité sportive impactera pour un séjour à la montagne en hiver, … Le troisième critère est celui du prix notant que le budget des jeunes et très limité. Nos jeunes choisissent tout d'abord la Tunisie qui regorge de sites touristiques diversifiés. A l'étranger, ils préfèrent aller en Europe (La France, l'Espagne..) et en Amérique. Le plus grand problème est le déplacement de ces jeunes. Le coût du transport est élevé et là j'appelle à créer une agence de gestion du transport des jeunes. Les ministères de la Jeunesse, du Tourisme et de la Culture devront consacrer une prime fixe permettant de renforcer les programmes de l'OTTJL, laquelle se propose de former et d'encadrer les jeunes et à programmer des voyages tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Un voyage de 15 jours en Espagne, coûte à un jeune adhérent à l'organisation le prix de 1 300 dinars. L'OTTJL organisera des déplacements à l'étranger, et plus précisément en Espagne, en Egypte, au Maroc et en Italie. De même l'organisation recevra des délégations de ces pays, ce qui nécessitera d'autres auberges et maisons de jeunesse pour les accueillir
Où résident-ils ?
Les auberges de jeunesse sont les plus sollicités. Leur nombre est en baisse. De 60, ils ne sont que six actuellement en Tunisie. Ils fournissent pour une courte durée une location de chambre et des repas pour les voyageurs, ce qui est particulièrement encourageant pour les activités extérieures et les échanges culturels pour les jeunes.. Le bénéfice le plus important en général dans une auberge de jeunesse est de pouvoir rencontrer d'autres voyageurs du monde entier.Ces auberges de jeunesse sont habituellement moins formelles et moins chères que les hôtels habituels. Elles sont donc utilisées majoritairement par les voyageurs jeunes. Notre pays souffre d'un manque d'hébergements adaptés à leurs besoins, notamment dans les grands centres urbains, et d'une gamme tarifaire à la hauteur de leurs moyens. Cela représente un obstacle incontournable à leurs pratiques touristiques motivées par la recherche de convivialité et de découverte plus que par le besoin de confort.
Est-ce un produit bien commercialisé ?
Au niveau individuel il y a beaucoup à faire vu les moyens limités dont disposent les propriétaires de ces structures. Les structures financières (banques, sociétés de crédit,..) de la Tunisie ne sont pas encore conscientes de l'importance et de la rentabilité de ce secteur et par conséquents elles sont frileuses quant à financer des plans de soutien et de commercialisation. Au niveau du ministère on commence à prendre conscience de l'importance de ce tourisme et la tendance va maintenant dans le sens où on se demande comment faire intégrer cette facette du tourisme au sein des programmes promotionnels de la destination ( participation dans les salons ciblés, création de messages spécifiques, …) Les ministères de la Jeunesse, du Tourisme et de la Culture doivent consacrer une prime fixe permettant de renforcer les programmes de l'OTTJL, laquelle se propose de former et d'encadrer les jeunes et à programmer des voyages tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Il est temps de conclure des conventions de partenariat avec les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur


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